Comme aux États-Unis, le modèle agricole français est aujourd’hui confisqué par les climatosceptiques. Par ceux qui pensent que le changement climatique est naturel, voire qu’il n’existe pas. C’est le sujet de ma tribune publiée dans Marianne, sous le titre : « La réponse politique au réchauffement climatique est parasitée par ceux qui le croient naturel. »
Une crise de l’eau sans précédent touche la France
Les causes sont connues : le réchauffement climatique et une augmentation faramineuse de la consommation, tant agricole, industrielle qu’individuelle. Or, contre toute attente, le ministre de l’Écologie a argué le 11 avril dernier, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, que le réchauffement climatique est naturel : « Le réchauffement climatique est une réalité qui n’est pas politique, mais naturelle. » Un avis qui rejoint celui des 43 % de français qui nient ou minimisent l’impact de nos activités sur le climat. Source OCDE, juin 2022.
Une stratégie qui permet au ministre de parler aux sceptiques tout en affaiblissant la parole scientifique. De surcroît, dans un contexte où 13 % des Français croient que le réchauffement climatique n’existe pas. Mais le bouquet, c’est cette étude de l’Ifop qui confirme que 35% des Français sont séduits par les contre-vérités scientifiques. Publiée le 13 avril dernier, elle pointe également que 29 % de nos concitoyens pensent réellement que le réchauffement climatique est un phénomène naturel. Du petit lait pour les multinationales des énergies fossiles. C’est naturel, on n’y peut rien…

