La méthanisation agricole ou la fabrique d’un mensonge

A v e r t i s s e m e n t. Le titre peut paraître agressif, mais il y a un moment où il faut appeler un chat, un chat. En revanche, si vous relevez un chat une erreur dans cet article, merci de me la signaler en postant un miaou commentaire sans montrer les griffes qui respecte les règles du minium requis en matière d’éducation… Et soyons fous, j’offrirai même mes 2 livres sur les vers de terre – Éloge du ver de terre (Flammarion, 2018) et sa suite Sauver le ver de terre – à celle ou celui qui y soulèvera un lièvre. Enfin une grosse bourde 🙂


Pour vendre la méthanisation agricole, les multinationales ont plein d’arguments positifs. Positifs pour la planète ou leur porte-monnaie ? Honnêtes ou voyous quand leurs porte-paroles arguent que le fonctionnement naturel de la Nature accélère le réchauffement climatique ! Oui, vous avez bien lu, nos représentants politiques ont dit oui sur la base de cet argument hallucinant. Retour sur cette farce de mauvais goût que vont payer très cher nos enfants.

Et plutôt que d’en parler en général, étudions à titre d’exemple la publicité qu’en fait la Chambre d’agriculture de la Moselle. Une pub pour lutter contre les idées reçues des 210 associations et collectifs de citoyens qui luttent actuellement sur le terrain contre ce mensonge. Rappelons qu’en 2021, le pétrolier Total est devenu le leader de la méthanisation agricole en France.

4 arguments majeurs dans cette pub.

  • 1. La méthanisation produit entre 5 et 9 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme.
  • 2. L’humus produit un puissant gaz à effet de serre 
  • 3. Un bilan carbone neutre ou positif.
  • 4. La méthanisation est une réaction naturelle.

Et commençons par le dernier mis en premier par les publicitaires : la méthanisation est une réaction naturelle, « un procédé biologique naturel qui permet de dégrader les matières organiques par des micro-organismes. » Naturel, qui appartient à la Nature. Le feu est par exemple une réaction naturelle qui brûle si on s’y frotte… La Terre est le fruit de réactions naturelles appelées explosions nucléaires. La photosynthèse réclame des explosions nucléaires, réaction naturelle du soleil.

La méthanisation est « un procédé biologique naturel » de digestion de la matière organique par quelques espèces de bactéries spécialisées. A l’opposé, cette digestion met en scène dans la Nature plusieurs millions d’espèces (insectes, champignons, bactéries, vers de terre…). C’est ce qu’on appelle la biodiversité ou la diversité biologique. Une diversité estimée à plusieurs dizaines voire centaines de milliards d’espèces, une diversité qui a besoin de digérer pour rester en vie. Mais pour digérer, elle doit ingérer.

En détournant l’alimentation des espèces qui font les sols, la méthanisation agricole est donc incompatible avec l’agroécologie, la perma-culture et l’agriculture durable.

Un bilan carbone neutre ou positif

— «  Ces systèmes peuvent se targuer d’un bilan carbone neutre quand on met dans la balance la construction, le fonctionnement, le transport et la production des cultures dédiées… Certaines installations, gérées au plus fin, ont même un bilan carbone positif » dit la pub. Neutre = Rejets de CO2 dans l’atmosphère neutralisés par les captations. Positif = Captations supérieures aux rejets.

Mais dans un document en ligne, Jean-Pierre Jouany, directeur de recherche honoraire à l’INRAE, et vice-président du Groupe scientifique de réflexion et d’information pour un développement durable, écrit : « Le bilan CO2 de la méthanisation n’est pas neutre et ne conduit pas à une réduction des gaz à effet de serre (…) Dès lors, l’activité agricole et le processus de méthanisation auquel elle est associée, analysés dans leur globalité, consomment davantage d’énergie qu’ils n’en produisent. »

Rien à ajouter, sinon qu’effectivement, le système est neutre si on isole la « réaction naturelle » de l’ensemble du processus. N’oublions pas que c’est du commerce, et qu’ils doivent vendre leur système aux agriculteurs et à l’opinion publique. Que dirait-on d’un vendeur de voitures qui, pour vendre sa soupe, dirait qu’elle consomme beaucoup si on appuie et que les réparations sont chères et fréquentes 🙂

L’humus produit un puissant gaz à effet de serre.

« La principale source émettrice de méthane est le secteur agricole. (…) Il est produit essentiellement de manière biologique, il découle de la dégradation (digestion) des déchets organiques. C’est un gaz à effet de serre puissant qui contribue au réchauffement climatique. Il a un impact sur l’effet de serre 25 fois supérieur au dioxyde de carbone (CO2). » Dixit la pub. Et là où se « dégrade » la matière organique dans un sol, c’est dans l’humus.

