AUX SOLS, CITOYENS ! En cours de réalisation

AUX SOLS, CITOYENS !

« Les sols vivants, ces sols qui nous nourrissent,
cette ressource vitale pour l’humanité et rare sur la planète. »

Nouveau projet éditorial à l’occasion des présidentielles et législatives 2022 : offrir, aux élus et futurs élus, un petit livre pour leur demander d’inscrire dans nos lois la protection des sols vivants et des vers de terre 🪱

En 2017, j’avais adressé la même demande à tous les présidentiables. Toutes lettre morte. Et depuis, j’ai écrit à plusieurs reprises au président de la République, et franchement, on avance ! Certes à petits pas, et plus souvent à reculons 🙂 mais la nouvelle tombée le 14 déc. ouvre une porte. D’accord, la ré autorisation des NÉONICOTINOÏDES pour 2022, tombée le 31 déc., la referme à double tour ! Pour éviter une pénurie de sucre disent-ils, alors que 51 % des biocarburants sont faits avec de la betterave à sucre… 😢

Bref, si j’écris le corps du texte, j’ai aussi invité des citoyens (scientifiques, agriculteurs, écrivains…) à écrire sur l’urgence de protéger nos sols. Le premier invité.

D’accord, le succès de mon dernier livre m’a motivé à agir, d’accord les délais sont très courts, mais nous mettons les bouchées doubles ! Courant janvier, nous lancerons un financement participatif pour payer l’imprimeur, les frais postaux (une blinde), la mise en page, la correctrice…

Si d’ores et déjà, vous souhaitez participer, parrainer, sponsoriser, aider ou vous investir, merci de prendre contact avec nous. En exclusivité, les premières pages.

Sol nu et fumée blanche. Photo : Marie-José Le Flour. Beauce. Déc. 2021

Aux sols, citoyens !

RÉSUMÉ

Protéger les vers de terre, c’est protéger les sols nourriciers et l’alimentation de demain, c’est prendre soin de l’habitat de 75 % de la biodiversité terrestre !

Finalement, ce n’est pas rien de protéger une ressource naturelle qui n’est pas renouvelable et qui n’existe qu’en très petite quantité sur la planète. Une vraie terre rare.

Rare, mais nue comme un ver et livrée à tous les appétits, car elle ne bénéficie d’aucune protection juridique. Au regard de la loi française, les sols nourriciers n’existent pas en qualité de patrimoine commun de la nation.

Or, sans ce patrimoine, pas de nation.
Pas d’humanité, pas de vie sur la terre ferme.

DÉVELOPPEMENT

Le 14 décembre 2021, le ver de terre a fait son entrée au Journal officiel. Une première pour un animal que la société ignore jusque dans ses lois. Mais une entrée qui ne lui donne pas pour autant autorisation à y rentrer.

Néanmoins, c’est bien la première fois qu’un gouvernement reconnaît officiellement le rôle essentiel des vers de terre dans la fertilité et la durabilité des sols. La toute première qu’il reconnaît aussi l’implication des pesticides dans leur effondrement : « Garants de sa bonne santé, leur rôle est considérable : ils assurent le cycle des nutriments, la transformation du carbone ou encore la régulation des ravageurs et des maladies. La monoculture, le labour profond et les produits phytosanitaires affectent aujourd’hui cet équilibre en appauvrissant les terres. »

Appauvrir !

Misère, que la loi est putassière. Cultivés ou foulés, elle ne voit pas les sols comme un patrimoine national. Aussi transparents qu’invisibles à ses yeux. En revanche, elle voit la biodiversité comme une richesse. Le ver de terre, trésor national, patrimoine commun de la nation1, mais pas son habitat ! Pas mieux que des orangs-outans sans forêts. De plus, l’icône des sols et d’une agriculture pérenne ne bénéficie d’aucune mesure de protection au titre de la conservation des espèces. Comme l’ensemble de la vie souterraine. Les sols hébergent la pluralité biologique, cachent 3 espèces sur 4, logent 75 % de la biodiversité. Et cette diversité souterraine entraîne la diversité aérienne, et pas l’inverse, comme une rivière coule toujours de la source à la mer.

