Même si l’idée couvait depuis un bon moment, le confinement aura eu notre peau, enfin notre motivation. Mais attention, ce n’est pas parce que c’est la fin que nous allons arrêter de faire notre cinéma 🙂

Lancé au mois d’octobre 2014, l’audience a rapidement décollé pour atteindre une vitesse de croisière d’un million de pages ouvertes par an. Des articles, nous en avons publiés beaucoup, parfois chaque semaine et sans copier-coller ni publicité visible ou cachée (en dépit des nombreuses sollicitations), tous étaient le fruit d’un travail de recherche.

Seulement voilà, chemin faisant, ça devient un boulot à part entière, car il ne suffit pas de pondre un article pour que ça fasse un poussin prêt à s’envoler ! Bref, impossible de passer à la vitesse supérieure pour rentrer dans la profondeur des choses. Trop long, les articles ne sont pas lus jusqu’au bout ; courts, ils restent à la superficie. Nous avons également essayé sous forme d’épisodes, mais seul le premier était vraiment lu.

L’autre difficulté a été de produire des contenus accessibles au plus grand nombre, sans simplifier ni tomber dans une quelconque idéologie. Parce que tout le monde a sa petite idée bien arrêtée sur le jardinage et l’agriculture, et elle est d’autant plus à l’arrêt que les personnes vivent loin de la nature et n’ont jamais cultivé leur nourriture.

De plus en plus de gens se radicalisent…

… ce qui complique d’autant plus l’écriture. Je lisais cette semaine que couper un arbre est criminel ! Donc, je suis un criminel, mis dans le même sac que les multinationales qui déforestent. Arf… et beaucoup s’excitaient autour de cette idée. Ces gens vivent-ils nus dans une grotte sans chauffage ? Dans des maisons en plastique ? Préfèrent-ils le nucléaire au bois ? Le même genre d’idées qui conduit aussi à penser que tous les agriculteurs sont des pollueurs, tous les chômeurs des fainéants. Bref.

Par ailleurs, certains sujets ne peuvent pas être traités dans un article en ligne, car l’émotionnel prévaut sur la raison. Par exemple, si j’écris que les céréales bio consommées par les végans sont majoritairement nourries avec les déjections des camps de concentration pour animaux, c’est la levée de boucliers 🙁 En revanche, dans un livre, lorsque j’écris qu’un sol ne se sodomise pas, l’information est certes provocante, mais comme elle est contextualisée, elle passe sans encombre.

La planète devrait être un jardin vivant

Mon point de vue a été souvent mal compris parce qu’il est agricole !

Produire de la nourriture, locale, industrielle bio ou pas, grasse, sucrée et en abondance, on sait faire, les étals des marchés et des supermarchés en apportent tous les jours la preuve en France. Mais savons-nous faire dans la durée ? Non. Alors, quid de l’alimentation des générations futures ? Et c’est précisément là que s’inscrit mon travail.

Créer son petit jardin d’Éden à son petit niveau, ça c’est facile. Créer un jardin durablement vivrier, ça, c’est nettement plus compliqué. Quant à ce que la planète soit un jardin vivant pour nos enfants, ça, on ne sait pas faire.

En effet, autant les quelques millions d’êtres humains qui peuplaient la Terre il y a 10 000 ans pouvaient glaner leur nourriture dans une nature indemne, autant aujourd’hui la huitaine de milliards met la planète sous pression. Et elle dépend maintenant de ces vastes territoires gagnés sur la nature sauvage et avec toutes les conséquences environnementales que nous savons. Mais savons-nous faire autrement ? Non, et bien malin ceux qui soutiennent le contraire.

Les ressources nutritives terrestres sont comme l’énergie

Elles ne cessent de changer d’état, c’est un cycle, les atomes que nous consommons ressortent de notre corps sous forme de pipi et de caca. Dans mon Éloge du ver de terre, j’ai utilisé ces mots de pipi et de caca, ce qui avait fait bondir mon éditeur dans un premier temps. Pourquoi un langage aussi enfantin ? Parce que c’est enfantin.

Si on extrait d’un sol ses atomes « nutritifs » pour aller les pisser et chier dans la rivière du coin, ils sont en moins. Et au fil des années, il y en a de moins en moins jusqu’au jour où il n’y en a plus assez. Alors, le cycle est rompu ; alors, on compense provisoirement par des atomes chimiques puisque, pour créer de nouvelles ressources nutritives à partir du processus biochimique de la photosynthèse, il faut très longtemps. Entre 50 et 1000 ans suivant les terroirs. Parfois plus, jamais moins, sauf à les soustraire ailleurs, et précipiter cet ailleurs un peu plus vite en désert minéral.

Chaque année, l’humanité exclut du cycle de la fertilité :

Environ 600 millions de tonnes de matières fécales (fertilisants) et 700 millions de tonnes d’engrais (urine)… À cela, rajoutons tous les éléments nutritifs qui partent en fumée sous forme de bois d’œuvre ou de chauffage, ou sous forme de carburant « vert », essence et huile moteur, ou d’électricité (méthanisation), et sans oublier l’érosion des sols qui est à l’image de la fonte des glaciers.

J’essaie en vain d’alerter sur ce problème majeur qui va affecter prochainement l’alimentation de nos enfants, mais mon échec est total. Certes, il faut sauver le climat ou les sols, mais c’est la vie sous toutes ses diversités qu’il faut sauver avant tout. Je vais m’expliquer autrement

Pourquoi détruit-on les écosystèmes ?

La raison est simple. On grignote sur la nature sauvage de nouveaux sols, on prend à cette nature ses ressources nutritives pour nous nourrir, puis on lui redonne des sols vidés à l’image d’un placard vide. Pourquoi ?

  • la population mondiale n’a jamais été aussi nombreuse,
  • la recherche agronomique a été privatisée,
  • on ne remet plus dans le cycle les ressources nutritives terrestres.

