Les animaux font-ils partie du peuple ?

Jamais, depuis la nuit des temps, le ver de terre et cette nature « ordinaire », celle que nous foulons quotidiennement dans l’indifférence générale, n’avaient été autant au cœur de l’actualité.

Parce que ne nous y trompons pas, sauver le ver de terre ou l’abeille, sans sauver l’ensemble de la diversité biologique, n’aurait pas plus de sens que de sauver les pieds d’un cul-de-jatte.

Et la reconnaissance juridique de la Nature ne peut être que la seule finalité de mon travail. Alors, posons-nous rapidement cette question :

Les animaux font-ils
partie du peuple ?

Outre qu’en fonction des croyances des uns et des autres, la question peut être vécue comme agressive, y répondre permet de localiser l’espèce humaine au sein de la nature.

Quelle est sa place ?

En prenant au pied de la lettre la définition proposée par le philosophe Michel Onfray : “Le peuple, c’est ceux sur qui s’exerce le pouvoir“ ; puis celle d’Émile Littré : “Peuple se dit par rapport au gouvernement d’un roi, d’un évêque, etc.” ; en considérant que l’humain est un animal comme un autre, les animaux font partie intégrante du peuple, puisque le pouvoir s’exerce également sur eux.

D’ailleurs, le ver de terre, l’abeille et le renard le subissent de plein fouet. Par extension, on peut même dire que les arbres et les plantes le subissent aussi sans merci, car, qu’on le veuille ou pas, tout ça est possible grâce à une chose : l’inexistence juridique de la Nature.

Et ce vide juridique profite à qui vous savez. Extrait des derniers mots de l’Éloge de l’abeille.  

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