L’humus, cette fine couche supérieure du sol, là où la majeure partie de la biodiversité animale et végétale se nourrit ! Et selon les publicitaires, cette source de jouvence de la vie terrestre contribuerait au dérèglement climatique ! Comme si la Terre ne tournait plus rond. Ne tournons pas autour du pot, sans humus, la vie sur la terre ferme n’est pas durable.

Même l’érosion des sols prend sa source dans l’absence d’humus ! Et eux nous disent qu’il est le problème et la méthanisation la solution. Un désert est l’exemple type d’un sol sans humus. Rappelons l’alinéa 17 de l’art. 1 de la loi n° 2014-1170 du 13.10.2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt : — De protéger et de valoriser les terres agricoles. Autrement dit, de protéger l’humus des sols vivants.

La folie de la méthanisation agricole est finalement de vouloir changer le fonctionnement naturel des écosystèmes, alors qu’un écosystème cultivé – ou pas d’ailleurs – dépend de la qualité de son humus.

« La méthanisation produit entre 5 et 9 fois
plus d’énergie qu’elle n’en consomme. »

La pub l’énonce comme une évidence à prendre pour argent comptant. Mais si pris dans sa globalité, la méthanisation consomme plus d’énergie qu’elle n’en produit, pour qu’elle produise 5 à 9 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme, il faut être un sacré… 🙂 Et baratiner, ça marche. Les plus anciens se souviendront du fameux slogan publicitaire pour la lessive qui lavait plus blanc que blanc… Et la marque existe toujours et elle continue de faire la fortune de sa multinationale.

C o n c l u s i o n

On lit aussi : « Grâce à la méthanisation, on réduit l’utilisation d’engrais minéraux ! Un point positif et méconnu de ce processus de méthanisation, c’est qu’il réduit l’utilisation d’engrais de synthèse… » C’est pas faux, il augmente même la consommation de pesticides et d’OGM. Nul besoin de continuer à appuyer là où ça fait mal.

En son temps, la famille de mon père pratiquait l’agroécologie, et « ils » disaient que nous étions des arriérés, des freins au progrès agricoles. Aujourd’hui, « ils »disent que la méthanisation est un procédé écologique gagnant-gagnant pour l’agriculteur. « Ils » disent bien ce qu’ils veulent tant qu’« ils » sont gagnant-gagnant. « Ils » disent : « La méthanisation est un des meilleurs vecteurs de réduction des gaz à effet de serre agricole par la valorisation des déchets. » Menteurs.

Et le mot déchet est au cœur du mensonge

En leur temps, les marchands d’engrais chimiques usaient du même stratagème pour les vendre, désignant les fumiers d’élevage comme des déchets. Mais ce ne sont pas des déchets, mais une ressource précieuse pour l’humus et la biodiversité. C’est d’ailleurs grâce aux fumiers ajoutés aux engrais verts, aux rotations et aux jachères, que les paysans ont réussi à protéger et de valoriser leurs terres pendant des millénaires.

« On constate donc que la méthanisation n’a pas pour objectif réel de soutenir l’agriculture et les agriculteurs. Sa technologie complexe et son coût élevé sont davantage destinés à des investisseurs intéressés par la demande croissante d’une énergie qui sera de plus en plus chère. » Jean-Pierre Jouany


E P I L O G U E

Pour imposer le roman récit de la méthanisation agricole, présidée par un sénateur betteravier pro biocarburants et FNSEA, le Sénat vient de lancer une mission d’information pour l’ancrer définitivement dans le cerveau de l’opinion publique. Et, comme un cliché, parmi les dernières questions de ce sénateur au gouvernement, pas la réouverture des lieux de culture, mais de culte ! La messe est dite comme on dit 🙂 Autres articles sur le sujet ici.

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19 thoughts on “La méthanisation agricole ou la fabrique d’un mensonge

  1. Bonjour, Je n’ai pas vu dans l’article l’argumentaire / la source sur la surconsommation d’énergie. C’est possible de l’avoir ?

