Quelle surface cultiver pour être autonome ?

Formulée autrement, quelle surface agricole faut-il pour nourrir un être humain pendant 365 jours ?

Et comme la question est loin d’être simple, mettons de côté : le logement, l’habillement, l’eau, le chauffage et le transport.

5,1 ha par pers.

Donc, on s’interroge sur une grandeur de sol restreinte à l’autonomie alimentaire, et non à la surface occupée par un Européen pour assouvir l’ensemble de ses besoins : 5,1 ha selon l’État. (Source Direction de l’information légale et administrative | Paris 2017) Chacun fera la multiplication, pour, oh, surprise, découvrir qu’en France, notre espèce occupe déjà plus de la moitié de la surface… y compris les sommets des montagnes, les rivières et les plateaux désertiques ! 

Cette occupation du territoire laisse peu de place à la nature sauvage et aux autres espèces. D’ailleurs, c’est la principale cause de notre conflit avec l’ours et le loup ; et la première cause de la chute des populations d’insectes et d’oiseaux.

Nous avons un manque de place. Aussi, pour limiter les dégâts, les Européens vont piquer des ressources dans des pays dits plus faibles, des pays que l’on appauvrit encore plus. En réponse, pris à la gorge, leurs pauvres migrent en Europe pour survivre… C’est un cercle vicieux !

12,5 m2 par pers.

Bref, dans le domaine du vice et de la connerie, les réseaux sociaux ne sont pas avares. Et effectivement, à un surfeur qui s’interrogeait sur la surface qu’il devrait acquérir pour être autonome, un autre lui a répondu sans hésitation : « Sur 1 ha en permaculture, je pense que tu peux nourrir environ 800 personnes à l’année… » Soit 12,5 m² par pers. et par an, inclus les allées et les chemins. Un miracle digne de la multiplication spontanée des pains.

Mais, fort heureusement, la réponse découlait d’un processus de la pensée… Imaginons si le gars avait répondu sans réfléchir ! Parce qu’en perma, la surface ou la longueur, c’est une affaire de garçons : plus la surface est petite, plus la bite est longue ; le contraire des propriétaires de gros 4×4 🙂

1,2 m² / pers.

Je me moque ouvertement, car, dans le domaine de la bêtise, nul n’est à l’abri et chacun a son heure de gloire. Faut juste être patient ! Et il y a quelques années, je me souviens avoir lu dans un magazine de jardinage bio, l’interview d’un ingénieur agronome qui soutenait que : “une lasagne de 6 m² approvisionne une famille de 5 personnes en légumes d’été…” Soit 1,2 m² par pers.

Il y a aussi le miracle des fermes urbaines, qui, à l’instar d’un article publié en 2016, soutiennent produire 800 kg de légumes et 400 poissons par an… sur 15 m². Soit 80 kg de denrées par m², vin et service non compris !

50 pers. / ha

Et comme un miracle n’arrive jamais seul, il y a aussi celui de l’agriculture dite conventionnelle ou chimique, celle qui a innové en coupant son lien avec la nature, et, qui, avec ses rendements miraculeux mais bien réels, nourrit en moyenne 50 pers. par ha.

Dommage que cette agriculture ne soit pas durable, et que ses adeptes soient directement responsables de l’assèchement des sols, de l’empoisonnement des sources et des rivières, de la fin de la biodiversité… Bref, la liste est trop longue. Dommage tout de même.

En effet, partant du principe que d’un point de vue calorique, 500 à 600 gr de céréales suffisent amplement pour nourrir une personne par jour, et eu égard à ses rendements moyens en maïs (10 T/ha) et en blé de (8 T/ha), une simple règle de 3 met en évidence que 180 m² de maïs nourrissent une personne pendant une année, contre 230 de blé ! 

Des chiffres remarquables, pour des rendements extra-ordinaires, obtenus grâce à une débauche d’énergies fossiles ou non renouvelables.

4 à 5 pers. / ha !

