Banc d’essai : 9 variétés de pommes de terre dites résistantes au mildiou

Réputées peu sensibles ou résistantes au mildiou, 9 variétés testées dans le Jardin-vivant de Compreignac en région Limousin.

Le mildiou de la pomme de terre, un champignon qui a la patate puisqu’il peut ravager toute une culture en quelques jours si les conditions lui sont favorables. Des conditions qui font que cette culture est la plus gourmande en pesticides.

Une belle aubaine pour les marchands et les multinationales de la chimie, mais une mauvaise pour le ver de terre, la biodiversité et les générations futures. Bref, difficile de contenter tout le monde.


Première partie


Nous sommes d’accord

Les pesticides sont le plus grand contresens agronomique avec la fertilisation chimique et minérale, mais ils ont la faveur du citoyen puisque nous en épandons toujours plus dans la nature. D’accord, l’expression du citoyen est limitée dans une république bananière, mais dans une démocratie, il peut l’ouvrir : Chante, chante beau merle dit l’expression populaire. Bref, la seule alternative aux pesticides serait déjà donc de commencer par cultiver une autre logique, une logique bien étrangère au citoyen. Ah, la sagesse citoyenne tant chérie par l’industrie agricole et son ministre. 🙂

Je ne vais pas m’étendre ici sur le comportement du mildiou de la pomme de terre, puisque je l’ai largement discuté dans cet article : Il n’y a pas d’alternative aux pesticides. De plus, j’ai publié ces 2 autres : Comment faire ses plants et un essai d’urine humaine comme engrais.

Comment la maladie pénètre son hôte ?

D‘une manière générale, 9 maladies sur 10 sont dues aux champignons chez les végétaux cultivés, et leur moyen d’action pour les pénétrer reste toujours le même.

La spore, l’équivalent de la graine chez la plante, germe au niveau de l’épiderme d‘une feuille ou d’une tige aérienne, puis des filaments blancs appelés mycéliums se développent et pénètrent le tissu cellulaire via des blessures, des piqûres, ou tout bonnement, les stomates. Le stomate, le lieu de passage entre l’atmosphère externe et interne de la plante, des pores qui lui permettent de respirer et de transpirer ; transpirer pour aspirer dans le sol sa bouillie nutritive.

Pourquoi le champignon attaque la plante ?

La question peut paraître conne, mais combien savent que c’est pour se nourrir, vivre et se reproduire ? Le champignon étant aussi dépourvu que vous et moi de l’organe biochimique de la photosynthèse, donc incapable de synthétiser les sucres pour nourrir ses cellules, il est obligé de les prélever chez ceux qui en sont équipés !

En effet, si pendant longtemps les champignons ont été considérés comme des plantes, depuis 1969, ils sont déclassifiés du règne végétal et ils règnent à côté des archées, des bactéries et des animaux. Et comme nous, ils se nourrissent des substances nutritives des autres… 🙂

C’est la lutte…

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, dans la lutte contre les prédateurs des cultures, en l’espèce ceux qui se délectent des sucres des plantes, 2 écoles s’affrontent. Et toutes les 2 s’appuient sur une vision fantasmée de la nature qui nie le fonctionnement des écosystèmes et des individus qui les composent. Qui nie que tous les êtres vivants sont doués de sensibilité et qu’ils ont conscience de leur environnement.

L’une enseigne que si l’on détruit un parasite jusqu’au dernier, sa disparition signera la fin du problème. Grave erreur ! Moi-même  j’ai été embrigadé et même endoctriné formé à ce dogme mais la greffe n’a pas prise…

L’autre école prêche l’inverse, et tel un épouvantail, accroche des coquilles d’œufs dans ses pêchers pour chasser le champignon responsable de la cloque des feuilles, nourrit ses limaces comme un auxiliaire des cultures ou implore les forces de cosmos pour dynamiser ses sols. J’aurais aimé exagérer mais l’imagination des jardiniers est si fertile qu’elle m’en coupe le sifflet.