    Aussi au sujet de CO2, Jean-Pierre Jouany parle de méthanisation sur base de “cultures dédiées”, et là forcément on vient largement plomber le bilan avec des surfaces agricoles exploitées pour créer de l’énergie… très con !
    Je ne connais pas bien le sujet, mais le résultat pourrait-il être plus nuancé dans le cas d’une méthanisation fondée sur de réels déchets et non des cultures dédiées ? Par exemple du lisier comme l’évoquait quelqu’un, les stations d’épuration. Dans la ferme voisine, l’agriculteur (polyculture elevage) envisage un méthaniseur car il est soucieux de son bilan carbone en raison des émissions du fumier produit l’hiver, en étable. ça permettrait d’éviter ces émissions tout en gardant un digestat utile pour ses cultures et celles de ses voisins.
    Je ne suis pas sûre qu’il faille jeter le bébé avec l’eau du bain. Après bien sûr, ces entreprises n’ont pas ces soucis là en tête et vont essayer de vendre le plus d’unités sur ces arguments devenus faux car ils auront dénaturé le procédé pour devenir un produit rentable

    1. Bonjour Xipe,

      Vous écrivez : “Je ne connais pas bien le sujet“. Pour cela, vous avez d’autres articles à votre disposition.

      Vous continuez : “Le résultat pourrait-il être plus nuancé dans le cas d’une méthanisation fondée sur de réels déchets et non des cultures dédiées ?” Effectivement, mais ce type d’installation est aujourd’hui très minoritaire.

      Un exemple. J’ai 60 ans, fumeur quotidien, 3 cigarettes par jour, très gros fumeurs pendant 25 ans, je cours encore le 10 000 m en une heure et des poussières. Devons-nous pour cela nuancer le discours national sur la dangerosité du tabac ?
      Et pourtant, pendant plus de 50 ans, les multinationales du tabac ont fait rêver en associant le tabac à la liberté et au sports les plus fun.

      Et enfin, vous me demandez : “l’article l’argumentaire / la source sur la surconsommation d’énergie.” En suivant tous les liens proposés dans mes articles, vous aurez votre réponse. En revanche, je recherche leur argumentaire, à savoir que la méthanisation agricole produirait 5 à 8 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme… 🙂 Belle journée

  2. Commentaires très pertinents..
    Mais attention à certains endroits à ne pas mélanger les puissances (MW ou GW, installées) et les énergies (MWh ou GWh récoltées). Pour impressionner les foules en délire, les promoteurs d’éolien, PV et bien sûr méthanisateurs (industriels d’abord), sortent des gros chiffres de puissance (installées).. Or l’efficacité d’un générateur se mesure dans TEMPS en énergie récoltée…ce qui fait selon les aléas de la météo, de la lune versus soleil, de l’approvisionnement en crottin versus maïs, des valeurs énergétiques effectives beaucoup plus réduites (ex éolien 0.2 environ à travers l’Europe…).

    1. Bonjour Daniel,

      Pouvez-vous nous en dire plus, puisque l’autre Daniel… est tout de même physicien, et je doute qu’il mélange ?

      Dans la comparaison entre la puissance des fermes d’ENGIE et de TOTAL, seule la production annuelle est comparée. C’est important, car les Autorités nous présentent cela toujours comme un complément de revenus pour les agriculteurs… 🙂

      Ceci étant, votre raisonnement m’intéresse. Pouvez-vous le développer ? Merci. Belle journée

  3. Salut Christophe,
    Ta démonstration est impeccable. Les chambres d’agriculture (donc la FNSEA pour la plupart) aiment les ripolinages en vert, celui des méthaniseurs écologiques en est un aussi gros que l’agriculture “raisonnée” ou le label Haute Valeur Environnementale. Ce qu’on peut dire aussi, c’est que ce désir impérieux de construire des méthaniseurs est lié à l’élevage industriel et à ses déséquilibres structurels. Ce sont des usines hors sol qui produisent des déchets dont elles ne savent que faire.
    Une ferme, une vraie, à dimension humaine, doit respecter un certain nombre d’équilibres.
    Dans ce qui a été notre ferme, dans le piémont pyrénéen :
    – Le nombre de chèvres laitières était précisément adapté au contexte naturel des 15 hectares, prés et bois, avec pâturages tournants pour gérer et surtout préserver la flore d’origine, et parcours en sous bois, si nécessaire (canicule, sècheresse…);
    – Sept ou huit porcs de race ancienne, élevés exclusivement en extérieur, permettant de limiter les fougères, complémentés avec le petit lait de la fromagerie, et les châtaignes et glands en saison;
    – Utilisation du fumier bien paillé sur les parcelles à foin après compostage, pour l’apport en matière organique et avec mesure (une année sur deux ou trois);
    – Recyclage de tous les autres déchets bio chez les cochons, les poules ou au compost du potager.
    – Conservation des zones humides, notamment autour des sources, donc hors pâturage.
    – La seule exception à cette “économie circulaire” est l’impossibilité de cultiver sur ces terres très pauvres et donc de compléter par du fourrage extérieur (luzerne venant du département) durant la lactation.
    Ces équilibres respectés, nul besoin de méthaniseur. A la limite, si excès de compost, proposé aux particuliers.
    Il a tout de même fallu se battre contre un certain nombre d’invasions :
    – Un voisin qui “sulfatait” à tour de bras ses ronciers (qui repoussaient tous les ans !) et le long des clôtures. Après négociations de trois ans, preuve apportée que nos chèvres étaient plus efficaces que ses herbicides, et que JE m’engageais à entretenir les clôtures communes, le fils a accepté aussi de broyer plutôt que sulfater.
    – Les adventices du maïs désormais résistantes aux herbicides sont arrivées à notre altitude. Difficile de désigner un coupable mais on peut penser à un mélange de réchauffement climatique (modification de la flore et de répartition de la faune, vents et oiseaux porteurs de graines, vaches du voisin sulfateur complémentées en maïs.
    Bref, la vie d’une ferme bien intégrée à son environnement.