En 2015, j’avais piloté la première enquête sur l’autonomie, mais sans poser la question de la surface requise. Et, contre toute attente, les résultats  avaient mis en évidence la prévalence des croyances sur les savoirs. En effet, moins les personnes étaient autonomes, plus elles croyaient en leurs savoirs, et plus elles tendaient vers l’autonomie, moins elles croyaient et plus elles étaient en demande de savoirs.

Bref, m’appuyant sur mes quasi 60 années que je foule les sols nourriciers – oh, zut, la roue tourne… j’vais bientôt boucler mon tour de piste 🙂 -, je rejoins l’article de Ferme d’Avenir qui propose entre 1000 et 1500 m2 en climat tempéré.

Offrir le gîte et le couvert

À cette surface, il convient d’ajouter un vieux principe agronomique qui consiste à toujours laisser un 1/4 de ses sols en jachère. Et sur ce 1/4, on cultive pour nourrir la vie du sol et la diversité biologique ; l’amour et l’eau fraîche n’étant pas suffisants pour attirer chez soi une biodiversité abondante, avec sa multitude de pollinisateurs et autres auxiliaires. Donc, il faut leur offrir le gîte et le couvert, et ça, c’est du boulot comme on dit.

Et enfin, sachant que tout acte agricole entraîne un déficit de fertilité, pour la maintenir,  il faut rajouter 1000 m2 pour compenser les pertes de matière organique de la zone cultivée.

Conclusion

L’équation est simple. La Terre n’est pas extensible et, avec l’érosion, c’est la roue qui tourne et les sols nourriciers qui reviennent à leur état naturel de déserts minéraux. Parce que le sol est une ressource épuisable, non stable, une terre animale comme l’appelait Charles Darwin.

Actuellement en Europe, 1/4 des sols nourriciers se vide de leurs sols. Alors, on dit que les cailloux remontent… alors que c’est la terre qui s’en va 🙁

L’équation est simple, pour compenser la perte de sols et l’augmentation de la population, on gagne sur la nature sauvage, autrement dit, sur les forêts.  Prenons le problème à l’envers.

Sachant que pour nourrir l’humanité, il y a une relation franche entre la surface de la planète et celle pour nourrir durablement un être humain, nos meilleurs mathématiciens pourraient calculer quand la famine va revenir en Europe… Bref, n’hésitez pas à commenter pour compléter ou améliorer cet article.

L’Éloge du ver de terre est en librairie

20 réflexions sur “Quelle surface cultiver pour être autonome ?

  1. Bonjour,
    Article synthétique et très intéressant, je me suis d’ailleurs souvent posé la question de la surface optimale pour atteindre l’autonomie. Personnellement, avec 2500 m² composés de 1800 m² en culture et du reste en ornement je n’y arrive pas sur mon terrain des plateaux calcaires superficiels du nord de la Bourgogne.
    Deux variables ne sont pas prises en compte : le climat local et la nature du sol (climat tempéré c’est trop vaste!).
    Chez moi, gelées tardives fréquentes et le climat semi-continental rendent aléatoires les récoltes maraîchères et fruitières. Hors irrigation (réserve d’eau de pluie) point de culture possible. Pourtant je possède plus d’une centaines de fruitiers et un grand potager sans travail de sol depuis + de 10 ans. Et j’y ajoute poules et ruches.
    On dépend toujours de l’extérieur… Pour moi les BRF nécessaires en abondance pour le paillage, la taille en local ne suffit pas, de même qu’une partie du fumier que je composte pour les plantes les plus exigeantes, pour avoir quand même un minimum de rendement, et les grains pour les poules.
    Bref, je ne dépends pas de mon terrain pour vivre, mais si c’était le cas, je ne suis pas sûr d’avoir mes 2800 kcal/jour lissés sur l’année! Il y aurait un problème majeur de janvier à mai!
    Je pense que l’on sous-estime assez grandement la taille du terrain pour une totale autonomie, surtout avec les bobos de la permaculture “en buttes”.
    En tout cas bravo Christophe pour votre site que j’ai découvert il y a peu. Je vais d’ailleurs m’empresser d’acheter votre dernier livre.

