Banc d’essai : 9 variétés de pommes de terre dites résistantes au mildiou

Réputées peu sensibles ou résistantes au mildiou, 9 variétés testées dans le Jardin-vivant de Compreignac en région Limousin. Article enrichi d’une seconde partie le 16 sept. 2017

Le mildiou de la pomme de terre, un champignon qui a la patate puisqu’il peut ravager toute une culture en quelques jours si les conditions lui sont favorables. Des conditions qui font que cette culture est la plus gourmande en pesticides.

Une belle aubaine pour les marchands et les multinationales de la chimie, mais une mauvaise pour le ver de terre, la biodiversité et les générations futures. Bref, difficile de contenter tout le monde.


Première partie


Nous sommes d’accord

Les pesticides sont le plus grand contresens agronomique avec la fertilisation chimique et minérale, mais ils ont la faveur du citoyen puisque nous en épandons toujours plus dans la nature. D’accord, l’expression du citoyen est limitée dans une république bananière, mais dans une démocratie, il peut l’ouvrir : Chante, chante beau merle dit l’expression populaire. Bref, la seule alternative aux pesticides serait déjà donc de commencer par cultiver une autre logique, une logique bien étrangère au citoyen. Ah, la sagesse citoyenne tant chérie par l’industrie agricole et son ministre. 🙂

Je ne vais pas m’étendre ici sur le comportement du mildiou de la pomme de terre, puisque je l’ai largement discuté dans cet article : Il n’y a pas d’alternative aux pesticides. De plus, j’ai publié ces 2 autres : Comment faire ses plants et un essai d’urine humaine comme engrais.

Comment la maladie pénètre son hôte ?

D‘une manière générale, 9 maladies sur 10 sont dues aux champignons chez les végétaux cultivés, et leur moyen d’action pour les pénétrer reste toujours le même.

La spore, l’équivalent de la graine chez la plante, germe au niveau de l’épiderme d‘une feuille ou d’une tige aérienne, puis des filaments blancs appelés mycéliums se développent et pénètrent le tissu cellulaire via des blessures, des piqûres, ou tout bonnement, les stomates. Le stomate, le lieu de passage entre l’atmosphère externe et interne de la plante, des pores qui lui permettent de respirer et de transpirer ; transpirer pour aspirer dans le sol sa bouillie nutritive.

Pourquoi le champignon attaque la plante ?

La question peut paraître conne, mais combien savent que c’est pour se nourrir, vivre et se reproduire ? Le champignon étant aussi dépourvu que vous et moi de l’organe biochimique de la photosynthèse, donc incapable de synthétiser les sucres pour nourrir ses cellules, il est obligé de les prélever chez ceux qui en sont équipés !

En effet, si pendant longtemps les champignons ont été considérés comme des plantes, depuis 1969, ils sont déclassifiés du règne végétal et ils règnent à côté des archées, des bactéries et des animaux. Et comme nous, ils se nourrissent des substances nutritives des autres… 🙂

C’est la lutte…

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, dans la lutte contre les prédateurs des cultures, en l’espèce ceux qui se délectent des sucres des plantes, 2 écoles s’affrontent. Et toutes les 2 s’appuient sur une vision fantasmée de la nature qui nie le fonctionnement des écosystèmes et des individus qui les composent. Qui nie que tous les êtres vivants sont doués de sensibilité et qu’ils ont conscience de leur environnement.

L’une enseigne que si l’on détruit un parasite jusqu’au dernier, sa disparition signera la fin du problème. Grave erreur ! Moi-même  j’ai été embrigadé et même endoctriné formé à ce dogme mais la greffe n’a pas prise…

L’autre école prêche l’inverse, et tel un épouvantail, accroche des coquilles d’œufs dans ses pêchers pour chasser le champignon responsable de la cloque des feuilles, nourrit ses limaces comme un auxiliaire des cultures ou implore les forces de cosmos pour dynamiser ses sols. J’aurais aimé exagérer mais l’imagination des jardiniers est si fertile qu’elle m’en coupe le sifflet.

