La chasse à la pelle est-elle plus écologique ?

Sur la photo d’en-tête, c’est celle d’un renard qui en fait les frais. Ci-dessous, c’est le président de la LPO qui y échappe de peu, mis en joue par un chasseur qui braconnait en toute liberté une espèce protégée !

Ce matin 9 novembre 2015, dès l’aube, Allain Bougrain Dubourg accompagné de militants de la LPO a une nouvelle fois dû intervenir sur le terrain dans les Landes pour dénoncer le braconnage des pinsons…Lire la suite.

Si la chasse illégale de certaines espèces protégées est autorisée en France au nom d’une tradition qui se place au-dessus des lois, comme autrefois la loi divine, on peut se demander si tuer un renard en lui éclatant le crâne à coup de pelle est légal. Et effectivement, ce n’est pas interdit.

En complément sur le braconnage à la glu, lire les articles des deux Christophe… Christophe Magdelaine et Christophe Colinet. Y’a un truc avec les Christophe… 🙂

J’ai levé le pied

Non, je n’ai pas levé le pied par essoufflement, seulement diminué le rythme de mes publications sur ce blog, car je boucle les corrections de mon prochain ouvrage : Ils mangent la planète. Je boucle également la suite de l’Éloge du ver de terre. et j’ai plusieurs tribunes en instance de sortie, dont celle dans Le Monde : Abeille (s). Le plafond de verre !

Publié le 22 oct. dans Reporterre.net :

Cultiver avec le renard, ce partenaire de la transition écologique. Extrait : “Quelle drôle d’idée se diront les chasseurs, penser que notre bête noire est un acteur incontournable de l’agriculture durable au même titre que l’abeille et le ver de terre. Mais voilà, le renard roux a beau appartenir à une communauté d’auxiliaires sur laquelle l’agriculteur peut s’appuyer pour produire une alimentation plus saine et écologique, les parlementaires en ont décidé autrement, confiant aux chasseurs le soin de s’en débarrasser.

À écoutez ou réécoutez, l’émission de Denis Cheissoux sur le renard, où, à l’aube, il part avec Jean-François Noblet sur les traces de l’être le plus rusé de nos forêts… Et pour le plaisir des yeux,

2 réflexions sur “La chasse à la pelle est-elle plus écologique ?

  1. Maladie de Lyme : l’invasion !
    Des scientifiques américains et polonais se sont récemment aperçus d’un enchaînement étonnant qui permet de prévoir la hausse de la population de tiques. Une année de bonnes récoltes de céréales provoque une multiplication des souris l’année suivante. Plus de souris signifie plus de lymphes de tiques. L’année d’après, lorsque ces lymphes se transforment en tiques adultes, on constate une recrudescence du nombre de tiques. Chez nous, la maladie de Lyme n’a pas cessé de progresser ces trente dernières années. Et la maladie de Lyme se répand à partir des souris. En effet la plupart des souris sont porteuses, dans leur sang, d’une redoutable bactérie en forme de spirale : Borrelia burgdorferi. Cette bactérie a été découverte par un Suisse : Willy Burgdorfer. Les lymphes qui sucent le sang des souris infectées par la Borrelia burgdorferi sont fatalement contaminées par la bactérie. Celle-ci vient alors se loger dans leurs intestins. Le renard peut donc nous aider à limiter la prolifération de cette maladie en régulant la prolifération des souris. CQFD
    Les tiques sont longtemps restées des parasites rares, localisés dans certaines régions du centre de l’Europe (Alsace, Bade-Wurtemberg, nord de la Suisse) et du nord-est des États-Unis.
    Aujourd’hui, c’est une invasion. Elles s’élancent simultanément à l’assaut de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Russie, de la Finlande, des Pays-Bas, de la Belgique, de la France, de l’Angleterre… Bref, de toute l’Europe.
    Autrefois, les larves de tiques mouraient des rigueurs de l’hiver.
    Actuellement, avec ces hivers qui n’en sont plus, elles survivent par millions. Elles éclosent alors sous forme de « lymphes » (tiques adolescentes) qui se logent dans la fourrure des rongeurs.
    Une seule souris peut porter plusieurs centaines de lymphes dans ses poils, qui se nourrissent de son sang.
    Et c’est là que le problème commence car la maladie de Lyme se répand à partir des souris
    La plupart des souris sont porteuses, dans leur sang, d’une redoutable bactérie en forme de spirale : Borrelia burgdorferi. Cette bactérie a été découverte par un Suisse : Willy Burgdorfer.
    Les lymphes qui sucent le sang des souris infectées par la Borrelia burgdorferi sont fatalement contaminées par la bactérie. Celle-ci vient alors se loger dans leurs intestins.
    Au stade adulte, l’objectif inlassable des tiques est d’entrer en contact avec les jambes ou les bras des promeneurs. Elles se cachent dans les herbes hautes et attendent leur heure.
    Dès qu’une victime passe par là, elles s’accrochent à ses vêtements, puis se dirigent vers un endroit bien chaud de sa peau, où le sang affleure. Là, elles enfoncent une sorte de seringue qu’elles ont sur la tête et qui se fiche dans la chair comme un hameçon. Puis, elles se mettent à pomper pendant des heures, des jours entiers, pour se gorger de sang, la tête délicieusement enfoncée dans la peau, comme l’autruche met la tête dans le sable.
    Tique en train de sucer le sang d’un homme et de peut-être lui transférer la maladie de Lyme
    Même si la tique est infectée, la bactérie met en réalité 36 à 48 heures pour passer dans le sang. En effet, elle loge dans le tube digestif de la tique. Pour le remonter à contre-courant, y compris dans la seringue, elle a besoin de ce délai.
    Dans l’intervalle de temps, vous vous êtes en principe rendu compte que vous étiez piqué, et vous aurez retiré la tique. En effet, une tique accrochée dans la peau provoque rapidement une forte démangeaison vous permettant de la repérer.
    Il faut procéder avec précaution, sans écrabouiller la tique, car alors vous risqueriez de lui faire « vomir » le contenu de ses intestins et d’accélérer la contamination. D’où l’intérêt des « tire-tiques », ces pinces spéciales en forme de mini-pieds-de-biche qui permettent de saisir la tique par le cou pour l’extraire.

    Belles récoltes, mauvaise nouvelle
    Des scientifiques américains et polonais se sont récemment aperçus d’un enchaînement étonnant qui permet de prévoir la hausse de la population de tiques [1].
    Une année de bonnes récoltes de céréales provoque une multiplication des souris l’année suivante. Plus de souris signifie plus de lymphes de tiques. L’année d’après, lorsque ces lymphes se transforment en tiques adultes, on constate une recrudescence du nombre de tiques.
    Traitement de la maladie de Lyme [2]
    Sources :
    [1] Oak acorn crop and Google search volume predict Lyme disease risk in temperate Europe – PDF
    [2] Traitements ont été détaillés dans le Plantes & Bien-Être n° 21 consacré à la maladie de Lyme, février 2016.

    1. Je comprends mieux pourquoi des familles vivant en ville se plaignent qu’elles sont la proie des tiques alors que moi qui vit en montagne et nourrit les renards de nos déchets alimentaires je n’en ai jamais subi les piqûres. Bien sûr que les voisins/touristes se plaignent de la présence des renards tandis qu’ils ont des animaux domestiques…
      La video renard vs campagnol est magnifique, merci : dans les prés avoisinants ils procèdent probablement de même en sautant sur les tunnels de campagnols.

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