    PS: pour la forêt, je préfère largement 1 ha de plantation même résineuse plutôt qu’1 ha de céréales en conventionnel. Le sol, l’eau et la biodiversité en pâtissent moins… Comme la majorité de l’accroissement de la surface forestière vient de la déprise agricole… même si c’est surtout vrai pour la région méditerranéenne.

  2. Bonjour, merci pour l’article , le climat et surtout la méthode d’agriculture peuvent faire passer du simple ou triple la surface nécessaire.
    Je ne crois pas qu’ils faillent être 100 % autonome , quel intérêt ? Je trouve plus intelligent de partager et échanger , on s’arrange entre voisins , chacun a son potager familial ensuite chacun a sa spécialité .
    Masanobu Fukuoka affirmait qu’il ne fallait qu’un dixième d’hectares à une personne pour vivre de l’agriculture naturelle.
    Pas si loin dans l’histoire humaine , les Paysans Français faisaient vivre leur famille uniquement des fruits de leurs terres, de combien disposait il de surface ?
    Il est je crois necessaire de prendre en compte le type de céréales qui sera cultivé : la première céréale cultivé par l’homme il y a 7 000 ans est aussi la plus nourrissante , et elle n’a jamais subi d’hybridation, de modification, elle est resté telle qu’elle, cette céréale c’est le petit épeautre , il contient tous les acides aminés essentiels comme la viande .
    Il est cultivé en bio car ne nécessitant pas de traitement .
    Il a été remplacé par le blé , plus rentable. Le petit épeautre n’ayant un rendement “que” de 1 tonne à 1 tonne et demi à l’hectare avec une methode conventionnel bio cultivé en montagne.
    D’autre céréales tres nourrissante comme le sarrassin et pouvant être alterné avec une céréales d’hiver sont de bon choix.
    La patate douce a un bon rendement sans être affecté par les maladie comme le mildiou de la pomme de terre .
    Ruche, poule, lapin, lait de chèvre ne sont pas indispensable mais ajoutent au confort alimentaire .

  3. Merci pour ce régalant article!
    Eh oui, quand on compte la surface de production, ne pas oublier déjà tous les intrans qui doivent bien venir de quelque part (la fameuse paille pour mulcher les planches, la crotte de bique en automne et le grain pour cocotte).
    Ensuite, voir qu’il faut bien d’autres zones pour que les bestioles puissent vivre, on a bien compris que dans une culture totalement hors sol et hors vie, on perd non seulement son âme mais aussi la biodiversité. Donc une surface boisée, une haie au minimum, et une surface avec un max de fleurs sauvages pour les insectes, et des lieux pour y nicher, se cacher, se reproduire, dormir…. Pour avoir un système qui fonctionne, il faut tout ça…

    1. Bonsoir Nini,

      Tu ne fais que reprendre ce que j’ai écrit…

      Ensuite, dans un article, sur l’autonomie, les intrants sont proscrits… autrement ce n’est plus de l’autonomie, mais de la dépendance 🙂

      Bref, je suis à des années-lumières de ta conception, car, un espace de culture n’est pas constitué de zones avec des fonctions, cloisonnées en open-space… mais un espace cohérent et en mouvement, cultivé par opposition à sauvage, et ouvert sur le monde. Belle journée

  4. Salut Christophe,

    Sympa ton article, comme d’ordinaire. Je suis content que tu parles des exploits de certains commerciaux “agronomes” s’auto-proclamant sauveurs de l’humanité à grand coup de phrases choc ou d’affirmations non vérifiées.

    Nous avions contacté Positivr et WeDemain à l’époque pour leur dire qu’ils ne se faisaient pas du bien à relayer ce genre d’articles douteux mais sponsorisés, donc vrais.

    Dans le top bluff aquaponie en général on retrouve souvent les mêmes :
    – La société CitizenFarm (en liquidation depuis) et son fondateur Pierre Oswald qui annonçaient à leurs clients 800kg de légumes et 400 poissons par an pour 15m2 sans avoir même déjà cultivé un radis mais se prétendant agronome ou ingénieur, parfois les deux.
    – La société MyFood qui affirme récolter 400 kilos de fruits et légumes par an et 40 kilos de poisson sur 23m2… (source WeDemain) sans avoir jamais rien cultivé non plus. Charmante équipe composée de gentils philanthropes de la finance, associés avec Kevin Morgan-Rothschild (voir sur leur site, onglet “Team” …). Pas besoin d’en dire plus!