Bref, tant que les supermarchés regorgeront de victuailles, la connerie est promise à un bel avenir, sachant que l’une et l’autre école font les beaux jours des multinationales de la chimie et de l’agroalimentaire. Mais avant de voir tout l’arsenal dont dispose la plante pour identifier son bio-agresseur, quelles sont les motivations qui m’ont conduit à faire cet essai tout à fait unique ?

Omerta sur la patate

Tout a commencé le jour où j’ai cultivé une variété ultra résistante au mildiou. Hé ho miracle, fini le stress des nuits froides et des jours chauds et humides, des conditions climatiques idéales au champignon mais très défavorables à la pomme de terre comme cette année où nous avons enchaîné ce type d’épisodes à 2 reprises, fini les produits bleus. Alors que celles de mes voisins ressemblaient à des schtroumpfs… Et quand cela n’a plus suffit, ils les ont fauchées pour éviter que le champignon attaque les tubercules.

En revanche, allergiques au bleu, tous les doryphores du coin sont venus se repaître dans notre jardin. Et étonnamment, comme le ver de terre, leur choix semble être gustatif à l’exemple de la Sarpo bleue du Danube épargnée un moment et qu’ils ont commencée à grignoter en dernier ! Hasard ou pas ?

Le problème, c’est l’omerta qui règne autour des variétés autonomes ou économes en intrants. À tel point qu’un grainetier en ligne proposait plein de variétés dites résistantes au mildiou dans son catalogue de printemps, des variétés dont certaines sont reconnues pour ne pas l’être… À l’opposé, celles reconnues pour l’être étaient vendues à des prix totalement prohibitifs ; une manière de faire payer les produits que le client n’achètera pas.

Par ailleurs, avez-vous déjà vu votre fournisseur, type Gamm vert ou Jardiland, mettre les variétés résistantes en avant sur son étal parce qu’elles sont bonnes pour la planète mais mauvaises pour les affaires ? Non. Et pour une raison simple, ils ne les proposent pas à la vente. Pour ma part, j’ai mis plusieurs mois à réunir ces 9 variétés :

  • Carolus
  • Gasore
  • Bleue d’Artois ou de la manche
  • Limousine
  • Vitabella
  • Tentation
  • Sarpo bleue du Danube
  • Sarpo axoma
  • Sarpo mira

Et nous avons testé la résistance aux maladies, le rendement, les saveurs… La 10eme, la Cheyenne, n’a pas été prise en compte dans ce banc d’essai.


Deuxième partie


Attaquée,
comment réagit la plante ?

D’abord, la plante sauvage est capable de se soigner. Certes, elle n’a pas de système immunitaire comme notre système lymphatique et elle ne possède pas de cellules spécialisées. Bref, en l’état actuel de nos connaissances, elle sait se défendre mais sans organe défensif identifié !

Ajoutons à son crédit ou débit, je ne sais plus trop, que plus l’écart est grand entre son environnement intérieur et extérieur, plus sa dépense énergétique pour compenser affaiblit ses capacités d’autodéfense tout en contrariant son développement. Et rajoutons enfin que les différentes variétés d’une plante cultivée, qui n’ont pas d’autres buts que d’augmenter les rendements, les teneurs en sucre ou la valeur gustative, augmentent cet écart.

Parce qu’une plante cultivée
n’est pas une plante sauvage

Sélectionnée pendant des millénaires avant de nous parvenir, les caractéristiques morphologiques et génétiques de la plante cultivée ont été si modifiées au fil du temps, que dans bon nombre de cas, on peut parler de nouvelles espèces complètement inféodées à l’humain.