Car ces ressources sont renouvelables uniquement si on les remet dans les sols… Nous, on les consomme, puis on les jette ; la plupart finissant dans les rivières et les océans, le reste est épandu sous forme de boues dans les champs… Et à l’instar du covid-19, devons-nous attendre d’être le bec dans l’eau pour réagir ? Taïwan n’a pas attendu. Touchée dès le mois de décembre par le virus, elle a appliqué ce principe né du bon sens paysan : ne jamais laisser entrer le loup dans la bergerie. Bilan 24 millions de personnes = 6 morts.

Revenons à nos moutons

Nous ne savons pas maintenir durablement la fertilité des sols cultivés avec une telle pression humaine. Alors tous les États devraient massivement investir dans une recherche indépendante des marchés financiers. Mais comme elle a été déléguée aux multinationales…

Certains pointent que le problème, c’est l’artificialisation des sols. À mon avis, cette cause est « quasi anecdotique » comparée à la perte des ressources nutritives terrestres, et sachant que tous nos nutriments viennent de 95 à 100 % du sol suivant notre régime alimentaire.
Mais le message ne passe pas. Trop anxiogène, limite science-fiction !

Et pourtant, qui aurait imaginé il y a quelques mois que quelques brins d’ADN mettraient l’économie mondiale à genoux ?

Dernière tentative pour vous convaincre

Comprenez qu’il est bien plus aisé de vendre de l’espérance en disant que l’agriculture biologique peut nourrir 12 milliards d’humains, ou qu’après la mort la vie continue !

Le cycle de notre alimentation transite donc par l’épiderme terrestre. Une fois, qu’on a dit ça, qu’a-t-on dit ? Que tout est inspiration et expiration, tout est en mouvement à l’image de l’univers ! Que la roue tourne sur elle-même, en circuit fermé, que le point de départ est le point d’arrivée !

Prenons l’exemple d’une piscine. Exceptée l’évaporation, c’est un circuit fermé. Si l’eau filtrée ne revenait pas dans la piscine, il faudrait en pomper ailleurs pour maintenir le niveau. Notre nourriture vient d’une piscine appelée le sol. Les plantes nous pompent ses éléments nutritifs, puis notre intestin les aspire avant que notre corps les rejette loin de la « piscine ».

Donc nous sommes obligés d’aller piocher dans la grande piscine de la Nature afin de refaire le niveau de nos piscines cultivées, tout en rajoutant de plus en plus d’éléments chimiques pour compenser les pertes qui sont de plus en grandes. Pour le moment, ce système de compensation fait la maille. Sauf pour la biodiversité. Combien de temps la fera-t-il encore ? 10, 20, 30 ou 50 ans. Quelle est sa durée de vie, sachant que ce système n’a pas été prévu pour durer ?

62 thoughts on “Clap de la fin d’une époque !

  1. Je me suis mis en tête de faire un village consacré au jeu de rôle grandeur nature depuis maintenant 2 ans.

    Votre site m’a permis (en partie) de m’informer tout en me questionnant sur la thématique agronomique. Au début, la découverte de votre blog est venu d’une phrase lue sur internet du genre “un site reconnu par france inter comme de la formation à la permaculture en ligne”. Et sans être convaincu, je cliquais mollement sur votre blog.

    1000 mercis pour tout le contenu que vous partagé ! C’est sacrément précieux l’éthique ! Une fois je vous ais même demandé si vous preniez des woofeurs, j’ai compris après que vous aviez d’autres méthodes pour transmettre de la connaissance.

    Très belle continuation à tous ceux qui ont permis l’existence du site Le Jardin Vivant et au plaisir de vous retrouver sous un autre format !

  2. Bonjour, je viens de découvrir votre site, mais un peu tard, manifestement !
    Je vous souhaite une bonne continuation, et vous laisse mon adresse email au cas où vous créeriez une liste de diffusion.
    Merci pour toutes ces lectures passionnantes, et non, vous n’êtes pas seul ! 🙂

  3. Bonjour,
    C’est un premier tour sur votre site, arrivée là je ne sais comment, à la base je cherchais une idée pour écrire les noms des plantes qui commencent à s’installer sur notre nouveau terrain…”il n’y a pas de hasard…”. Et bien, ce fût une lecture étonnée et constructive de vos quelques lignes. Des mots qui rejoignent notre cheminement, au bout de ces quelques semaines enfermées. Vous semblez revenir à l’essentiel, la nature d’abord, la vie d’abord. Cela résonne pour notre famille.
    Le jardin, nous y connaissons peu, le mot permaculture nous est un mot étranger. La seule chose qui existe, la seule “manière de faire”, que nous avons mis en place sans nous poser plus de questions que cela, mea culpa, est le souvenir d’un grand-père qui nous faisait vivre. Tous, et avec un peu de troc, aussi les amis et les voisins. Tout venait toujours de ce jardin, de la graine à la bouture, à l’engrais… Un cercle, restreint, mais essentiellement (au sens littéraire de ce joli mot) vivant. Il y avait les familles de plantes, d’arbustes, d’arbres, mélangés aux petites plantes aromatiques, sans oublier celles strictement réservées pour les abeilles et autres papillons. Ah non, pas question de faire des bouquets de fleurs qui fanent trop vite! Est-ce que c’est la “bonne” méthode aux yeux du professionnel que vous êtes? Je ne sais pas. Mais nous nous sentons vivants dans un environnement vivant.
    Merci donc, de partager vos pensées avec les étrangers que nous sommes! Et, surtout, bon vent à vous!