    L’agriculture est à la mode, oui, oui!! Et la mode amène son lot de comiques!

    “Auteuil Neuilly Passy, c’est pas du gâteau
    Auteuil Neuilly Passy, tel est notre ghetto…”

    La plupart d’entres nous savent faire la part des choses et trouver leur vérité mais des centaines de clients tombent dans le panneau!

    1. Note, chère Aquaponie, que j’apprécie cette mise au point.

      Mais pour être tout à fait complet sur le sujet, certains adeptes de l’aquaponie, pas tous bien évidemment, ne sont pas avares pour se gausser des rendement dithyrambiques de leur système, un système finalement basé sur le plastique… Oui, je suis taquin. Belle journée

  5. Bonjour,
    Je pense qu”avec cette surface la consommation de viande devra être marginale. Par contre 500 g de céréales fournissent à peu près 1700 cal ( 0.5 Kg X 3500cal/Kg) c’est très insuffisant je pense . Surtout que comme le bonhomme cultive sa terre à la main il sera plutôt proche des 3000cal/jour. Il ne mangera pas que des céréales et d’après ce que j’ai pu lire un peu de partout en bio , il faut compter 2Kg /m2 de légumes tout confondu. Les carottes c’est 200cal/Kg les patates 900cal/kg . On fait mieux avec les haricots en grain mais les rendements sont plus faibles , je pense qu’un mix de légume du potager c’est a peu près 600cal/Kg soit 1200cal/m2. j’en déduis qu’il faut pour en vivre 900m2 auxquels rajouter la jachère. on retombe bien sur les 1000 a 1500m2. Ce n’est pas mon expérience (j’en suis très loin plutôt 1kg/m2) mais ce que je conclus de mes diverses lectures.
    Bonne journée

    1. Salut Bruno,

      Dans mes calculs, et en fonction des terroirs, nous sommes plutôt sur une surface de 2000 à 2500 m2… et avec un système de production nettement supérieur à 2 kg de légumes par m2… Heureusement, car, autrement, mieux vaut rester couché 🙂 Belle journée

  6. Donc après un rapide calcul, on pourrait se baser sur une moyenne de 2500m2 nécessaires par personne pour être autonome, 1250 m2 de production, plus 25% de la surface en jachere, on arrive a 1500 m2, plus les 1000m2 de reserve humique et de biodiversite et biomasse, on arrive au total de 2500 m2. Qu’en pensez vous?

  7. 4 erreurs majeures qui desservent pourtant une bonne cause.☹️
    Ce que je fais :
    -12 M2 de serre + 40 M2 de potager extérieur me suffisent pour 4 personnes d’avril à octobre en légumes. Sauf les pommes de terre, qui elles sont en quantité suffisante pour l’année.
    -mes poules, canards, pintades, lapins…sur 1000m2 d’herbe (arbres fruitiers) + 1t5 de céréales et 200kg foin de mon voisin suffisent à plus de 70% de la viande nécessaire au foyer et enrichissent mon sol.
    Ce que je sais :
    -la ferme voisine de 50ha avec 50 vaches laitières, en autosuffisance d’herbe et céréales n’a pas d’apport extérieur en engrais chimiques. L’azote nécessaire vient du recyclage des déjections animales…cf: cours agronomiques séculaires.
    -Les cailloux remontent du fait du labour…(nocif aux sols) non uniquement de l’érosion des sols.
    La forêt française croît de près de 1% par an, elle a doublée sa surface depuis 1850.

    Les arguments pour contrer l’agriculture intensive nocive ne manquent pas… pourquoi dire des choses erronées qui sont néfastes à l’agriculture extensive pourtant productrice d’une grande biodiversité ?

    1. Bonjour Arnaud,

      Vous me posez la questions suivante : Pourquoi dire des choses erronées qui sont néfastes à l’agriculture extensive pourtant productrice d’une grande biodiversité ?