D’ailleurs, l’exemple du maïs domestiqué est typique. De quelques petites graines éparses, le maïs moderne produit une à deux fusées par pied avec plusieurs centaines de graines aux grains lourds comme le montre le dessin ci-dessous. Un maïs natif du Mexique, là où poussent naturellement des variétés sauvages de pommes de terre… Ce qui, un jour, « pourrait » remettre en question l’origine Andine de la pomme de terre. Ceci dit, présentement, si une variété sélectionnée de pomme de terre n’est pas replantée dans les 9 mois qui suivent, elle meurt de sa belle mort.

Que retenir ?

L’essentiel… Plus une plante vit éloignée de son milieu originel, plus elle « brûle de l’énergie » à palier, combler et réduire la distance entre ses exigences génétiques et les conditions que le milieu lui impose. Ce qui rejoint l’introduction de mon second livre sur la permaculture :

Les derniers mots de mon premier livre sur les sources de la permaculture n’étaient pas les miens mais ceux de Pons Augustin Alletz, l’auteur de L’agronome, le dictionnaire portatif du cultivateur, des mots écrits en 1760 :

C’est une chimère que de prétendre donner une méthode d’Agriculture générale. Il en faudrait une différente pour chaque province ou chaque canton ; car chaque province ne doit travailler à perfectionner que ce qu’elle possède, et ne faire d’essais que sur les productions analogues à son terroir […] C’est donc une nécessité pour le progrès de l’Agriculture de ne suivre que des exemples tirés d’un terrain, qu’on sait être semblable à celui qu’on veut fertiliser.

Sauf que cette vision de l’agronomie, qui a couru pendant plusieurs milliers d’années, est aujourd’hui qualifiée d’archaïque, d’obsolète, de vétuste, de primitive. Bref, elle est considérée comme périmée par les ingénieurs agronomes et l’enseignement agricole alors qu’elle est résolument moderne, permaculturelle et agroécologique.

Relisez l’extrait pour vous imprégner du sens des mots de l’auteur, car à mon avis, c’est la seule voie à suivre pour une agriculture soutenable et permanente, la perma-culture… À cela rajoutons les mots Masanobu Fukuoka (1913-2008) :

Plus les conditions de culture ressemblent au milieu naturel de prédilection de la plante en question, meilleur est le rapport kilojoules dépensés, kilojoules récoltés.


Influence de la technique d’élevage ?

Alors la technique de culture a-t-elle une influence sur la résistance de la pomme de terre à contrer l’attaque d’un bio-agresseur comme le mildiou ? Finalement, très peu voire aucune, même si des patates plantées dans un bas-fond du centre de la France seront sensibles plus tôt que plantées en haut d’un mont parce que les écarts de température y sont moindres ; les bas-fonds étant par nature froids et humides la nuit, et étouffants le jour.

Quant à ceux qui ressèment les graines d’une variété dans l’espoir de l’améliorer ou qu’elle « apprenne » à résister au mildiou, ils doivent savoir qu’à l’instar d’une de vigne ou de pommier, une variété de patate ne se reproduit pas par ses graines, mais uniquement par ses tubercules.

En revanche, les variétés de sa cousine germaine se reproduisent par graines. Et aux audacieux qui reproduisent les graines des tomates malades en croyant que la plante va mémoriser sa maladie pour y résister, et devenir ainsi résistante au mildiou au bout de quelques générations, je conseille vivement la méthode éprouvée par les Anciens paysans agronomes, et qui faisaient exactement le contraire… 🙂 Quand dans un carré de plantes malades, l’une résistait, c’était précisément les graines de cette plante qu’ils reproduisaient. Une méthode si éprouvée au fil des millénaires, qu’aujourd’hui on ne sait pas faire mieux.

Conseil à ceux qui veulent réinventer l’eau chaude : déjà commencer par ne pas se tromper de robinet 🙂

La plante,
une usine chimique

Faisons simple. Avant de réagir, une plante doit commencer par prendre conscience qu’elle est agressée. Exemple. Comment font les sourds pour prendre conscience qu’ils vont être piqués par un moustique ? Et les bien-entendants, comment font-ils pour savoir qu’ils sont piqués par un moustique ou une tique ? La plante doit donc prendre conscience que son agresseur met sa vie en danger, ce qui lui réclame au passage d’avoir conscience de sa mort… mais elle doit aussi l’identifier pour lui apporter la réponse appropriée.