  4. Bonjour,

    C’est un peu par hasard que je découvre le site : Gogole news publie “Un livre gratuit démêle le vrai du faux de la permaculture.”
    Tentant de mettre en pratique depuis 3 ans sur 1ha mes lectures sur la permaculture, je clic ! Et là ça fait mal, car on n’apprécie guère voire ses idées non confortées ! J’ai un petit potager sur des plates-bandes, sur un sol hydromorphe pendant l’hiver. Mais j’ai aussi beaucoup d’arbres fruitiers qui, pour la plupart, s’en sortent bien contre l’hydromorphie hivernale et ce contrairement à la littérature sur le sujet. Et sans être buttés. Bref, une remise en cause un peu violente mais nécessaire.
    Belle rencontre ! Merci.
    Vincent du 44

  5. Bonjour Christophe,
    Comment se fait il que le bon sens passe après tout et ruine ainsi les bonnes volontés ?
    Toutes ses questions sur l’incohérence et l’argent à tout prix qui pourraient me faire vriller…
    Toute cette énergie et ce savoir que vous distiller perpétuellement au plus grand bonheur de vos lecteurs.
    J’avais beaucoup de plaisir à vous lire et je comprends votre cheminement même si je suis déçue que ca s’arrête ! 😉

    Vous pourrez probablement trouver votre bonheur éditorial auprès de http://www.edition-santissa.ch. Philippe Cousin à créé sa maison d’édition pour que les paroles ne soient pas censurées.
    Potagez-vous bien.
    Karine

  6. Bonjour Christophe
    je vous écris une 2nd fois du fait de le future parution de votre livre sur les cloportes
    J’ai plusieurs bacs de culture (80 litres) sur mon balcon dans lesquels je fais pousser diverses choses
    (tomates et fraises). par curiosité, j’y avais introduit des vers de ‘espèce eisenia Hortensis (“dendros”).
    Ils se sont bien acclimatés et reproduits dedans.
    Avec le temps, une population de cloportes s’est aussi développée et est devenue très importante.
    dès que je soulève le paillage, cela grouille par dizaines voire centaines. J’ai remarqué que les vers étaient
    moins nombreux. Y-àt’il une relation de cause à effet; est ce que les cloportes n”effectuent pas une certaine
    forme de rivalité alimentaire ou carrément de prédation. j’aurais pensé que les 2 espèces étaient complémentaires
    dans la décomposition des déchets alimentaires que je mets : la terre est noire et sent bon le sous bois !
    Qu’en pensez vous ?
    Merci bien d’avance
    jean-Pierre

    1. Bonjour Jean-Pierre,

      Un cloporte, ça va, trois cloportes, bonjour les dégâts… 🙂

      Sachant que le cloporte commun, je pense qu’il s’agit de cette espèce, puisque plus 200 vivent en France, est finalement omnivore. De plus vous êtes en milieu artificiel, ils n’ont pas de prédateurs, ils sont en surnombre, donc…

      Vous savez, pendant longtemps on croît que… jusqu’au jour où on n’en croît pas ses yeux. Cette année, nous avons remarqué que les “rapiettes” adoraient manger les vers de terre… Belle journée

  7. Bonjour Christophe, je me suis spécialisé dans les filtrations naturelles, plans d’eau naturels … traitement des eaux de sortie des piscicultures … et généralement tout ce qui touche à l’eau … j’aime beaucoup la réflexion de Joseph Országh (site eautarcie) – ceci dit, nous allons plus loin, l’étude avec un ami Dr en biologie moléculaire du son, vibrations, ondes en générale et leurs effets sur l’eau, et donc la santé de notre corps … comme de tous les êtres vivants sur cette planète. Cela ouvre bien entendu des voies fort actuelles comme la multiplication des ondes et du champs magnétique de couverture global, etc.
    Mais personnellement, j’essaie d’approfondir la démarche “aquatique” comme fil conducteur, cette gestion de l’eau douce étant cruciale dans tous les secteurs ayant une influence sur l’écologie profonde … mais cela vous connaissez … nous mettons au point un programme vidéo d’envergure sur l’eau tout en essayant de ne pas se disperser car la volonté est d’entraîner la réflexion sur l’interconnexion des écosystèmes de notre écosystème … ceci est une sensibilisation comme la vôtre, la difficulté restant toujours la “mobilisation” et l’action qui devrait en découler … un programme de conférences/débats rassemble déjà .. nous avons une organisation spécialisée dans l’image qui fonctionne bien … (ecosfeeria) Si cela vous intéresse, nous pourrions en parler, je suis persuadé que votre approche serait la meilleure dans ce domaine car elle remettrait “les pendules à l’heure” en créant un réajustement global … car les intervenants des différentes spécialités ont besoin d’un ancrage solide dans des domaines qu’ils ne maîtrisent pas … la force de l’intelligence collective.
    Bien à vous,
    Philippe

  8. Bonjour Christophe
    Encore merci de l’ensemble des articles que vous avez publiés, toujours intéressants, et interpellant le plus grand nombre, sur des sujets brûlants d’actualité
    Attend avec impatience le livre sur les cloporte
    jean-Pierre

  9. Bonjour Christophe,
    Oui, vous avez apporté, semé, partagé beaucoup. Merci pour tout cela…
    Tous les combats fatiguent, les gens du système sont navrants mais c’est LE système. Il ne pourra pas éternellement et impunément défier la nature des choses de cette planète, de cet univers. Une muraille impénétrable se dresse, on doit la contourner, garder le cap, l’objectif…
    Tôt ou tard une fois derrière, on pourra lui mettre bien profond à ce système pour qu’il dégorge, on lui fera le coup des anguilles qui se goinfrent de vers 😀
    L’image est en soi plus porteuse car c’est plus directement parlant … comme le direct à la terre les mains dans le caca …
    On doit trouver les armes qui touchent .. je suis persuadé que vous prendrez votre pied en vous défoulant d’une autre manière .. car ça aussi c’est important … prendre son pied … faire vibrer de plaisir … moi-même dans un combat similaire je me suis heurté, cassé le nez, … j’ai pris mon pied mais dans le tapis ! Et je suis certainement un peu maso car je m’obstine … je trouve d’autres voies .. notamment l’image …
    Alors dans votre nouvelle voie … que la force soit avec vous … mais surtout prenez votre pied !!! (et pas dans le tapis haha)
    De tout cœur avec vous et encore merci!!
    Philippe Olivier