      Vous écrivez aussi : La forêt française croît de près de 1% par an, elle a doublée sa surface depuis 1850.

      – Est-ce la forêt qui croît ou la monoculture d’arbres ?
      Là, vous avez essayé de m’enfumer… 🙂

      Et enfin, dans un article où on s’interroge sur l’autonomie, vous m’écrivez acheter UNE TONNE CINQ de céréales et une balle ronde de foin…

      Je m’interroge, ne serions-nous pas sur un hors sujet ? Belle journée

  8. Apparemment, dans tous les pays du monde, les paléolithiques ont réussi à bonifier leurs forêts nourricières, afin de concevoir un mode de vie sédentaire. Une culture du vivant, tel que transplanter les vivaces et consommer les vivres issus de la nature. En déboisant pour permettre au soleil d’atteindre les buissons à fruits. Ils renforcirent les fausses à poissons pour obtenir de plus grands bassins et de meilleurs pêches. Ils coupaient certaines herbes pour laisser place seulement aux plantes comestibles et arbustes fruitiers. Certaines forêts auraient bien pue servir de marché d’alimentation vivant. Même de nos jours, dans la forêt, les pommiers, pruniers, cerisiers et poiriers poussent un peu partout, les fruits sauvages poussent en abondance et les sols sont recouverts de comestibles et de fines herbes à incorporer en salades. Autre foi les jardins étaient en quelque sorte, des forêts bonifiés pour la production alimentaire. Des centaines de km carré aménagé pour nourrir les paléolithiques de civilisations aujourd’hui disparu.

    1. Bonsoir Victor,

      Je peux vous répondre car j’ai connu les jardins forêts… Ils étaient encore beaucoup présents il y a encore une cinquantaine d’années !

      Car l’arbre était un acteur du système agricole. Aujourd’hui, on déforme en pensant que les anciens cultivaient dans des forêts aménagées, mais en réalité, ils ne cultivaient pas dans les forêts, seulement leurs espaces de cultures intégraient l’arbre comme une ressource. Belle soirée.

    2. “Même de nos jours, dans la forêt, les pommiers, pruniers, cerisiers et poiriers poussent un peu partout, les fruits sauvages poussent en abondance et les sols sont recouverts de comestibles…”
      De quelles forêts parlez-vous ?
      J’en ai parcouru pas mal en France (depuis les années 50), pas les mêmes que vous ? ou bien je n’ai pas bien regardé, car je n’ai vu des fruitiers que dans des clairières ou en bordure de bois. Pour les baies, c’est plus dans les taillis, mais très rarement sous des canopées denses.
      Merci de nous éclairer.

  9. Bonjour, tout d’abord, bravo pour le ton employé, je veux parler de l’humour bien sur présent en début d’article…. sincèrement c’est un régal!!! Je vais tenter de mémoriser “…dans le domaine de la bêtise, nul n’est à l’abri et chacun a son heure de gloire. Faut juste être patient!”, excellent!

    Je n’apporterai pas davantage d’eau au moulin de ce sujet passionnant, mais l’idée de réserver 1/4 de sa surface cultivé à la jachère, et donc de réutiliser cette vieille pratique pleine de bon sens, semble effectivement fondamentale, qui plus est, si l’on dédit à cet espace, l’utilité d’y cultiver le gite et le couvert nécessaire à la biodiversité.
    Tout comme il est primordial, de prendre en compte la surface qui sera nécessaire, pour cultiver la nourriture indispensable à apporter au sol des parcelles misent en culture.

    Tout ceci est d’une complexité qui laisse parfois dubitatif, et gare aux nouveaux petits génies, qui pensent souvent bien trop vite avoir tout compris…Car après la théorie vient la pratique, et la confrontation avec le fait de “travailler avec du vivant”. Celle qui nous ramène souvent, à la dure réalité du travail de paysan…

    1. Bonjour Chichkowsky,

      Et les volailles étaient nourries avec du grain cultivé sur les 1000 M2 ?

      Quant à la faune du sol, vous la nourrissiez comment ? Merci pour votre retour. Belle journée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *