Pourquoi faut-il recycler ses pipis cacas ?

Recycler ne veut pas dire donner une nouvelle vie, mais remettre dans le grand cycle de la vie.

À ne pas confondre avec l’activité économique du recyclage et des in-recyclables comme les déchets nucléaires, ces derniers, des ordures qui vont peser un âne mort sur les bras des générations futures. Mais, chut, ne leur disons rien, la surprise sera d’autant plus grande 🙂

Pourquoi recycler ?

Extrait de l’Éloge du ver de terre : À l’image de l’écosystème terrestre, le fonctionnement naturel d’un système fermé est de vivre replié sur lui-même. C’est inné, chaque être vit pour sa pomme. Une vie de repli aussi naturelle que le cycle de l’eau, un système qui ne cesse de faire sa révolution, un système en boucle qui revient inlassablement à son point de départ, un système sans fuite comme celui de l’oxygène, de l’azote, du carbone, du phosphore… Du phosphore ! Euh non, pas du phosphore, pas depuis que vous avez décidé de tirer la chasse pour l’évacuer le couper.

Tirer la chasse, c’est polluer

Au nom de la modernisation des comportements et de votre sacro-sainte évolution à laquelle vous êtes les seuls à croire, vous, les humains, vous avez décidé de tirer la chasse sur vos cacas et pipis pour les envoyer polluer les sources, les rivières et les océans. Tout ça à cause de votre obsession du propre et du désinfecté, tout ça à force de prendre le monde des microbes pour les forces du mal, vous avez oublié que le phosphore est un des rouages fondamentaux du mécanisme du vivant, vous avez oublié que le processus biochimique de la photosynthèse était le moteur de la vie.

Le phosphore

Comme un oiseau sans aile, vous avez cru pouvoir prendre votre envol, une initiative qui vire au vinaigre, tant est imminent le retour de manivelle dans les gencives de l’humanité, comme dit Bob. Bob, un clébard qui traîne dans le coin, une brave bête qui chasse les merles, les poules, les taupes et les blaireaux, nos pires ennemis après vous. Bref, un ami.

Mais de quoi parles-tu ?
— Du phosphore dit le ver de terre.
Ah ! Pour la majorité des gens, le phosphore, c’est phosphorescent.
— Ce qui brille, brûle…
Quel est le lien avec ta cause ?
— Sans plante, je meurs. Sans plante, tu meurs ; tu me suis ?
Nous te suivons.
— Sans oxygène, je meurs. Sans oxygène, tu meurs aussi ; tu me suis ?
Viens-en aux faits.

— La plante a besoin d’oxygène pour vivre. Mais au même titre qu’elle a également besoin d’eau, elle a aussi besoin de phosphore. Tu me suis ? Et ce phosphore, puisé par la plante dans le sol, se retrouve tout naturellement dans votre ventre à un moment donné ou un autre. Et ensuite dans vos rejets, des pipis et des cacas que vous ne recyclez plus.

Et alors, où est le problème ?

— Le phosphore est présent en faibles quantités dans les sols et il n’est pas renouvelable. Et si tu ne recycles pas ce qui ne se renouvelle pas, recycler pour remettre dans le circuit parce que le phosphore est une des pièces maîtresses du circuit de la photosynthèse, le circuit s’arrête. Et des sols sans phosphore sont à l’image d’une atmosphère sans oxygène, sans vies.

Vu ainsi, effectivement, ça pose un souci.
— Et les sols commencent à tirer sérieusement la langue…


C’est ce dialogue surréaliste qui a propulsé le ver de terre dans les médias : voir l’étendue des dégâts 🙂

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