Bref, tant que les supermarchés regorgeront de victuailles, la connerie est promise à un bel avenir, sachant que l’une et l’autre école font les beaux jours des multinationales de la chimie et de l’agroalimentaire. Mais avant de voir tout l’arsenal dont dispose la plante pour identifier son bio-agresseur, quelles sont les motivations qui m’ont conduit à faire cet essai tout à fait unique ?

Omerta sur la patate

Tout a commencé le jour où j’ai cultivé une variété ultra résistante au mildiou. Hé ho miracle, fini le stress des nuits froides et des jours chauds et humides, des conditions climatiques idéales au champignon mais très défavorables à la pomme de terre comme cette année où nous avons enchaîné ce type d’épisodes à 2 reprises, fini les produits bleus. Alors que celles de mes voisins ressemblaient à des schtroumpfs… Et quand cela n’a plus suffit, ils les ont fauchées pour éviter que le champignon attaque les tubercules.

En revanche, allergiques au bleu, tous les doryphores du coin sont venus se repaître dans notre jardin. Et étonnamment, comme le ver de terre, leur choix semble être gustatif à l’exemple de la Sarpo bleue du Danube épargnée un moment et qu’ils ont commencée à grignoter en dernier ! Hasard ou pas ?

Le problème, c’est l’omerta qui règne autour des variétés autonomes ou économes en intrants. À tel point qu’un grainetier en ligne proposait plein de variétés dites résistantes au mildiou dans son catalogue de printemps, des variétés dont certaines sont reconnues pour ne pas l’être… À l’opposé, celles reconnues pour l’être étaient vendues à des prix totalement prohibitifs ; une manière de faire payer les produits que le client n’achètera pas.

Par ailleurs, avez-vous déjà vu votre fournisseur, type Gamm vert ou Jardiland, mettre les variétés résistantes en avant sur son étal parce qu’elles sont bonnes pour la planète mais mauvaises pour les affaires ? Non. Et pour une raison simple, ils ne les proposent pas à la vente. Pour ma part, j’ai mis plusieurs mois à réunir ces 9 variétés :

  • Carolus
  • Gasore
  • Bleue d’Artois ou de la manche
  • Limousine
  • Vitabella
  • Tentation
  • Sarpo bleue du Danube
  • Sarpo axoma
  • Sarpo mira

Et nous avons testé la résistance aux maladies, le rendement, les saveurs… La 10eme, la Cheyenne, n’a pas été prise en compte dans ce banc d’essai.

Données brutes de l’essai

26 réflexions sur “Banc d’essai : 9 variétés de pommes de terre dites résistantes au mildiou

  1. Cette année j’ai installé mes primeurs (des “Jeannette”) le 25 mars. Comme j’avais mis la planche sous tunnel 15 jours avant, la température du sol était montée à 10° malgré les fortes gelées (-13°) que nous avons eu à Metz la semaine précédente, je crois). Je m’occuperai des tardives (des Désirée”) la dernière semaine d’avril.
    Bonne journée à tous.

  2. Bonjour Christophe
    Procédons dans l’ordre des questions :
    – Je sème le lin en même temps que j’installe les pdt, environ une graine par 2 cm sur une ligne le long des rangs. Avec une culture traditionnelle, c’est un rang sur deux de façon à ne pas marcher dessus lors du buttage. Avec une culture sous paillis, c’est au bord de la planche, hors paillis. Cela n’utilise aucune surface significative.
    – Chaque année je fait une planche de primeurs (1 m x 6 m = 60 plants) et une planche de tardive (idem). Maintenant, je fais tout sous paillis avec les pdt en quinconce, sans butter.
    – Je parle bien de Doryphore
    – TCO = Thé de Compost Oxygéné. C’est un peu long à expliquer ici. Je vous renvoi donc vers http://forum-jardinier-bio.com/thread-623.html
    Bonne journée à vous également

    1. Merci pour votre retour, je vais faire l’essai cette année. Une dernière : à quelle date plantez-vous vos pommes de terre ? Belle journée

  3. Je souhaite revenir sur le commentaire de Christophe G. :
    – Au sujet des Doryphores : j’ai trouvé il y a une dizaine d’années quelques graines de lin bleu dans une cagette de pdt. J’avais bien enlevé quelques petites bêtes les années précédentes mais depuis que je sème ces élégantes et discrètes fleurs le long de mes rangs de pdt, plus rien… Le hasard ? J’ai donné quelques graines à une amie qui a la surface pour faire les essais : sur deux planches distantes de quelques dizaines de mètres, l’une était gavée de parasite, l’autre, avec le lin, était indemne. Encore du hasard ?
    – Au sujet des feuilles bleues : cette année, j’ai décidé de tenter l’utilisation du TCO en lieu et place de la BB (qui sera d’ailleurs interdite en bio d’ici la fin de l’année). L’expérimentation a concrètement démarrée il y a un mois mais je pense qu’il me faudra attendre au minimum juin pour entrevoir les éventuels bénéfices. Je présente mon projet en détail sur le forum des Jardiniers bio. On peut s’y retrouver, si vous le souhaitez. Qui qu’il arrive, et même si ça ne marche pas, j’ai appris plein de chose à cette occasion. Et c’est probablement pas fini…

    1. Hervé,

      A quelle distance semez-vous le lin de vos rangs de pommes de terre, et quelle surface cela représente, comparée à celle des PdT ?

      Quelle surface couvre les pommes de terre dans votre jardin ?

      Quand vous dites que chez votre amie, l’une des parcelles était gavé de parasites ? C’est-à-dire, quels parasites.

      Quant au TCO, c’ quoi ? Merci pour votre retour. Belle journée

    1. Bonjour,

      La Limousine est un pseudo pour cette nouvelle variété, sélectionnée en Limousin, mais pas encore commercialisée. Le sera-t-elle ? Pas certain car elle est économe. Belle journée

  4. Bonjour,

    La résistance au mildiou est génétique. Le mildiou mutant très souvent, il faut plusieurs gènes de résistance pour éviter le contournement.

    A ma connaissance, les variétés couramment présentées comme résistantes possèdent un seul gène et sont vite contaminées (quelques années). Un essai reflète donc le comportement telle année et à tel endroit, avec les souches présentes, mais ce peut être différent à 100 kilomètres ou l’année suivante.

    Une seule possède deux gènes : ‘Fortuna’, OGM de BASF.
    Une possède cinq gènes : ‘Sarpo Mira’. L’étude néerlandaise qui a identifié les cinq gènes n’est plus disponible en ligne (bizness oblige) mais je l’ai stockée et puis la mettre en dépôt en ligne : dites-le moi. Sarpo Mira a été créée dans les années 1950, en Hongrie, par croisement avec des cousines sauvages issues de la collection Vavilov.

    Pour la durée de végétation, il semblerait qu’elle soit à croissance continue.

    Pour les autres de la gamme Sarpo, ‘Axona’ est un peu moins résistante que Mira et les autres encore un peu moins, mais quand même plus que celles créées en Europe de l’Ouest. Je pense qu’elles ont conservé entre 2 et 4 gènes.

    Les productions de 1 à 2 kg par pied ne sont pas exceptionnelles pour ‘Axona’ ou ‘Mira’. Pensez surtout à laisser de la place au feuillage. Évitez bien sûr l’azote, minéral comme organique.

    Pour avoir des précisions sur la gamme des ‘Sarpos’, consulter le site http://sarpo.co.uk/home/ (en anglais simple).

    Héra

    1. Bonjour,

      Évidemment, seul, un essai n’a que peu de valeur sorti de son contexte.

      Ceci étant, les Sarpo sont certes rustiques et productives mais peu goûteuses… Un autre problème, étant tardives, elles sont aussi une ressource non négligeable pour les doryphores au mois d’aout, un mois où les autres variétés sont fanées. En revanche, une variété comme la Limousine, variété non commercialisée issue d’un centre sélection, semble réellement aussi résistante que les Sarpo.

      L’étude néerlandaise, si elle est traduite…, m’intéresse bien évidemment.

      Belle soirée

    2. Bonjour,
      L’an passé (2017), j’ai testé Sarpo Axona. Installés mi mai (à peine enterré + paillage à mesure de la montée du feuillage), j’ai dû me décider de tout arracher seulement fin octobre, avant les gelés. Le feuillage montait à plus de 1 mètre (j’ai des photos), rien n’était fané, pas de mildiou, on se serait cru en été, c’était superbe ! Et pourtant j’habite Metz… La récolte a été moyenne (1,6 kg en moyenne) avec des pdt très hétérogènes (de 50 g à 640 g). Plein de petites patates démarraient sur les tiges hors sol. Les grosses pdt étaient creuses ! Le gout pas toujours agréable, la conservation médiocre. Je ne recommencerai pas cette expérience. Je préfère finalement le risque de mildiou…

    3. L’étude néerlandaise n’a pas été traduite, mais j’ai sa présentation, en anglais simple. J’ai mis aussi deux documents utiles dans le même dossier qui sera disponible pendant trente jours à l’adresse :

      http://dl.free.fr/getfile.pl?file=/iaa7VWrH

      (désolée, le lien n’a pas suivi mais l’adresse est exacte).
      Pour les doryphores, tous mes voisins leur font la chasse, moi pas, certainement à cause des apports d’azote chez eux. C’est la clef de beaucoup d’ennuis : un engrais vert à fixation symbiotique dans la rotation de 5 ans et la fixation non symbiotique par le compostage en surface suffit largement pour produire des légumes, depuis 20 ans chez moi. Pourtant le climat est très “lixiviant”, avec une vingtaine de journées aux précipitations supérieures à 20 mm en année moyenne (on considère que 20 mm entraînent les nitrates hors de portée des racines d’annuelles). On a donné aux gens l’habitude de plantes gorgées d’azote pour maintenir l’industrie des explosifs en temps de paix : les plantes sont malades, c’est parfait car on peut maintenir l’industrie des armes chimiques. Les gens sont malades: c’est magnifique car les hôpitaux embaucheront et on tiendra la masse par la peur de la maladie.

      Pour la limousine, il est possible qu’un sélectionneur français ait enfin utilisé Sarpo Mira pour créer un nouveau cultivar, ce qui serait une bonne nouvelle: vive la diversité !

    4. Héra,

      En complément ce sélectionneur ne s’est pas appuyé sur la Sarpo, et fort heureusement pour l’aspect gustatif…

      Quant aux doryphores, comme vous, je n’apporte pas d’azote chimique, mais comme les feuilles des pommes de terre de mes voisins sont bleus, les bestiaux préfèrent venir les brouter chez moi… Preuve que l’expérience personnelle ne peut pas faire règle. Belle journée

  5. Je cherche une variété résistante de préférence, mais surtout très productive. Je voudrais tester la culture en sac, car j’ai un tout petit potager. Je suis aussi intéressée par les autres tubercules comme alternative si la patate ne veut pas, type taro ou autres.

    1. Li,

      Franchement, que vous dire de plus, puisque toutes les variétés résistantes sont listées dans mon article. Belle journée