Selon Catherine Lenne, professeure de biologie végétale et auteure du livre, Dans la peau d’une plante, la plante produit prés de 100 000 métabolites secondaires, des composés organiques stables (molécules) issues de réactions chimiques internes (métabolisme), pour 4 grands usages :

  • Le développement cellulaire
  • La communication
  • La reproduction
  • La lutte contre ses agresseurs

Force est de reconnaître qu’une usine qui fabriquerait 100 000 produits dérivés de sa production, demanderait une organisation hors du commun. Et à postuler que la plante n’en consacre que 10 % à la lutte contre ses agresseurs, ces 10 000 substances actives représentent tout de même un bel arsenal.

Mais contre ses agresseurs les plus communs, la plante stocke directement dans ses cellules certains métabolites prêts à l’emploi,  comme des plats tout spécialement préparés à l’intention de ses intrus. Finalement, des poisons que l’on appelle alcaloïdes, tanins, résines…

Quant aux poisons de la pomme de terre, elle en concentre également sous la peau de ses tubercules et à destination des champignons et des bestioles à 3 paires, 2 paires et une paire de pattes ! Et plus les pommes de terre sont vertes, plus la concentration est élevée. Parce qu’un tubercule est un organisme vivant qui continue à être actif en produisant, sous l’action de la lumière, des toxines pour se protéger. Aussi faut-il enlever ces parties toxiques car elles résistent à la cuisson. On les appelle les glycoalcaloïdes et c’est une famille de molécules composées de l’assemblage d’un sucre (glyco) et d’un alcaloïde. La solanine fait partie de cette famille et elle provoque amer et troubles digestifs !

Désolé pour les aveugles

Désolé pour ceux qui s’obstinent à croire qu’une plante est un simple objet cellulaire, mais après l’article sur l’intelligence végétale, nous voilà de nouveau sur un terrain épidermique… Et comme d’habitude, beaucoup de végétariens vont réagir en disant : Pfff, n’importe quoi, les réactions de la plante ne sont que biochimiques. Et effectivement, le fonctionnement du grain de notre système nerveux, le neurone, est biochimique. Donc, nos réactions sont comme la plante, biochimiques !

Mais je dois reconnaître que les adeptes du mouvement antispéciste se battent comme de beaux diables pour rabaisser la plante à son statut d’être sans âme, arguant que seuls les animaux en seraient dotés avec nous. Mais comme nous n’avons pas la moindre preuve d’en avoir une, l’argument me semble, non pas spéciste, mais spécieux ; le spécisme étant selon le Robert, une idéologie qui postule d’une hiérarchie entre les espèces, et spécialement de la supériorité de l’être humain sur les animaux !

Qu’importe qu’ils rejettent avec virulence de mettre sur le même plan la condition végétale, animale ou humaine, n’empêche que vu  par l’œil de ceux que nous mangeons ou exploitions. nous sommes tous des prédateurs. Et ça, la patate, elle l’a bien comprise. Aussi, quand l’un de ses tubercules se retrouve nu comme un ver sur le sol, rapidement, il devient vert, amer et toxique.

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Données brutes de l’essai

11 réflexions sur “Banc d’essai : 9 variétés de pommes de terre dites résistantes au mildiou

