Souscription pour un nouvel Éloge du ver de terre

Après le succès de l’Éloge du ver de terre sorti en 2018 chez Flammarion, nous allons éditer une nouvelle version en 2023. J’avais écrit la première en 4 mois, 4 ans que je travaille sur celle-ci.

Avec de nouvelles révélations sur cette armée de l’ombre qui, chaque jour, sous nos pieds, prépare nos repas de demain ! Une mise à jour majeure avec un contenu augmenté et actualisé.

🌻 Publié le 27 novembre 22 à 9:00
Saison 8 épisode 9 ⏰ Lecture 3 min.
Épisode précédent : Pourquoi la destruction des renards entraîne celle d’espèces strictement protégées

Une sortie au printemps prochain

Et je vous promets que ce ne sera pas un livre de plus 😊 La couverture donne le ton… Nous lançons dès aujourd’hui une souscription : Télécharger les conditions. Et si ça ne suffit pas, nous finaliserons par un financement participatif.

Chaque livre souscrit sera accompagné d’une dédicace personnalisée. Une idée cadeau pour les fêtes, avec une carte à imprimer et à déposer sous le “sapin”. Je publierai cette semaine les premières pages ainsi qu’une liste des semences, plants et livres que nous offrirons en échange de vos dons et soutiens financiers.

Ci-dessous, les derniers mots du prochain Éloge, les tout derniers mots seront de ma précieuse complice sans qui tous mes écrits seraient restés dans l’ombre de mon cerveau. Et elle pose cette question fondamentale :

COMMENT LES CONVAINCRE ?

« Comment convaincre ceux qui dirigent le monde de leur bureau climatisé, maison climatisée, voiture climatisée. Comment leur dire que le sol est notre bien commun ? Que les sols vivants sont à l’origine de la vie hors de l’eau ? Que la terre qui nourrit est rare. Que sa valeur n’est pas estimable. Comment convaincre ceux qui vivent hors-sol, hors-climat, en dehors du monde réel et la tête dans les paillettes.

Dans les années 70, la magie se trouvait dans le potager de ma grand-mère Yvonne. Je goûtais ou picorais tout ce que j’y trouvais : de la fraise aux radis oubliés ! Souvent trop forts, ils m’arrachaient la … 😁

Yvonne aurait eu 102 ans, et elle m’a transmis le goût et la simplicité des aliments. D’elle, il ne me reste que des émotions, des souvenirs. C’était le temps où aller aux toilettes, c’était aller dehors. Et dans le cabanon, s’asseoir sur un socle de bois et finir par s’essuyer avec du papier journal. C’était le temps où Yvonne les étalait là où elle cultivait ses pommes de terre. Tout ce qui tombait dans les toilettes était recyclé. Chez moi, à 50 km, dans la grande ville, je tirais la chasse. Je n’avais jamais fait la relation entre mes cacas et les bonnes frites de mamie !

Comment les persuader que l’alimentation de demain se prépare aujourd’hui ? Comme Yvonne, il faut nourrir aujourd’hui la terre pour qu’elle nous nourrisse demain. Ont-ils oublié jusqu’au goût de leur enfance ? Ont-ils oublié d’où ils venaient, qui les nourrit ?

Comment les convaincre ? »