  6. J’ai découvert hier votre site et j’y est passé une partie de ma nuit. J’aurai tellement de choses à dire…
    J’habite Metz, dans le Grand Est et je me contenterai aujourd’hui de parler de ma culture de pomme de terre Sarpo Axona (citée dans vos essais) : j’ai acquis ce printemps 25 tubercules chez un grainetier bien connu (Bxxx pour ne pas le nommer) que j’ai “déposées” fin mai sous un paillis en place depuis l’automne précédent. J’ai complété le paillis en juin puis en juillet à mesure que le feuillage poussait afin de maintenir un minimum de 20 cm au-dessus des tubercules. Je me suis arrêté de regarnir quand le feuillage était si dense et si haut que je prenais le risque de le casser.
    Depuis fin août j’attends impatiemment un début de flétrissement des feuilles histoire de ramasser mes patates à maturité : rien à faire ! Aujourd’hui encore la planche est toute verte, magnifique, sans une seule feuille malade, et les tiges mesurent toutes plus de 1 mètre de haut au-dessus du paillis. J’ai même dû monter des “ridelles” pour éviter qu’elles se couchent…
    Hier, 10 octobre, soit 140 jours après la plantation, j’ai enfin sorti un pied (mes pdt primeures sont épuisées) : 2036 g y étaient accrochées, soit 13 tubercules dont la plus grosse pesait 621 g.
    Voilà un résultat qui dépasse mes espérances. Fort de l’article passionnant relatif à la production de ses propres plants, je vais tenter de repartir de ma production 2017 pour faire celle de 2018.
    Probablement que je devrai quand même sortir mes patates d’ici peu car les gelées ne vont plus tarder, maintenant. Est-ce qu’elles seront suffisamment mûres pour faire des plants ?
    Merci pour votre travail. J’aimerai bien un commentaire de votre part sur le mien ainsi qu’une réponse à ma question.

    1. Bonjour Hervé,

      Pareil que vous, j’ai fini d’arracher mes pommes de terre Sarpo la semaine dernière, et quelques-unes dépassaient les 600 gr…

      Mais vous auriez pu aussi les laisser en terre jusqu’aux gelées sans aucun souci. Et même après, tant qu’il ne gèle pas sous votre paillis. Et pour qu’il commence à geler sous un paillis, il faut descendre en dessous des -10 -15, et encore, ce n’est même pas sûr qu’il y gèle…

      Bref, les Sarpo sont des tardives, sélectionnées par un paysan Bulgare, et évidemment, toutes feront d’excellents plants pour l’année prochaine.

      Par contre, côté cuisine et saveur, je ne suis pas très convaincu… Et vous. Belle journée

  7. Je discutais de cet article avec un voisin jardinier expert : il cultive la sarpo mira depuis plusieurs années sans aucune attaque de mildiou alors que les plants d’une autre variété sur la rangée d’à côté sont cuits. Elles sont bonnes pour la vapeur. Pour les poêlées, il cultive la pompadour. Pas de problème de doryphore en Picardie.

    1. Bonjour Guy,

      Sauf erreur de ma part, j’ai lu que ce sont des variétés anciennes, mais aucune mention au sujet de leur résistance au mildiou. Parce que d’une manière générale, les vieilles variétés sont très sensibles au mildiou car le champignon s’est adapté pour survivre, et qu’aujourd’hui, il en existe plusieurs variétés !

      N’hésitez pas à rectifier si je me suis trompé. Bien à vous

  8. Raaaaah! Mais quel suspens!

    Un détective privé paysan dur-à-cuire, des corporations plus vénales les unes que les autres, un monde intoxiqué et corrompu, une société complaisante (ignorante?), une enquête et un seul indice: la sarpo bleue du danube…

    Du coup, on se pose plein de questions. Pourquoi la cheyenne a t-elle été écartée? Va t-elle revenir sans crier gare? Les schtroumpfs et la bleue d’Artois sont-ils de connivence?
    La suite au prochaine épisode.

    Un excellent article dont j’ai hâte de connaître la suite. 🙂

    @++
    Franck

  9. Merci pour ce magnifique article. Ma fille cultive des légumes en mode BIO et je suis très intéressée et pour la suite que vous allez nous faire suivre. Ces plants sont-ils facilement disponibles ? Où vous fournissez-vous ? Nous sommes en Belgique. Merci encore pour tout et bon week end.
    909 + 4

    1. Bonjour Monique,

      Pas d’impatience, les informations vont arriver au fur et à mesure… 🙂 Belle journée

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