  1. J’ai découvert hier votre site et j’y est passé une partie de ma nuit. J’aurai tellement de choses à dire…
    J’habite Metz, dans le Grand Est et je me contenterai aujourd’hui de parler de ma culture de pomme de terre Sarpo Axona (citée dans vos essais) : j’ai acquis ce printemps 25 tubercules chez un grainetier bien connu (Bxxx pour ne pas le nommer) que j’ai « déposées » fin mai sous un paillis en place depuis l’automne précédent. J’ai complété le paillis en juin puis en juillet à mesure que le feuillage poussait afin de maintenir un minimum de 20 cm au-dessus des tubercules. Je me suis arrêté de regarnir quand le feuillage était si dense et si haut que je prenais le risque de le casser.
    Depuis fin août j’attends impatiemment un début de flétrissement des feuilles histoire de ramasser mes patates à maturité : rien à faire ! Aujourd’hui encore la planche est toute verte, magnifique, sans une seule feuille malade, et les tiges mesurent toutes plus de 1 mètre de haut au-dessus du paillis. J’ai même dû monter des « ridelles » pour éviter qu’elles se couchent…
    Hier, 10 octobre, soit 140 jours après la plantation, j’ai enfin sorti un pied (mes pdt primeures sont épuisées) : 2036 g y étaient accrochées, soit 13 tubercules dont la plus grosse pesait 621 g.
    Voilà un résultat qui dépasse mes espérances. Fort de l’article passionnant relatif à la production de ses propres plants, je vais tenter de repartir de ma production 2017 pour faire celle de 2018.
    Probablement que je devrai quand même sortir mes patates d’ici peu car les gelées ne vont plus tarder, maintenant. Est-ce qu’elles seront suffisamment mûres pour faire des plants ?
    Merci pour votre travail. J’aimerai bien un commentaire de votre part sur le mien ainsi qu’une réponse à ma question.

    1. Bonjour Hervé,

      Pareil que vous, j’ai fini d’arracher mes pommes de terre Sarpo la semaine dernière, et quelques-unes dépassaient les 600 gr…

      Mais vous auriez pu aussi les laisser en terre jusqu’aux gelées sans aucun souci. Et même après, tant qu’il ne gèle pas sous votre paillis. Et pour qu’il commence à geler sous un paillis, il faut descendre en dessous des -10 -15, et encore, ce n’est même pas sûr qu’il y gèle…

      Bref, les Sarpo sont des tardives, sélectionnées par un paysan Bulgare, et évidemment, toutes feront d’excellents plants pour l’année prochaine.

      Par contre, côté cuisine et saveur, je ne suis pas très convaincu… Et vous. Belle journée

  2. Je discutais de cet article avec un voisin jardinier expert : il cultive la sarpo mira depuis plusieurs années sans aucune attaque de mildiou alors que les plants d’une autre variété sur la rangée d’à côté sont cuits. Elles sont bonnes pour la vapeur. Pour les poêlées, il cultive la pompadour. Pas de problème de doryphore en Picardie.

    1. Bonjour Guy,

      Sauf erreur de ma part, j’ai lu que ce sont des variétés anciennes, mais aucune mention au sujet de leur résistance au mildiou. Parce que d’une manière générale, les vieilles variétés sont très sensibles au mildiou car le champignon s’est adapté pour survivre, et qu’aujourd’hui, il en existe plusieurs variétés !

      N’hésitez pas à rectifier si je me suis trompé. Bien à vous

  3. Raaaaah! Mais quel suspens!

    Un détective privé paysan dur-à-cuire, des corporations plus vénales les unes que les autres, un monde intoxiqué et corrompu, une société complaisante (ignorante?), une enquête et un seul indice: la sarpo bleue du danube…

    Du coup, on se pose plein de questions. Pourquoi la cheyenne a t-elle été écartée? Va t-elle revenir sans crier gare? Les schtroumpfs et la bleue d’Artois sont-ils de connivence?
    La suite au prochaine épisode.

    Un excellent article dont j’ai hâte de connaître la suite. 🙂

    @++
    Franck

  4. Merci pour ce magnifique article. Ma fille cultive des légumes en mode BIO et je suis très intéressée et pour la suite que vous allez nous faire suivre. Ces plants sont-ils facilement disponibles ? Où vous fournissez-vous ? Nous sommes en Belgique. Merci encore pour tout et bon week end.
    909 + 4

    1. Bonjour Monique,

      Pas d’impatience, les informations vont arriver au fur et à mesure… 🙂 Belle journée

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