    1. Merci Philippe.

      Vous dites être engagé dans un combat similaire, pouvez-vous nous en dire plus ? Belle journée

  10. Merci Christophe pour toutes ces lectures enrichissantes, un philosophe aux mains vertes. Dans cette sphère qui n’est pas toujours tendre ta parole a pu gêner… déranger! Tu as de toute évidence raison…trop tôt pour eux. Mais nous, les observateurs assidus de la nature l’entendons crier, hurler… est-ce un sixième sens? A observer l’humanité oui… espérons que ce covid ouvre les esprits les plus étriqués… mais j’en doute… Et puis à la fin demain ou dans un millions d’années, l’humanité disparaîtra … bon débarras comme l’a écrit Yves Pacalet, à nous de laisser la maison propre. Te lire va me manquer… mais je sais que ton silence (numérique) ne sera pas un abandon de cette belle bataille! En tout cas tu as semé des graines dans nos esprits, des millions de graines, qui ont germé …..

    Nicolas

    1. Merci Dos Santos,

      Tu sais, il y a l’excitation des semailles, même si aujourd’hui beaucoup de semeurs ne sont finalement que des télétravailleurs du sol, mais s’exciter est une chose et récolter en est une autre… Bref, belle journée

  11. Bonjour, inscrit à la lettre d’info de Gilles Domenech que je parcours rapidement je suis tombé sur l’offre d’un petit livret sur les Buttes… je télécharge, je dévore car depuis toujours en alerte sur les buttes (ça fait quand même mal au dos quand on s’en monte une… car bien évidement j’ai essayé sur les conseils de Mr Lespinasse dans son livre le jardin naturel de 2006!) donc un genre de une planche de culture un peu haute avec la terre des allées et deux planches de coffrage..mais sans bois… et puis lisant ici et là des choses différentes sur l’enfouissement du bois je me dis que ce livre me donne enfin des réponses que j’attendais… et qu’il fallait aller suivre ce site de Christophe Gatineau… et voilà qu’à ma première vraie visite (la première n’étant qu’un lien pour télécharger le livret !) je découvre qu’il jette l’éponge! c’est ballot de ma part de ne pas avoir découvert ce site plus tot!!! mais chacun devant ses obligations de la vie fait comme il peut… Un grand Merci déjà pour ce livret dont j’ai aimé le style, et puis comme on annonce que le site reste en ligne je vais essayer de papillonner ici et là quelques infos ! et bien évidemment on attend avec impatience le livret suivant!!!

    1. Merci Pascal pour ce retour.

      Tu utilises le mot : livret, petit livre, fascicule.

      Même si le prochain sera plus conséquent, environ 200 000 signes, l’idée d’écrire des petits livres denses est un choix éditorial. L’industrie du livre et du média réclame du volume, parce qu’à l’instar de la pomme, une belle grosse, même remplit de flotte, se vend mieux qu’une petite à la chair délicate et pleine de saveurs.

      Elle se vend mieux, et elle rapporte surtout beaucoup plus… 🙂 On parle d’ailleurs de chaîne du livre. Et comme pour la pomme ou le chou, à un bout, tu as un cultivateur-e, et à l’autre, un consommateur-e. Entre, tu as des intermédiaires. Et entre vendre 10 livres à 30 euros ou 10 à 3, un libraire a vite choisi son camp. Qu’importe si d’un côté le cultivateur-e tire la langue et le consommateur-e se saigne pour acheter le livre.

      À l’inverse, nous passons beaucoup de temps à élaguer les textes. Belle journée

    2. Bonjour,

      Je m’appelle aussi Pascal et à part la lettre d’info de Gilles Domenech à laquelle je ne suis pas inscrit, j’aurai pu écrire exactement la même chose !

    3. Bonjour,

      J’espère bien qu’il restera en ligne un bon bout de temps, comme Pascal le dit, j’ai eu exactement la même démarche, depuis deux années je regarde des vidéos, je lis des livres sur l’agroécologie, j’essaye aussi de mettre en pratique dans les potagers d’amis, je cherche un bout de terre depuis quelques temps.
      Et paf j’apprends que vous arrêtez… J’ai arrêté quelques fois aussi et je sais que ce n’est pas du tout évident, d’autant plus que faire changer d’avis des gens qui s’en foutent, c’est très dur… Parfois j’ai continué pour les autres aussi.

      Enfin je vais de ce pas commander quelques livres, j’attendais le déconfinement, je ne veux mettre personne en danger, ni livreur, ni libraire.
      Je vous enverrais un petit mot plus personnel si vous le permettez

      Bien amicalement

  12. Z’allez méchamment me manquer ! Et justement parce que rare lieu de savoirs désencombrés d’idéologie.

    PS : Puisque constatant que livres et blog, n’ont pas réussis à convaincre, vous propose d’envisager une autre approche. Et de mettre à votre disposition quelques petits savoirs et ficelles qui ont permis de réaliser quelques… impossibles du genre. D’autant qu’une belle promo du pipi-caca… ça manque à mon palmarès. J’en ai les neurones qui trépignent d’avance.

