La Transition écologique ou l'écologie souriante qui sourit toujours aux mêmes

Ai-je une tête de merguez ? semble-nous dire ce bélier solognot. Il nous interroge, je m’interroge : suis-je la merguez d’un système qui grille l’avenir de nos enfants ? Bref, ce bélier faisait partie de mon petit troupeau du temps où j’en avais un.

L’écologie souriante

Le Premier ministre est l’auteur de cette expression,
et il a écrit très sérieusement dans le Huffpost du 2 décembre dernier :

“L’écologie souriante”, c’est une écologie du quotidien, une écologie des solutions. Des solutions simples, économes, qui, n’en déplaise aux théoriciens de l’apocalypse, montrent que le changement est non seulement possible, mais bel et bien à l’œuvre.

Spontanément, on se dit qu’il a avalé par inadvertance un Kaizen qui traînait dans les toilettes du ministère de l’Écologie. Curieusement, un ministère bien calme sinon transparent depuis le départ de M. Hulot. D’accord, avant la cause de la planète n’avançait pas plus, mais on y brassait régulièrement de l’air pour s’aérer les idées 🙂

Au cœur de la transition écologique,
est le ver de terre !

« Eh oui, l’avenir de nos générations futures repose aujourd’hui sur cette bestiole qui vit dans la terre. » Extrait de son Éloge. « Car un sol en mauvaise santé est à l’image d’un puits à sec ou d’un sein tari, il n’est plus nourricier. »

Dans ce livre unique, puisque j’y retranscris un échange avec un lombric terrestre – eh oui, j’ai eu cette chance inoubliable de discuter avec un camarade des sols -, face à sa grande méconnaissance sur le sens, j’ai été obligé de m’expliquer sur celui de la transition écologique. À sa décharge, on peut aisément comprendre qu’entre, vivre dans un sol exploité et vivre d’un sol exploité, influence le point de vue. Extrait :

Vendue pour sauver la planète et ses habitants, la transition écologique consiste à faire semblant de changer sans rien changer, parce que le changement doit préserver les intérêts et les privilèges de ceux qui tirent profit du système actuel. Un attrape-nigaud à l’image de l’agro-écologie avec un trait d’union !

Transition = passage d’un état à un autre

Transition écologique, on note qu’elle n’est ni économique ni sociale, seulement écologique.

Et c’est bien normal puisque notre modèle s’appuie sur la croissance économique qui, elle-même, repose sur la consommation et l’augmentation des besoins.

Plus on consomme, plus on produit ; plus on produit, plus l’économie est dynamique et les emplois nombreux.

Mais la bonne santé de l’économie s’appuie également sur la consommation des énergies fossiles responsable du réchauffement climatique et de l’épuisement des ressources naturelles…

Et sans toucher à la croissance économique, la transition écologique est censée nous conduire vers un autre modèle de développement !

Oui, mais lequel ?
Le connaissez-vous ?
Moi je l’ignore.

Est-ce moins consommer pour moins d’emplois ?

Et même si j’ai écrit que le ver de terre devrait en être le moteur, il ne peut y avoir de transition sans remettre tous les déchets de notre digestion (pipi & caca) dans le système agricole. Et ça, ce n’est pas pour demain la veille.

Bref, je me suis demandé si notre chef de gouvernement ne nous prenait pas tous pour des merguez quand il développe son concept d’écologie souriante :

J’aime l’industrie
j’admire ses ouvriers, ses techniciens et ses ingénieurs.

Mais je crois au changement par l’innovation et la pression que nous, citoyens et consommateurs, pouvons exercer. Je pense tout à fait possible de bâtir un modèle économique qui produise des richesses donc de l’emploi, sans gaspiller, sans salir, sans contaminer, ni détruire.

Comme nous le savons, si la croyance n’est que le produit de l’imaginaire, l’imaginaire des fonds de pension ou des actionnaires de l’industrie est sans imagination : toujours gagner plus sur le dos des petites mains et de la planète. Quant au Président, c’est un adepte convaincu de l’écologie souriante : écoutez comme il en rit.

Le plastique sourit à l’écologie souriante

Le parlement vient de voter la fin du plastique à usage unique dans 20 ans… Et encore, ce n’est pas une fin ferme et définitive, seulement un objectif à atteindre et qui peut ne pas l’être. Et en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Ils nous prennent vraiment pour une fricassée de merguez frites cuites à l’huile de palme.

Une huile pour laquelle les parlementaires ont dit OUI à Total : oui on vous allège les taxes. Scandale médiatique. Nouveau vote pour dire NON à total. Mais quelques jours avant Noël, le Gouvernement trouve une astuce pour dire OUI à Total. Lire. C’est ça l’écologie souriante qui sourit toujours aux mêmes 🙂

Autre exemple. Quand les vers de terre assainissent nos eaux sales ! Magnifique initiative du maire de Combaillaux dans l’Hérault. Et ça marche. Mais voilà, vous avez dit transition écologique, comme c’est bizarre, l’État freine et empêche le développement de cette solution sobre et économe en énergie.

Bê, bê, bê bê bê…

Bêle année à vous !

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