L’araignée, une espèce à protéger !

Qui se soucie de l’araignée au jardin ? Personne. Qui fait le lien entre l’effondrement de la biodiversité dû aux pesticides, et l’impact direct des insecticides et des perturbateurs endocriniens sur les populations de 8 pattes ? Pas grand monde…

Alors, si personne ne se soucie du futur de l’araignée, la phobie serait-elle alors plus forte que le bien commun ?

J’entends, certaines sont très impressionnantes comme celle-ci qui se nourrit d’oiseaux et de souris 🙂 Et comme l’araignée se déplace sans faire de bruit, c’est pas très rassurant… pas plus qu’un serpent. Et pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne de mettre sur le même plan, un cobra et une rapiette.

Bref, en considérant qu’elles peuvent manger jusqu’à 400 millions d’insectes par hectare, on peut aussi changer son regard, et voir en l’araignée, un puissant insecticide naturel.

Le ver de terre et l’araignée,
même combat

De ce point de vue, l’araignée est aussi transparente que le ver de terre dans la loi pour la reconquête de la biodiversité : queue de chique, que nenni, rien. Aux yeux de la loi, comme la Nature et la Planète, l’araignée et le ver de terre n’existent pas ! Et pour rappel, ne pas exister juridiquement veut dire clairement n’avoir aucun droit à exister.

D’accord, il y a les araignées rouges qui sont vues du mauvais œil par le jardinier ou l’agriculteur, mais ce ne sont pas des araignées, seulement des acariens, des frères et sœurs à ceux qui vivent sur votre oreiller ! Quant aux vraies araignées, elles sont près de 47 000 espèces, quasi toutes sinon toutes carnivores, et dont le rôle, dans l’équilibre des écosystèmes, est tout aussi important que celui du loup, du renard et de la belette. Et du hibou. Et du bourdon, de l’abeille…

Chaussons nos lunettes

Quand l’abeille est aujourd’hui vue comme la reine des auxiliaires, ce qui est abusé, le ver de terre est vu au mieux comme son valet, quand les champignons sont vus comme les rois du monde souterrain. Ce qui est totalement abusif, sauf à considérer que l’ensemble du monde souterrain est roi en son royaume.

Mais que dire aux aveugles qui voient en la limace un auxiliaire alors que jamais personne ne voit en l’araignée, un auxiliaire des cultures pour les protéger aussi essentiel que l’abeille pour les polliniser ou le ver de terre et les champignons pour les nourrir.

Tous les liens conduisent vers d’autres articles du jardin où l’information est développée.

Un article écrit
comme une humeur

Il y a 2 jours, jamais je n’aurais écrit ce que je viens d’écrire, tout simplement parce qu’avant, jamais je ne m’étais vraiment interrogé sur le rôle écologique de l’araignée. Même si pour des convenances personnelles, jamais je ne leur ai fait de mal, pas même aux grosses sombres et velues qui rentrent à l’automne dans nos maisons pour passer l’hiver.

D’ailleurs, on se demande toujours d’où elles sortent car on ne les voit jamais dans la nature… ! Sont-elles encore présentes en milieu urbain ou dans les zones agro-industrielles ? Je l’ignore

Lors du lever du soleil

La veille, en tapant des têtes d’agastache fenouillée pour en extraire les graines, j’avais été interpellé par ces dizaines de petites araignées tombées dans le fond de ma bassine. Mais lors du lever du soleil, j’ai découvert qu’à contre jour, notre jardin et les champs environnants n’étaient qu’une immense toile d’araignée faite de pièges plus ou moins complexes. Alors, une fois n’est pas coutume, j’ai voulu témoigner par l’image.

Certes, les araignées ne chassent pas toutes à la trappe, certaines chassent à mains nues, mais tout de même, c’est impressionnant. Aussi, cet article doit être vu comme une introduction, d’autres viendront au fil du temps, pour mieux les connaître et apprendre à collaborer avec elles.

En attendant, plutôt que d’en prendre une par la main, pour vaincre votre phobie, commencez par en prendre une dans la main !


Des plantes complètement emmaillotées !

Au fond, un fil d’araignée relie un sapin et un noyer ! Il fait au moins 10 m de longueur : imaginez le travail et la solidité de la soie… Voir les gros plans ci-dessous.

Une argiope-frelon a tendu sa toile entre 2 rangs de haricots verts.

PUBLIÉ le 1er oct.
Frais de port offerts

3 réflexions sur “L’araignée, une espèce à protéger !

  1. Enfin, un article qui n’est pas à charge…car les Araignées sont merveilleuses. Elles sont partout, mais discrètes…pourtant bien là, et fort utiles en effet. C’est mon dada ! Je les cherche, leur tire le portrait, et essaye tant bien que mal, via mon blog, de faire évoluer un peu les mentalités à leur égard…et à celui de bien d’autres petits habitants trop négligés.

  2. Toutes ces toiles dans la rosée du matin, en ce début d’automne, c’est magnifique ! J’ai une petite phobie des araignées, mais je ne leur fait aucun mal. D’ailleurs, cette phobie a diminué depuis que je mets les mains dans la terre. J’essaie de sensibiliser les enfants à leur utilité, lors de mes interventions à l’école, pour des ateliers de jardinage.

  3. Bel article.
    Quand j ai commencé à couvrir le sol la première année j avais mis du foin et j avais une myriade de petites araignées qui courraient à mon approche. Malgré que je n avais jusqu a présent pas une très bonne représentation de ces dernières je me suis quand même demandé pourquoi il y en avait autant et que leur présence devait être nécessaire pour un potager au « naturel »
    Depuis mon regard à bien changé car elles sont très utiles pour manger les petits insectes et même certaines se délectent d oeufs de limaces.
    Je vais même jusqu a laisser un coin de bache de ma serre replié afin que macromata puisse nicher. Cette petite araignee des sous bois de couleur vert pomme plutôt bien flaschi, aime à se cacher dans les plis du plastique et à y nicher.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.