Que dit la Charte de l’environnement, cette brique de la Constitution française depuis 2004 ? « Que l’environnement est le patrimoine commun des êtres humains. » Et aucune loi ou directive de l’État ne peut lui tourner le dos. C’est une injonction constitutionnelle. L’environnement est un bien commun, un héritage partagé. Pas l’environnement numérique, économique, urbain ou que sais-je, la première phrase de la Charte coupe court. Il s’agit des ressources et des équilibres naturels. De ce qui nous entoure dans la nature, nous environne, l’environnement naturel.

Un environnement qui plonge ses racines dans le sol pour se nourrir. Pourrait-il prendre pied ailleurs ? L’intestin d’un arbre est dans le sol. C’est là qu’il puise ses nutriments. Là où la “flore” intestinale lui met à disposition. Le sol, intestin de la vie sur la terre ferme ! Sans “flore” intestinale, ou avec un microbiote peu diversifié, l’environnement est minéral, désertique, lunaire ; sable et poussières ; saharien ou gobisien.

Les sols, créateurs d’environnement

Or, la loi ne les reconnaît pas comme tels ! Sans droit comme le confirme la Constitution, où les mots sols, terre ou humus sont absents des textes. Sans droit, aucun devoir à leur égard. Pas plus que des meubles. Du mobilier. Si l’oiseau peut voler sans avion, l’humain ne le peut pas. C’est une évidence, sauf pour les anges. Mais c’est une autre histoire. Sauf que le droit nie l’évidence et dit que nous pourrions voler de nos propres ailes sans sol. Hors-sol.

De la science fictive

Les sols vivants, garde-manger de l’humanité et de la biodiversité terrestre. Mais des sols qui souffrent de dénutrition et que nous continuons à regarder comme un élément mineur de notre présence sur la terre ferme. Mineurs pas créateurs. Éternels et tels qu’ils ont été créés par le créateur des anges. Une autre histoire… Des sols nourriciers tant que le soleil brillera. De la science fictive si puissante qu’elle a infiltré l’ensemble de notre arsenal législatif. La puissance de l’imaginaire. Si bien qu’on peut entendre que les arbres seraient une source inépuisable d’énergie ! Alors que leur source, le sol, est épuisable ! La source, c’est le fondement, l’origine, le point de départ. Il faut 100 à 150 ans pour créer un centimètre de sol nourricier, quelques années pour le perdre.

Sans garde-fous, c’est les fous qui font la loi. Quelle folie ! Sans protections, sans règles, c’est la loi du plus fort qui fait foi. C’est la foi qui fait loi. Du champ à l’assiette, du sol à l’assiette, sans sol misère et famine ! Selon notre régime alimentaire, de 95 à 100 % de notre alimentation dépend des sols nourriciers.

Aux sols, citoyens !



Sorti le 20 novembre, en librairie ou dans la boutique du Jardin.
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3 thoughts on “AUX SOLS, CITOYENS ! En cours de réalisation

  1. Troque ton sol pour l’énergie, scie la branche … assis,
    Au solstice du sol, à l’hiver TON sacrifice,
    Avale ton énergie salade et bouffe ton gaz,
    Régal de chimie générale, agroflouze de base,
    Halte au chaos, à la vue courte,
    Vapo business et autres tourtes
    Aux Sols Citoyens !

  2. “Si d’ores et déjà, vous souhaitez participer, parrainer, sponsoriser, aider ou vous investir, merci de prendre contact avec nous”
    avez vous plus de précisions
    merci pour votre traval
    jmarie desgrolard

    1. Bonjour,

      Non, aucune précision de plus à cette heure. Cordialement.

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