Le ver de terre dans Marianne pour la seconde fois cette année

Lettre ouverte à ma députée,
Manon Meunier, ingénieure agronome

Si le 14 décembre dernier, l’État a reconnu officiellement le rôle essentiel des vers de terre dans la bonne santé des sols, il faut désormais continuer d’avancer, car juridiquement ces derniers n’existent pas ! Idem pour leur habitat, les sols, cette ressource naturelle non renouvelable et vitale pour l’humanité.

Vitale, mais qui n’existe qu’en très petite quantité sur notre planète. Une vraie terre rare au sens étymologique…

Ma présence dans les médias depuis la sortie de l’Éloge du ver de terre en 2018

— « Le Haut-Viennois Christophe Gatineau a une nouvelle fois reçu l’adhésion du grand public dans son combat pour réhabiliter le ver de terre ; classé deuxième sur les douze personnalités du Limousin qui ont marqué l’année 2018. » La Montagne & Le Populaire.

Publié cette année-là chez Flammarion, l’Éloge du ver de terre marque un tournant quant à ma présence dans la presse.

Un monde sans pesticides n’est plus possible, c’est trop tard, le Rubicon a été franchi

L’agriculture est enchaînée aux pesticides, nous y sommes tous enchaînés, entraînés, parce que le leitmotiv de tous les gouvernements successifs depuis la Révolution française, c’est produire toujours plus.

Qu’importe l’impact environnemental, la compétitivité prime, une compétitivité inscrite au cœur de nos lois. Et, sans exception, tous les leaders politiques ne cessent de lui rappeler. Comme lors du dernier Salon de l’agriculture, où le président de la République n’a eu de cesse pour la compétition, la performance, le numérique, la robotique, la génétique.

MILDIOU de la pomme de terre : les variétés qui résistent

Le mildiou de la pomme de terre, un pseudo champignon qui a la patate, puisqu’il peut ravager une culture en quelques jours si les conditions lui sont favorables. Des conditions qui font de cette culture une des plus gourmandes en pesticides. Même en bio !

Une sacrée aubaine pour les marchands de pesticides, une mauvaise pour le ver de terre et toute la biodiversité, une franchement très mauvaise pour les générations futures. Bref, difficile de contenter tout le monde 😪

Et si les pesticides sont le plus grand contresens agronomique avec la fertilisation chimique, le biogaz est sur le point de leur voler la vedette ! Parce qu’il s’attaque directement à l’énergie des sols.