Le bleuet, une histoire de bleu !

Qui connaît cette messicole en dehors du fait que le bleuet n’est pas une plante médicinale ?

Le bleuet qui doit ses vertus médicales, « contre les irritations des yeux et des paupières ou les conjonctivites et, plus généralement, pour apaiser de nombreuses inflammations de la peau et des muqueuses », à la symbolique de sa couleur !

En effet et contre toute attente, le bleuet ne fait pas partie des 33 plantes validées scientifiquement, ni des 20 plantes ayant obtenu une publication relative à leur effets thérapeutiques. De ce fait, il ne peut être vendu qu’en qualité de complément alimentaire. C’est une des nombreuses informations argumentées que l’on découvre dans cet ouvrage sorti le 25 avril et dont toutes les photos ont été prises dans le jardin.

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Résumé

Rares sont les plantes dont le destin est intimement lié à la couleur. Alors, quelle meilleure approche pour découvrir le bleuet, que son bleu qui attire notre œil comme celui des insectes pollinisateurs ? 
 
Une entrée originale pour le seul et premier livre consacré au bleuet jusqu’à aujourd’hui ! Et cela malgré une histoire aussi riche que méconnue comme nous le révèle au fil des pages son auteure diplômée en sciences de l’éducation. Ce bleuet, source de paradoxes et réceptacle de nombreux mythes, d’un côté, détesté par les paysans quand il envahissait leurs champs de blé, et de l’autre, admiré pour la pureté de son bleu et l’élégance de ses lignes par les aristocrates, au point d’orner la vaisselle royale ou le tombeau de Toutânkhamon.

Un ouvrage couronné par de belles photographies de bleuets de toutes les couleurs, tous n’étant pas bleus… Bref, un livre d’utilité publique pour tout savoir sur cette plante messicole, et se coucher un peu moins bête comme disait ma grande-mère ! Avec en prime, une recette exclusive pour avoir des bleuets en fleurs 6 mois durant dans son jardin, d’avril aux gelées.

Bleuet !

Ce qui choque

Ce qui choque l’œil en feuilletant ce livre, ce sont ces incroyables photos qui nous font pénétrer dans l’univers intime du bleuet, des bleuets de toutes les couleurs, du blanc pur au rouge foncé et en passant par toutes les nuances de bleu et de violet. Cette diversité est déjà une découverte à part entière.

Vous me direz que toutes ces couleurs ne sont pas naturelles, issues d’hybridations artificielles et de modifications génétiques. Mais non, tous les bleuets sauvages ne sont pas bleus et l’ouvrage en apporte des preuves historiques.

Pourquoi un article sur ce livre ?

Tout simplement parce que j’ai rédigé la fiche de culture où j’explique comment avoir des parterres de bleuets en fleurs du mois d’avril aux gelées, une technique oubliée et très ancienne.

Et quand je demande à l’auteure pourquoi elle lui a consacré tout un livre, naturellement elle me répond que lorsqu’elle a voulu se documenter sur le bleuet, elle a cherché un livre sur le sujet mais il n’en existait aucun : ni en français et ni en anglais comme dans aucune langue… Alors même que le bleuet a fait l’objet de plusieurs thèses de recherche indisponibles pour le grand public. De ce point de vue, son livre est donc une première mondiale !

Une messicole

Avec le coquelicot, le bleuet est la plante messicole par excellence, inféodée aux champs de céréales et plus particulièrement de blé. Mais avez-vous remarqué que le coquelicot ornait les couvertures de mes deux livres sur la permaculture ?

Pour l’anecdote, une photo prise quelques années avant dans un immense champ de blé en vert, l’un des champs de mon enfance situé à quelques battements d’ailes d’ici. Et lui, seul comme un cheveu au milieu de la soupe avec son rouge tranchant, de trôner comme un résistant, défiant les pesticides et toutes ces monocultures qui défigurent les paysages avant de défigurer la santé des générations futures.

Bref, mais faut-il pour cela souhaiter leur retour dans les champs comme autrefois ? La réponse n’est pas simple et quelques éléments de réponses sont dans : Le bleuet, une histoire de bleu.

L’auteur

Et pour conclure, quelle meilleur conclusion que de reprendre les mots de Sylvie Corré :

« Il y a un milieu où il faisait la fierté des propriétaires, c’étaient les parterres. Mais ces parterres de bleuets cultivés à l’égal de ceux des roses sont encore rares. Certes, le bleuet n’a ni odeur ni saveur, mais l’éclat de ses fleurs soutient largement l’ombre des autres. Et son bleu est unique. Et son rose est unique !

Mais le bleuet a pour lui ce que les autres n’ont plus, la rusticité. Et avec le changement climatique, plus rien ne fait obstacle à ce qu’il retrouve sa place de fleur des jardins, car ce sont des dispositions de premier choix que d’être une plante peu exigeante en énergie, en eau et en entretien. »


5 réflexions sur “Le bleuet, une histoire de bleu !

  1. Bonjour,
    Magnifique bleuet effectivement, je n’en ai pas semé depuis des années mais j’ai recommandé des graines. Je suivrais donc
    les conseils de culture du livre et le laisserai se ressemer au gré du vent…
    Le botaniste Gérard Ducerf dans son encyclopédie des plantes bio-indicatrices indique que le bleuet est aujourd’hui au bord de l’extinction…

    1. Salut Krystoff,

      Tiens, c’est un prénom que je connais… Quant à l’extinction du bleuet, peut-être avons-nous tous tendance à choisir l’eau qui alimente notre moulin ? 🙂

  2. J’adorais ce parterre de fleurs de bleuet dans le jardin de mon père dans l’Isère à 700 m d’altitude. Je ne connaissais ni son nom ,ni ses vertus ! .Un paysan lui avait fourni une touffe.

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