MEA-CULPA, une erreur s’est glissée dans mon livre sur la méthanisation agricole

Désolé de cette erreur à la page 102 : « Soyons honnêtes, même un Amish, transportant sur son dos l’arbre abattu avec sa hache, ne pourra pas espérer mieux qu’un bilan carbone neutre. Alors, un bilan positif ! »

Désolé, mais même un Amish au taquet ne peut pas atteindre la neutralité. Elle est hors d’atteinte à partir du moment où il émet du CO2. Et qu’importe son origine, issue de la photosynthèse ou d’origine fossile, c’est la science qui nous le dit. Quand la vapeur d’eau passe 8 à 10 jours dans l’air avant de redescendre sur la Terre (cycle de l’eau), presque la moitié (44 %) du gaz carbonique (CO2) y passera de 10 à 1 000 ans !

8 jours contre une centaine d’années,
c’est la douche froide. Glacée.


Quoi qu’on dise, la seule équation qui vaille est : pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, il faut en émettre moins, pas en produire plus.

Et cette réponse de la science est si inattendue, qu’elle bouscule tous nos appris. Même le ou la journaliste, qui a publié la première critique (positive) sur mon livre, a été bousculé : « Un livre polémique qui a le mérite d’ouvrir le débat sur la transition énergétique et ses incertitudes alors que l’on commence seulement à prendre conscience de la nécessité de conjuguer la lutte contre le changement climatique et la préservation du vivant. » À moins que faire science fasse polémique ! Un petit peu le monde à l’envers 🙁

D’ailleurs, les 25 scientifiques, dont un académicien des sciences, qui ont publié vendredi une tribune dans l’Humanité, disent à la virgule près ce que je dis dans mon livre ! Une tribune où ils dénoncent le CO2 biogénique sur lequel s’appuie le développement de la méthanisation agricole : un CO2 né de l’imagination. Et s’il est imaginaire, il soulève une question :

La méthanisation agricole est-elle
conforme à la Constitution ?

Que dit la Charte de l’environnement, cette brique de la Constitution française : “Qu’afin d’assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins.”

Nous savons que toutes les lois et directives de l’État doivent être conformes à la Constitution. Mais si le CO2 biogénique est imaginaire, et il l’est, ça veut clairement dire que plus on méthanise plus on dérègle le climat ! Et on compromet doublement la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins qu’on dérègle le climat avec l’énergie des sols nourriciers ! 95 à 100 % de notre alimentation vient de ces sols.

Et personne ne sait s’ils pourront soutenir la production de gaz et nourrir le pays. Ce qui met en danger l’alimentation de demain. Les études sont toujours en cours et elles seront longues comme l’a rappelé madame la ministre de l’Ecologie en mai dernier, devant une commission sénatoriale.

Ni scientifique ni constitutionnaliste.

N’étant ni l’un ni l’autre, je ne peux que m’interroger. Néanmoins, la question mériterait d’être élucidée : la méthanisation est-elle inconstitutionnelle comme elle semble l’être ?

En revanche, je peux répondre sur sa conformité à la loi sur la Croissance verte dont le but est de lutter contre l’aggravation de l’effet de serre. Nul doute qu’elle l’aggrave, puisque le CO2 biogénique, présentée comme neutre, n’existe pas. C’est une croyance. De l’ordre de la magie, pas de la science.

LIVRE

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