  4. Je crois que j’ai gagné un exemplaire !:
    Total, même s’il a racheté Fonroche récemment, ne possède que moins de 20 méthaniseurs. En fait ils n’ont que Fonroche …
    Alors que Engie avait racheté Vol-V en 2019, et là y’avait des unités …
    Amitiés
    Daniel

    1. Daniel,

      Je reconnais que tu es à 2 doigts de remporter, non pas 1 livre, mais 2 livres ! Mais les jeux ne sont pas faits… 🙂

      TOTAL revendique être le number one en possédant 10% du marché, alors qu’ENGIE dit être parmi les leaders. Par excès d’humilité penses-tu ?

      Avec ces nouveaux paysans fraîchement débarqués dans le monde agricole, pas facile de savoir. Alors pour remporter le gros lot, il va falloir que tu apportes les preuves________________________________________

      ______________________________________________

      ENGIE exploite 16 fermes gazières pour une puissance de 322 GWh/an, contre 11 pour TOTAL, mais pour une puissance 500 gigawattheures et avec une perspective de 1,5 térawattheure dès 2025. ___________________________
      ____________________________

      Au regard de ces derniers éléments 🙂 j’attends la suite… Belle journée

    2. Avec presque 500 GWh annuels, Fonroche (Total) est effectivement pas loin de la tête. Mais Engie (Vol-V + Suez + Engie Bioz) arrive à 700 GWh. Je peux te montrer ce résultat sur notre database en visio.
      Daniel

    3. Daniel,

      La question est alors : Pourquoi ENGIE sous-estime volontairement ses acquis ? Car sur son site officiel, elle dit produire 2 fois moins ! Je suppose qu’il y a une raison précise, mais elle m’échappe. Si tu as une idée, je suis preneur.

      Je reconnais que tu as soulevé un beau lièvre, envoies nous tes coordonnées pour recevoir mes 2 livres sur le ver de terre.

      Une autre question m’obsède depuis dimanche : pourquoi TOUS les partis politiques font-ils l’autruche sur ce problème ? Même les écologistes 🙁 Ma prochaine publication sur la métha. portera sur ce sujet, car les quelques retours que j’ai eu ne sont pas à piquer des vers… Belle journée

    4. C’est simple Christophe, Total (Fonroche) réfléchissent en valeur nominale, Engie en valeur effective. Je t’ai donné les chiffres nominaux d’Engie.

    5. Daniel,

      T’es bien gentil 🙂 mais en français, que veux-tu dire ? Tous les lecteurs du Jardin n’ont pas tous les codes…

  5. Si la méthanisation des lisiers , paraît une solution intéressante pour limiter les émanations odorantes dégagées lors des épandages le dérapage que constitue l’utilisation massive des cultures dédiées provoque une surconsommation d’énergie et de pesticide pour une production énergétique à rentabilité discutable si les prix de rachats n’étaient pas abondés des aides publiques souvent payées par le consommateurs…

  6. Et que penser de la methanisation des ordures ménagères en ville (comme à Grenoble) pour faire rouler les bus ?

    1. Pascal,

      Mon article est centré sur la méthanisation agricole, mais sur la méthanisation des ordures ménagères, je ne suis pas compétent.

