VERS DE TERRE : lettre au futur (e) président (e) de la République

Les vers de terre sont les seuls animaux capables de labourer les sols et de les rajeunir en permanence. Mais si l’État reconnait aujourd’hui leur rôle dans la fertilité et la durabilité des sols, il faut désormais aller plus loin, car légalement, et comme toute la vie dans les sols, ils ne sont pas censés exister !!!

Lettre adressée au futur (e) président (e) de la République

Objet : si le 24 avril prochain vous êtes élu (e) président (e) de la République,
quelles mesures prendrez-vous pour protéger le ver de terre et son habitat ?

Madame, monsieur,

Le 27 février dernier, Le Monde a publié ma Lettre ouverte aux présidentiables ; mon appel à protéger le ver de terre et son habitat ! Un appel sous la forme d’une pierre deux coups, puisqu’en protégeant l’icône des sols, on protégerait également les sols et l’alimentation de demain. Finalement, l’habitat des 3/4 de la biodiversité terrestre serait préservé, ainsi que notre souveraineté alimentaire.

Mais voilà, les vers de terre ne bénéficient d’aucune protection ! Pire, ils sont totalement absents de notre environnement juridique, transparents jusque dans la loi pour la reconquête de la biodiversité.

Légalement, les vers de terre n’existent pas !

Idem pour leur habitat, ces sols qui nous nourrissent, cette ressource naturelle non renouvelable alors qu’elle est vitale pour l’humanité ! Vitale = de première nécessité comme l’eau potable et l’air respirable. Mais une ressource qui n’existe qu’en très petite quantité sur la planète. Une vraie “terre rare”. Rare, mais livrée à tous les appétits, car au regard de la loi française, le sol qui nourrit n’existe pas plus que les vers de terre.

Le sol qui nourrit n’est pas un patrimoine national !

Cultivés ou foulés, la loi ne le voit pas comme un patrimoine commun. Or, c’est ce patrimoine qui fait nation. Par ailleurs, est-il normal que la loi autorise des puissances étrangères, via des firmes et des montages financiers, à acheter nos sols agricoles pour en exporter la nourriture ?

Madame, monsieur, notre maison brûle, nos sols fondent, nos laboureurs crient famine, si vous êtes élu.e, quelles mesures prendrez-vous pour éteindre l’incendie ?

Dans l’attente de votre retour, veuillez agréer mes respectueuses salutations.

(Cette lettre va être adressée aux 12 présidentiables, et je publierai leurs réponses. Si vous avez un contact précis avec l’un, une adresse ou un courriel, n’hésitez pas à nous en faire par via le formulaire de contact.)


PS. Les 2 lettres, celle publiée dans Le Monde et celle-ci, s’inscrivent dans le projet : AUX SOLS, CITOYENS ! Ces sols qui nous nourrissent, cette ressource vitale pour l’humanité et rare sur la planète. Dans le sillage des élections législatives, nous offrirons à chaque député un petit livre argumenté pour leur demander d’inscrire dans nos lois la protection des sols vivants et des vers de terre 🪱🪱🪱 Et entre-temps, nous lancerons un financement participatif pour amortir les coûts de cette opération.

J’ai aussi publié cette semaine sur l’alliance de la FNSEA et de TOTAL énergie pour produire des carburants, et pourquoi le Président Macron n’aime pas les vers de terre ?

2 thoughts on “VERS DE TERRE : lettre au futur (e) président (e) de la République

  1. bonjour Christophe ,tous les matins promenade dans notre jolie campagne du Perigord,depart 7h jusque 8 heure,pourriez vous m’expliquer pourquoi des dizaines de lombrics traversent la route au risque de se faire ecrabouiller par des bagnoles,souvent je les ramasse pour les mettre a l’abri dans les prairies voisines,je suppose qu’ils ne sont pas candidats au suicide .je vous remercie bonne journee

    1. La réponse se trouvait sur mon site… LIRE Bonne journée

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