Les animaux domestiques sont les premiers maillons de la chaîne de production du biogaz

On n’en parle surtout pas, on ne veut ni voir ni savoir, « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. Par de pareils objets, les âmes sont blessées. Et cela fait venir de coupables pensées… », mais le fleuron de la transition écologique, la méthanisation agricole, s’appuie sur les élevages où les animaux sont concentrés, voire encagés. Car seul l’enfermement permet de récupérer leurs déjections pour en faire du gaz ou de l’électricité verte. Des élevages, temple de la souffrance animale : des usines à viande, à lait ou à œufs.

Il faudrait manger moins de viande pour sauver la planète, mais en manger plus pour produire encore plus de ce gaz vert censé combattre le réchauffement climatique. Sachant qu’en matière d’émission de gaz à effet de serre (GES), ces élevages sont ce que l’on fait de mieux : des usines à réchauffement climatique.

Parce que le problème n’est pas l’élevage, mais la manière dont on élève les animaux. D’ailleurs, demain, je donnerai la parole à un agriculteur breton dans un article intitulé : L214 se trompe d’ennemi. Car on oublie un peu vite que le seul modèle agricole viable et durable est agro-sylvo-pastoral. C’est le plus écologique. Autrement dit, au même titre que les arbres, les animaux sauvages et domestiques font partie du modèle agricole. Sans l’animal, on ne sait pas faire, sauf à émettre beaucoup de GES pour compenser leur absence.

Tout est bon dans le cochon. Et quand ils sont encagés toute leur vie durant, on fait même du gaz et de l’électricité verte avec leurs pipis et leurs cacas comme avec tous les restes des abattoirs. Mais le sujet est tabou chez les végans, les végétariens et certains écologistes, car on veut continuer à se faire cuire un steak végétal avec du gaz animal, tout en pensant qu’on fait du bien à la planète et à la condition animale.

La suite demain, la suite dans la suite d’articles que j’ai écrits sur le carbone labile et les cultures intermédiaires, la suite dans la lettre que j’ai écrite au président de la République et dont je publierai prochainement la copie, la suite dans mon prochain livre. À demain

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2 thoughts on “Les animaux domestiques sont les premiers maillons de la chaîne de production du biogaz

  1. Je comprends toujours pas pourquoi vous vous en prenez aux végéta*iens (dont je suis, autant parler d’un point de vue situé) qui ne consomment pas d’animaux et donc, de fait, ne participent pas à la methanisation agricole. Comme tous les français, quand on allume son gaz on en ignore la provenance.
    Il y a un projet de methaniseur dans mon coin, je suis contre. Comme je suis sûre beaucoup de végé puisque cela implique exploitation animale et conditions d’élevage abominables. Logique. Et ce, bien sûr, en plus des arguments que vous présentez.

    1. Coralie,

      Attention, je ne m’en prends pas aux végétariens, je taquine, ce qui est différent.

      Je pointe une absurdité, d’autant plus qu’à cette heure, aucun parti ou mouvement politique animaliste, végétarien ou végan ne s’est positionné sur la question.

      Et ce n’est pas faute de leur avoir demandé, mais tous ont refusé de se positionner.
      Convenez que ça interpelle. Bien à vous

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