  13. Comme il est délicat de faire comprendre les choses, surtout quand ceux qui écoutent ne veulent pas comprendre et pire, entendre.
    Je comprends que vous alliez vers d’autres horizons, mes venues chez vous sont moins fréquentes, tout comme mes pérégrinations sur la toile depuis quelques temps.
    Ma femme et moi, qui vous suivons depuis quelques années, et que nous avons pu accueillir quelques heures en Charente-Maritime (près de Saint-Porchaire), pour discuter essentiellement, avons avancé notre projet dans le vivrier. Nos arbres fruitiers commencent à produire, parfois peu, parfois plus, mais nous savons qu’il y a encore des années avant d’avoir les vrais fruits de notre travail. C’est dur, mais en même temps gratifiant.
    Vous lire nous permet de nous “décontracter”, de discuter, de débattre, et nous espérons continuer dans l’avenir.
    L’essentiel est pour nous de trouver un équilibre, tant dans notre jardin que dans notre vie, et nous remettons chaque jour le travail en route.
    En vous espérant cet équilibre, moins connecté au numérique et peut-être encore plus au réel, avec la même force et la même conviction.
    Bonne route
    Frédérique et Christophe

  14. Fils et petit fils de paysan, c’est le bon sens que j’ai toujours apprécié chez toi. (Je me permets le tutoiement car je suis un “pays”). Le bon sens et aussi et peut être surtout le refus de l’alignement. Les esprits forts, c’est à dire indépendant comme tu le démontres dans chacun de tes écrits, fuit comme la peste les préjugés, la pensée unique et la langue de bois. Je sais que ce qui t’habite depuis longtemps ne te quittera pas et donc je suis confiant dans la certitude que tu nous feras encore partager, d’une manière ou d’une autre, tes réflexions et réalisations. La société en aura bien besoin pour concilier l’accès à une alimentation correcte pour les milliards d’humains et la préservation de la nature.
    Encore merci pour le boulot déjà fait et celui qui vient.
    Gérard

    1. Merci à toi Gérard.

      Effectivement, tu as bien compris que nous bouclions un film pour repartir sur 3 en même temps, des films déjà en cours de tournage, montage… Belle journée

  15. Bonjour Christophe.
    Je me délecte depuis des années de tes articles. S’il te plait, ne nous abandonne pas. J’ai trop besoin d’autres sons de cloches à lire tranquilement, assis sous le noisetier, au fond du jardin de mon père. Du haut de ses 77 ans, mon maître jardinier n’a de cesse de scander qu’il faut écouter son sol. J’irai plus loin encore, pour moi, tu es l’incarnation d’une agriculture des 5 sens.
    Bien a toi
    Stef

    1. Salut Stéphane,

      En lisant l’article, je suppose que tu as bien compris que nous retirions du brouhaha quotidien pour tirer avec l’artillerie lourde (image) 🙂 Belle soirée

  16. Merci pour vos écrits, votre engagement et votre gouaille.

    Connaissez vous Joseph Jenkins et son concept d’Humanure ?
    La 4ième édition de son livre est accessible en ligne à lire en anglais (https://humanurehandbook.com/contents.html) et une traduction de la 3ième édition a été traduite sous le titre “Le petit livre du fumain” (https://humanurehandbook.com/foreign.html#french) aux éditions Ecosociété (des cousins québécois) .
    Après avoir eu l’occasion d’utiliser pendant 2 semaines des toilettes à litière avec système de compostage, ces informations m’ont apporté un peu de théorie à la pratique. Cela m’a aussi montré à quel point j’ai contribué à ce système court-termiste et problématique des toilettes à eau et plus globalement tout le système de (mal)gestion de l’eau….

    Bon courage pour les futurs éloges, la recherche d’éditeur (peut être écosociété ?? ) et pour garder vos valeurs !

    Bien chaleureusement
    PS: je vais profiter du confinement pour m’enfiler votre éloge du ver de terre et peut être trouverais-je la réponse à ma question ^^

    1. Merci Valentin, merci pour le lien.

      Que veux-tu dire par écosociété ? Belle soirée

  17. ben en ce qui me concerne, si je l’ai téléchargé, c’est pour le lire, même si actuellement mon “jardin” se limite à des bacs en bois sur mon balcon et à des expérimentations de cultures et observation des sols et habitants…cet hiver, avec les pluies, j’ai évité la noyade sur goudron à de nombreux vers de terre et leur ai proposé mes bacs…je ne sais pas encore si ça a été efficace mais bon…Tout ce que je pourrais engranger me servira le jour où je me sentirai prête pour un jardin partagé…enfin j’espère.
    Je ne connaissais pas ce blog et suis très heureuse de vous avoir lu . je reviendrais voir.

  18. Bonjour Christophe,

    Je comprends totalement ton positionnement et t fais preuve de sagesse en disant que tu ne peux plus continuer de cette manière. C’est être humble et être aussi en vérité avec soi-même. Et cela ne sert à rien de “tomber au champ d’honneur de la cause écologique”. Les cimetières sont remplis de héros de tout poil !!!
    Donc je ferais le deuil de cette manière de fonctionner de ta part. Et j’applaudis à la “naissance” de ta nouvelle manière de fonctionner. Elle est juste pour toi et c’est ce qui compte !!! Et, comme j’ai appris à te “côtoyer” avec la parution de tes livres et tes articles je sais que le “renard” n’est pas mort et ne restera pas terré dans son abri. Tu es trop en amour avec la Nature et la Terre pour te taire et ne pas réagir. Alors ta nouvelle formule va être également efficace sous forme de “frappe chirurgicale” ou piqûre de rappel !!! J’aime !!! Et, finalement tu n’es pas éloigné d’un docteur Raoult qui pique aussi là où çà fait mal pour ramener le débat au bon endroit. Donc Santé à C. Gattineau qui vient de “s’éteindre d’une certaine manière et Vive le Dr. Gatineau !!!

    Fraternellement Nature. Guy

    1. Merci Guy,

      j’aime beaucoup ton commentaire décalé, mais finalement bien calé 🙂 Belle soirée

  19. C’est bien dommage, vos analyses étaient originales, c’est chez vous que j’ai lu que ce qui tue les abeilles, c’est l’absence de fleurs plus que les insecticides.

