Le VER DE TERRE fait son entrée au JO, et c’est une première.

Et faire son entrée au Journal officiel de la République française, pour un animal hors de la loi, c’est comme rentrer au Panthéon de son vivant !

C’est la première fois qu’un gouvernement reconnaît officiellement le rôle majeur des vers de terre dans la fertilité et la durabilité des sols. C’était hier, le 14/12/2021. Mais c’est aussi la première fois qu’il reconnaît l’implication des pesticides dans l’effondrement des populations : « Garants de sa bonne santé, leur rôle est considérable : ils assurent le cycle des nutriments, la transformation du carbone ou encore la régulation des ravageurs et des maladies. La monoculture, le labour profond et les produits phytosanitaires affectent aujourd’hui cet équilibre en appauvrissant les terres. »

À quelques mois des élections présidentielles, cette prise de position est pour le moins surprenante. D’autant plus surprenante qu’elle ne s’accompagne d’aucun projet de protection !!! Ni pour les espèces, ni pour son habitat, ni pour les sols.

La loi est tordue

Rappelons que la loi en vigueur est pour le moins sournoise, puisque les sols, l’habitat du ver de terre, là où logent 75 % de la biodiversité terrestre, ne font pas partie du patrimoine commun de la nation ! Art. L110-1 du Code de l’environnement modifié par LOI n°2021-1104 du 22 août 2021 – art. 48.

En revanche, la biodiversité en fait partie ! Le ver de terre, oui, mais pas son habitation… Oui, il fait partie de notre bien commun, mais il ne bénéficie d’aucune mesure de protection au titre de la conservation des espèces. En revanche, il vient de bénéficier de l’Effet papillon 🙂 Une théorie selon laquelle le courant d’air, provoqué par le battement des ailes d’un papillon à un bout de la terre, pourrait provoquer une tempête à l’autre bout !

L’effet ver de terre !

Depuis 2014, je n’ai pas ménagé ma peine pour que les vers de terre, comme toute la vie des sols, soient protégés. Mais jamais je n’aurais imaginé un tel scénario. Une histoire de ouf.

Au départ, Aymeric CARON, le journaliste et ancien chroniqueur de Laurent Ruquier, qui me propose de m’ouvrir les portes de Flammarion. Nous sommes en décembre 2017. Et je fais ma moue… No comment ! Il insiste et m’assure que je serai libre d’écrire ce que je veux. Guillaume ROBERT, le directeur littéraire de chez Flam. m’accueille à bras ouverts. Ensemble, ils m’invitent à écrire l’Éloge du ver de terre. J’écris donc ce dialogue surréaliste entre un ver de terre et moi. Avec un ver de terre qui se présente comme le leader d’un mouvement de résistance venu d’en bas. Hum, ça monte vite à la tête !.

Bref, contre toute attente, le livre est un succès. Grâce à l’aura de la maison d’édition et à Guillaume, mais aussi grâce au travail exemplaire de 2 attachées de presse : Anne BLONDAT et Marie TRANG. De battement en battement d’ailes, le fougueux Nicolas FAY, réalisateur, offre cet été le livre à la députée Marie-Ange MAGNE. Et le 21 septembre dernier, elle dépose une requête visant à protéger les communautés de vers de terre. Une première pour un parlementaire.

Bien entendu, comme en 2019, le gouvernement a rejeté l’idée de les protéger, le projet restant de protéger l’industrialisation de l’agriculture. 12 août 2019 : « Les vers de terre ayant pour habitat le volume du sol, en particulier les sols cultivés, leur protection en tant qu’espèce pourrait compromettre la pratique de multiples activités sur les sols. ». Mais on progresse, puisqu’il reconnaît maintenant l’implication toxique des pesticides.

Merci à vous tous, merci pour eux,
merci pour le futur de nos enfants,
ensemble, on va plus loin.


En sept. 2020, j’ai publié la suite de l’Eloge du ver de terre : Sauver le ver de terre. Et je termine actuellement l’écriture d’un tout petit livre pour interpeller les élus : Manifeste pour des sols vivants. Les sols qui nous nourrissent, cette ressource vitale pour l’humanité et rare sur la planète.

Et en cours d’écriture : Les vers de terre butinent comme les abeilles !

LE CARBONE

Dans la réponse du gouvernement, on peut lire que les vers de terre : assurent la transformation du carbone ! Curieux que le carbone soit mis en avant, alors que le gaz vert promu par ce même gouvernement leur enlève de la bouche ! Y’a comme un truc qui cloche 🙂 J’en ai fait un livre sorti le 20 nov. : La méthanisation agricole, une énergie qui sent le gaz ! De l’agriculture à l’énergiculture. En librairie ou sur ce site. Nous utilisons PayPal, nul besoin de vous inscrire ou d’avoir un compte, vous payez directement en CB. Prix : 14 € ACHETER.

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