      En revanche, méthaniser nos déchets corporels, au lieu de les envoyer bêtement vers les rivières via les stations d’épuration, serait à mon avis une excellente solution. Belle journée

    2. Bonjour Pascal: Oui mais pour bien faire rouler les bus on ajoute quelques % de dérivés benzéniques, quant ils n’en contiennent pas déjà naturellement. Comme on n’a jamais vu un moteur thermique avoir une combustion complétement parfaite, il y a quand même quelques % de % certes dans les narines, mais multipliés par le nombre de véhicules potentiels à venir….. Pour les carburants pétroliers classiques (dits super carburants) on a supprimé le plomb tétra éthyl, qui étaient un bon antidétonant mais un formidable instillateur de saturnisme) par des dérivés benzéniques jouant un rôle identique lors de l’explosion. Les “pétroliers” n’ont pas trouvé mieux que rajouter 8 à + 15% de toluène (industriel = impur, moins cher, facile à produire, facile à transporter, discret) quand ce n’est pas une “pincée” de benzène.. Bon on a les pas-TOTALement imbrulés que l’on peut (producteurs européens TotalChemical et Petrofinanna) . C’est curieux, j’ai eu consulté l’ADEME à ce sujet.. PAS eu de réponse.. peut être ne “savent” ils pas??? C’est quand même dans Wikipédia…
      Une autre question concernant Grenoble: On ressource depuis longtemps l’énergie résiduelle des ordures ménagères pour faire de la chaleur urbaine.. Très bien. Pour aider à la combustion (il faut une température suffisamment élevée), dans le temps on ajoutait de l’anthracite des mines de la Mure (c’était plutôt noircir le bilan, mais donnait du travail sur le plateau). On est maintenant passé au bois additionnel (après une période fuel), c’est plus renouvelable dit on. De l’usine de chauffage, j’observe deux panaches de fumée depuis mon balcon: un blanc et peu tenace et de l’autre cheminée, vient un plus bleuâtre un panache qui monte bien plus haut. Serait ce à dire que le premier provient du séchage du bois et le second de la combustion.. qui trainerait quelques “particules” (j’ai des photos quelques fois c’est sur 1 -2 km au moins)…Pascal, est ce que tu vois une réponse… ?

  7. que dire de plus? j’en ai aussi marre de voir ces “champignons” pousser partout en alsace, et comme tu le dis, pour fabriquer leurs gaz, les paysans, ou agriculteurs,( ou investisseur??) dédient des parcelles entières uniquement pour ce procédé… plus la peine de nourrir leur vaches, on a trouver plus rentable sur fond de subventions… comment peut-on faire prendre conscience aux gens, mais surtout aux “paysans” de rester dans une “logique naturelle”? en fait, c’est simple, tant que des grands groupes les paieront mieux que ce qu’ils font maintenant, ils accepteront, car maintenant pour bouffer, faut du blé! à la banque…
    on peut pas leur en vouloir, c’est toute la société qu’il faut changer, car la majorité est comme ça, si pour la même action on peut gagner plus, on le fait! et là on rentre en politique, car c’est notre gouvernement qui n’est plus logique du tout avec ce qu’il autorise ou impose, nous devons redevenir modeste…
    je me permet de citer quelqu’un: jean COVICI, pour ceux que ça intéresse, une super conférence ou il arrive à vulgariser pour que tout le monde comprenne:
    https://www.youtube.com/watch?v=3GyOYNwk5AM

    il parle de climat et d’énergie… et dans sa courbe, la méthanisation n’existe même pas…

    1. Bonjour scher,
      Jancovici (que je connais bien) a dans son estanco de Carbone4 un argumentaire qui semble plutôt positif quant à la méthanisation. Je l’ai questionné à ce sujet il y a 2 mois (DanielC aussi). Il m’a répondu que cet argumentaire était provisoire, sans doute, mais qu’il cherchait depuis Novembre dernier au moins, à embaucher un jeune ingénieur expert dans le sujet, mais que mi-janvier il n’avait trouvé personne.. hélas. Je crois qu’il n’en parle pas trop car conscient du provisoire et.. qu’en fait l’Energie Renouvelable mode méthanisation c’était quand même du PIPI de CHAT par rapport à d’autres voies EnRI. N’empêche que la course à l’échalote aux subventions émeut les TOTAL, ENGIE et autres Cies Germaines etc..

      Avis pour un boulot chez Carbone4.

    2. Daniel,

      Si vous connaissez bien Jancovici, transférez lui mon article et faites lui connaître les travaux de Daniel Chateigner et Jean-Pierre Jouany.

      Sans indiscrétion, dans quelle domaine travaillez-vous ? Cordialement

  8. Bonjour.
    En effet tout est bon pour vendre. Il fut un temps. Pas si lointain, où les vendeurs d’engrais chimiques disaient, en parlant du trèfle ” c’est de la mauvaise herbe”. De plus ils n’hésitaient pas à rajouter une couche en pointant du doigt le risque, bien réel, de météorisation. Enfin tout cela reste un problème de gaz….. Hum hum. Il n’empêche que rien n’arrête les mercantis sans scrupules !

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