    Les gens qui s’offusquent quand vous rappelez qu’il faut couper des arbres ou fertiliser les legumes avec des excréments animaux (et tuer des limaces pour les protéger) sont à coup sûr des citadins qui n’ont d’autre lien avec la terre que purement rhétorique.

  20. Bonjour à toute l’équipe,
    L’autre jour pendant ce confinement, j’ai commencé à enregistrer certain des articles, notamment ceux sur les pommes de terre pour pouvoir les garder hors “connexion” (étais-je visionnaire ?).
    Plus sérieusement, je lis avec sérieux tous tes articles et j’ai aussi lu tous tes livres pas dans l’ordre de sortie, dans un autre ordre, celui qui me donnait le plus envie avec comme “à priori” le titre des livres. Du coup, j’ai fini par “Pauvre de Nous” et finalement à force de te lire si je devais refaire l’ordre, il passerai au moins dans les 3 premiers car je comprends ta cohérence, on ne peut pas exclure l’agriculture et la culture, de sa culture.
    J’adore lire tes articles mais sur l’ordinateur je n’aime pas vraiment et pourtant je suis né avec cette technologie. Pour cela ton livre “Des nouvelles agricoles et d’ailleurs” est top et en plus les articles sont plus complets !
    J’avoue avoir été un peu déçu du livre téléchargeable car quand on te suit assidûment, on remarque que énormément de choses ont déjà été dises dans tes précédentes publications… Un plaisir de lire Xavier et d’avoir vu votre vidéo échange sur la patate.
    J’attends avec impatience d’autres de tes sorties en librairie. Je préfère acheter un livre car on peut en parler, le prêter physiquement (je suis vieux jeu, et désolé pour les arbres).
    J’espère que pour ça tu continueras ! Ta critique du domaine agricole liée avec celui de notre quotidien, de nos vies est nécessaire, et pour moi elle donne de l’espoir car croire que c’est facile de se soustraire de la logique de marché est très grave, être mis devant la dure réalité est obligatoire pour pouvoir se construire. On est tous embarqué sur le même bateau et je comprends (le mot est trop simple) que ce ne soit pas facile et demande énormément d’énergie, on le voit très simplement au fait que l’équipe commente la majorité des commentaires sur le site et sur facebook…
    Parler de production vivrière alors que ça parait comme évident et acquis depuis des lustres c’est un combat dantesque, à chacun de le comprendre.
    En espérant lire de nouvelles choses bientôt et en attente de ton prochain livre, je vous souhaite tous une belle suite.
    Belle journée

    1. Salut Mattéo,

      L’idée que nous partagions avec Xavier, c’était de faire le tour de la question une fois pour toutes.

      Dans le commerce, il y a plein de livres sur ce thème, mais aucun n’allait aux sources. Par ailleurs, l’idée était aussi d’offrir une matière à réflexion pendant cette période de confinement. Et toute l’équipe a vu juste, vu le nombre de téléchargements et de retour hyper-positifs.

      Tu fais référence à mon livre “Des nouvelles agricoles”, mon plus gros bide… alors, je recycle, j’aggrade, j’améliore, son contenu. Belle soirée

  21. Christophe je vous souhaite une bonne fete du travail,clap de fin oh je ne m’inquiete pas le bon sens paysan me dit que ca m’etonnerait que vous absteniez d’ecrire pour prendre defense de telle ou telle cause,,vous avez la plume trop aceree pour lacher.reposez vous un peu et a bientôt de vous lire

  22. Bonjour,
    Merci pour tout ce que vous avez écrit et merci d’avance pour ce que vous écrirez bientôt.
    A vous lire “autrement”.
    Claude Mallet

  23. Que dire après ce bel article et tous ces commentaires très bien écrits et intelligents je me sens minuscule comme un collembole 😉

    Je vous suis depuis des années Christophe, je vous lis toujours avec beaucoup de plaisir, je passe par toutes les émotions, rire, colère, tristesse, espoir… J’apprends énormément, je ne suis pas toujours d’accord, je suis fascinée, je transfère vos articles autour de moi « tiens regarde cet article de Christophe Gatineau, je suis fan »

    Quel talent d’écriture, d’analyse, d’Humanité (je dis “humanité” car je ne connais pas d’équivalent pour dire “respect/amour de tous les êtres”, humanité c’est réducteur), de poésie.

    Ben oui tout meurt pour renaître sous différentes formes, le Jardin Vivant aussi !
    C’est le principe de la régénération du sol, dont je partage avec vous l’amour, la fascination, le combat

    Première émotion en lisant votre publication qui annonce la fin : tristesse, « oh nooonn », mais encore un fois vous m’avez impressionnée par votre analyse et amenée à réfléchir.

    Grâce à ce clap de fin je me rends compte d’autant plus combien votre blog est précieux, de la même manière que l’on se rend compte aujourd’hui combien notre liberté était précieuse car on ne l’a plus (et on n’est prêt de l’avoir, quelle belle occasion ce corona pour nous maintenir sous contrôle, nous empêcher de nous réunir pour créer un autre monde…)

    Je suis toujours hallucinée de voir tous ces gens qui étaient enfermés devant de leur télévision se promener maintenant autour de chez moi, ou faire le stock de pâtes, pq et pack d’eau en plastique.

    Finalement, c’est triste à dire, mais peut être que je suis comme eux (moi qui croyais être bien au-delà de ces comportements primaires 🙂 ), et que je vais d’autant plus vous lire au risque que le site ne soit plus accessible… car je n’ai toujours lu vos articles, par toujours jusqu’à la fin…ooops

    Ce qui me rassure c’est que le blog reste ouvert et que je pourrai toujours aller y puiser et surtout que vous n’allez pas arrêter d’écrire et je retrouverai sous un autre format.

    Merci pour tout ce que vous m’avez apportée, pour toutes ces graines semées, pour votre langue franche, qui bouscule ..

    Je vous souhaite une belle germination, un beau développement.

    Au plaisir de vous retrouver !

    Ps : je pensais ne rien avoir à écrire et finalement je me suis enflammée 😀

    « Est-ce un bien, Est-ce un mal »
    https://blogs.mediapart.fr/mohamed-sangare/blog/090214/conte-de-sagesse-taoisteest-ce-un-bien-est-ce-un-mal

    1. Que te dire, sinon merci Élodie, même si le mot semble désuet.

      Personne n’imagine tous les doutes et la solitude qui accompagnent celui qui écrit. Moi, je travaille à mi-temps : 7 jours sur 7, 6 à 7 heures à étudier et à écrire, 6 à 7 dehors sur le terrain.

      Bref, le nouveau livre va dépasser dans quelques heures les 20 000 téléchargements, ça me rend heureux pour celles et ceux qui s’investissent bénévolement dans l’ombre. Xavier est touché, surpris, un juste retour des choses. Il a écrit une belle préface engagée, j’ai écrit de mon côté, nous ne savions pas ce que chacun écrivait, nos textes s’interpellaient sans que nous le sachions. Magique.

      Belle journée

  24. Merci pour tout! Pour moi tu es un peu comme une lumière dans la nuit… j’espère que tu arriveras à faire éditer ton livre sur le bon sens paysan! A bientôt! Patt.

  25. Bonsoir,
    Je n’ai découvert ce blog que tout récemment, et je lis et relis les articles de 2015 à 2019 toujours avec intérêt, j’espère qu’ils seront toujours présents. J’adore (et j’adhère, je crois !) votre liberté de parole et de ton, votre franchise et vos convictions.

    A la fin d’une période d’énergie pas chère et abondante (pétrole, uranium), notre société est obligée d’atterrir… dans un nouveau monde. Dans l’entre-deux, il n’y a plus de repères, c’est la désorganisation complète, la folie collective, idéologique, sociale, etc.. Le fanatisme est un passage plus ou moins obligé : dans cette violence, entre les fantasmes des uns et l’ignorance des autres, les besoins élémentaires reviennent au triple galop, il faut se nourrir, se loger, et rester en bonne santé.

    Au final, incroyable surprise : nous avons besoin de la nature. Pour tout. Car nous sommes nous-mêmes nature.

    Sans retourner dans les modes de vies pré-industriels (encore un fantasme !), il va falloir retrouver un équilibre durable avec les moyens du bord restants, c’est à dire nos connaissances et ignorances, l’environnement du jour, et aussi gagner un peu plus de sociabilité avec tous les êtres (ceux qui nous composent et ceux qui nous disposent).
    Sinon, la stupidité (perversité ?) humaine aura gagné, c’est tout. Il faut rester humble. En tout cas, en connaissant ou raisonnant sur ce qui nous entoure, hors de question de ne pas tenter quelque-chose. Ainsi va la vie, entre action et réflexion.

    Désolé d’essayer de synthétiser, au risque de ne pas être compris ou donner l’impression de ressasser des choses qui ont déjà été dites maintes et maintes fois, ici ou là, toutes ces réflexions anxiogènes (mais franchement, avons-nous d’autres choix ?).
    En tout cas, l’avenir dira si nous sommes capable d’atterrir, en nombre suffisamment indemnes, et forcément un peu plus “terre à terre” (comment dire ? plus ancré ?).
    En tout cas, le réchauffement climatique, la démographie, l’épuisement des ressources, toutes ces problématiques s’équilibreront de toutes façons, à l’échelle de cette planète. Nécessairement. Économiquement, socialement, etc.. Avec des “souffrances” certes, mais au bout il faudra faire avec ce qui reste, sinon l’équilibre naturel se fera sans nous.
    En tout cas, en l’état, personne ne pourra être indifférent ou incrédule, il y aura forcément des solutions mises en œuvre, en catastrophe peut-être, mais individuellement ou collectivement, certaines positions ne seront plus tenables.

    Un bel exemple aujourd’hui, le Covid-19 démontre que quelques millions d’euros économisés (des stocks de masques, des lits d’hôpitaux, etc…) par pur calcul idéologique (le zéro-stock, le libéralisme, l’internationalisation des marchés et transports, la corruption politique,.. chacun appréciera) génère une perte de dizaines, de centaines de milliards d’euros. Sans compter les impacts difficilement monétisables (psychologiques, sociaux,…). Alors que ce petit virus révèle tout juste ce qui ne marchait déjà plus dans nos sociétés malades. Et ce n’est pas le premier ni le dernier, juste un rappel. Le même raisonnement peut s’appliquer pour les pratiques agricoles qui s’uniformisent dans le monde, au détriment de la diversité et de la spécificité des milieux. Bref, une logique de comptable avec son tableur, contre des logiques de vie d’écosystèmes tous bien plus riches et interconnectés qui dépassent l’esprit humain.

    Un dernier vœu, et je suis à peu près sûr qu’il sera exaucé : Quelle que soit l’époque, pourvu que la beauté de la vie, de la nature, soit toujours présente.
    Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

    Voilà, j’espère ne pas avoir fait trop long dans mes discours, je voudrais aussi vous remercier pour vos articles qui amènent toujours humour, amertume, et réflexions. Bon courage, et soyez toujours en pleine forme pour la suite !

    1. Bonjour Mano,

      Je lisais tout à l’heure que le capitalisme avait besoin de guerres pour se refaire une santé… J’ajouterais que tous les pouvoirs ont besoin de créer sans cesse des conflits pour s’y maintenir… Et tout ce brouhaha permanent sert ses intérêts.

      Nous n’avons jamais été aussi informés, et pourtant l’information passe par une oreille pour ressortir par l’autre 🙂 Un siècle qu’il n’y a pas eu une seule bonne nouvelle pour la planète. En revanche, que des bonnes pour ceux qui la maltraitent… Tous ses défenseurs devraient sur le champ revoir leur stratégie.

      Quand j’ai commencé à sérieusement écrire, c’était pour dénoncer que la permaculture servait de bouclier au développement de l’agriculture industrielle et de ce capitalisme barbare. Un bouclier comme l’agroécologie. Bref, belle journée, on va finir par croire que je barjote vu mon âge 🙂

  26. Bonjour,
    Il est toujours courageux de se reinventer, de se remettre en question.
    Bravo à vous pour ces moments d’échanges, même si je n’etais pas toujours d’accord avec vous, j’aimais ces moments où vous me bousculiez dans mes propres convictions. La permaculture m’a appris que nous devons accepter que les autres ne soient pas en accord avec nous, notre vision, chacun doit aller à son rythme. Il ne sert à rien de nager contre le sens du courant, on s’epuise, il faut nager de biais. Et peut-être qauver quelques-uns.
    Je vous souhaite, de tout cœur, la reussite dans tous vos projets, nous perdons malheureusement une figure de la cause environnementale. En esperant vous lire rapidement !

    1. Bonjour Davy,

      Courageux, non, je ne suis pas courageux, il n’y a aucun courage à se faire du bien… 🙂

      Tu m’écris que ça ne sert à rien de nager à contre courant, qu’il vaut mieux nager de biais. Je ne partage pas cet avis, car outre de dépenser beaucoup d’énergie, on finit toujours par être emporté par le courant… Merci pour ton petit mot, et bon courage à toi.

  27. Tu peux fermer ton blog Christophe, je m’en tape, tu as semer bien des graines dans mon jardin intérieur. Tu peux disparaître de la surface et t’enfoncer vers l’argile, il refait toujours surface n’est-ce pas, le lombric?
    Ta voix porte et portera, merci pour l’énergie et la lumière.

    1. Oh putain, Grégory, j’adore ton insolence.

      Je vais enfin retrouver la mienne. Dans l’article, j’ai écrit que la fin était début, mais pas le début de la fin… D’ailleurs, on ferme le blog sans fermer le site 🙂 Bref. Merci à toi et à bientôt

  28. Merci pour votre travail.. j’aimais bien vous lire aussi peut être pas assez souvent.. dommage.. prenez soin de vous.. et au plaisir de vous re lire c’est tellement enrichissant

  29. Un grand merci pour ce que vous avez écrit jusqu’à maintenant pour les Jardins vivants,
    et pour vos livres.

  30. Dommage j aime vous lire, si J ai bien compris cela sera moins souvent. Vos conseils, la façon de voir et d expliquer la nature me plaît.
    A bientôt

  31. Votre article; vos analyses sont frappées au coin du bon sens et je regrette que vous ne puissiez continuer à prêcher la bonne parole. Peut-être qu’un jour on reconnaîtra que vous aviez raison, espérons qu’il ne soit pas trop tard…
    Merci en tout cas pour tout ce travail !

  32. Bonjour, je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne idée. Les gens téléchargent ok mais combien lisent vraiment ? C’est un TOC chez l’humain de vouloir tout posséder sans vraiment en profiter.
    Les articles étaient lus, peut-être à moitié sans doute.
    Mais chaque article pouvait être enrichi, mis à jour et se recentrer sur une thématique qui pouvait être vue potentiellement par des millions de personnes via son indexation dans un moteur de recherche.
    Pour moi le livre est en train de mourir (hors grands succès), en témoigne la plupart des indicateurs dans ce domaine, chez les libraires comme les éditeurs et les auteurs. Il n’a pas la souplesse et la praticité d’une page web.

    Après c’est peut-être plus un soucis économique qui motive cette décision, je la comprends. On paye plus volontiers un livre qu’un site web.
    Mon avis, en vrac, merci et bonne continuation

    1. Bonjour Christophe,

      Effectivement les gens téléchargent, mais le liront-ils ?

      Voici les chiffres à cette heure : 30 000 ont ouvert l’article, 21 000 ont ouvert la page pour le télécharger, et enfin, seulement 17 500 ont finalement cliqué pour le télécharger. Si une personne sur 3 le lit, ce ne sera pas si mal, car elle aura accès à une information approfondie.

      Tout le monde pensait le vinyle bel et bien enterré… le livre le sera-t-il ? Belle soirée

  33. Dommage pour la lectrice assidue que j’étais et qui a appris beaucoup, ça me manquera c’est
    certain mais je comprends votre point de vue et le respecte. Bon vent à vous et un grand merci pour
    tout ce que vous m’avez apporté. bonne chance à vous

    1. Merci Maïté. Vous continuerez à nous lire, moins souvent mais plus longtemps… Belle soirée

  34. Tres honnetement je suis bien triste de ne plus pouvoir vous lire et vous n’avez pas fait tout cela pour rien car bien des gens ont maintenant un avis differents sur des choses dont ils se foutaient un peu,beaucoup ou royalement ,j’ai moi meme appris beaucoup de choses avec vous et je vous en remercie ,certaines n’ont pas retenues toute l’attention qu’il aurait fallut ,je le reconnais mais beaucoup l’ont retenues ,vous voyez que ce n’est pas un echec total ,par contre c’est dommage que certains responsables du gouvernement n’aient pas retenus quelques principes de cultures ,qu’ils n’aient pas eus une etincelle d’idee mais ca c’est une affaire de gros sous .
    Je vous souhaite une bonne continuation ,de mener votre barque comme vous l’entendez et je vous dis “au plaisir de vous lire .
    Bien amicalement .

  35. Bonjour, lecteur (passif, mais assidu) de longue date, je suis un peu déçu, le 1er avril est passé depuis trop longtemps 🙂 Ceci dit, je comprends vos arguments …

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