Plaidoyer pour une fusion de la permaculture et de l’agroécologie

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Avec Valo DANTINNE et l’équipe des jardiniers, Julie, Mélaine et Clément, nous avons convenu que la culture du bon sens nous animait tous et que nos pratiques sont en même temps, agroécologiques, permaculturelles, naturelles, holistiques, GLOBALES et totales…

Et ensemble, nous avons convenu qu’il fallait changer les choses. Et collaborer, s’unir et cultiver ce qui nous rapproche pour être plus forts ! Et peut-être même œuvrer à la création d’un MOUVEMENT des AGRO-REBELLES solidaires !

Parce qu’il y a une urgence à sauvegarder cette agriculture vivante qui nourrit le sol qui nourrit la plante, par opposition à toutes celles qui cultivent hors-sol à l’instar de l’agriculture chimique, de l’agriculture dite biologique ou du bio-intensif.

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L’agroécologie est-elle un attrape-nigauds ? 1/3

 

17 réflexions sur “Plaidoyer pour une fusion de la permaculture et de l’agroécologie

  1. Porteur d’un projet de micro-ferme, je découvre les différents acteurs d’une agriculture alternative voire underground : des « célébrités » comme Pierre Rabhi, les Bourguignon, Gilles Clément (sa leçon inaugurale au Collège de France sur https://www.college-de-france.fr/site/gilles-clement/inaugural-lecture-2011-12-01-18h00.htm), Dominique Mansion, Christophe, avec ce blog, mais aussi des gens plus discrets, à commencer par les lecteurs de ce blog, ou une foultitude de projets locaux, d’AMAP et autres associations naturalistes, Colibris, festivals bio, etc. Et quand on creuse sur internet, c’est pas tant le manque d’information que l’abondance qui pose problème.
    Bref, il me semble qu’il y a un mouvement plus ou moins souterrain qui s’inscrit dans une réaction à une société de plus en plus aliénante. J’irais même jusqu’à élargir ce mouvement à l’informatique libre : ce site sous WordPress (logiciel libre) est probablement hébergé sur un serveur sous GNU/Linux ; des projets comme GitHub ou StackExchange (http://gardening.stackexchange.com/, pour la partie jardinage/paysage, en anglais) sont des exemples de gouvernance collaborative, d’échange et de qualification du savoir, à contre courant du mercantilisme ambiant.
    Tout ça pour dire que, du coup, le mouvement revêt des formes multiples qui reposent sur des croyances, des méthodes, des idéologies, des philosophies, des spiritualités, des motivations, des buts, des voies extrêmement divers. Et c’est tant mieux, enfin je crois. C’est une sorte de biodiversité, de travail en culture associée.
    Et par conséquent, commencer à vouloir fusionner des modalités de ce mouvement, ça reviendrait à tendre vers une sorte de monoculture, et ça expose le mouvement à toutes sortes de risques de récupération, d’idéologisation, de luttes intestines, etc. et ça donne une prise plus large aux détracteurs.
    Tandis qu’en maintenant cette biodiversité des courants, chacun peut butiner un peu de permaculture, un peu d’agroécologie, un peu de botanique (avec le MOOC de Tela-Botanica, par exemple), un peu de conseils des anciens. Des fois ça se recoupe, des fois ça se contredit, à chacun de faire son miel, de tester, de voir ce qui lui convient. Et ensuite de partager tout ça grâce à des outils de l’informatique libre, comme le fait Christophe, pour que d’autres viennent butiner à leur tour.
    Un autre exemple de manifestation du mouvement : on est tous d’accord, je pense, sur le fait qu’il y a un grave problème avec la législation sur les semences en France. Il n’empêche qu’il y a régulièrement, en tout cas dans la Vienne et les Deux-Sèvres, des foires d’échange de plants et de semences, ou ces médiathèques avec des conservatoires de graines (grainesdetroc.fr). Des gens agissent, discrètement, tranquillement.
    Sylvain Tesson qui était invité avec Pierre Rabhi à la Grande Librairie de la semaine dernière, prônait une sorte de « dissimulation ». Sans aller jusqu’à la dissimulation, la biodiversité des courants nous offre un camouflage précieux pour des pratiques qui sont parfois à la limite de la légalité, la loi étant plus souvent dictée par les lobbies que par les besoins de la terre. C’est en agissant là, dans la marge, rationnellement, qu’on peut faire bouger les choses, en montant des projets, en mettant en place des modèles qui fonctionnent, pas dans le sens où ils sont ultra-productifs, mais ultra-intégrés dans leur écosystème. Et moins il y aura d’idéologie, plus l’institution, la collectivité locale, sera susceptible, à terme, de récupérer le modèle.
    Dans le cadre de mes démarches de préparation à l’installation, j’ai reçu le catalogue des formations en agriculture bio proposées par la nouvelle région Aquitaine Poitou-Charentes Limousin : la variété des formations est très réjouissante parce que bon nombre de courants sont représentés (permaculture, agroécologie, traction animale, ppam, micro-fermes, etc.) : à terme (parce que bien sûr, ça ne s’est pas fait en un jour), l’institution tient compte de cette biodiversité des approches.

    Bien à vous,
    Emmanuel

    1. Merci Emmanuel pour ton retour que je partage quant à l’intention.

      Mais quand tu écris que Sylvain Tesson prône la dissimulation, qu’entend-il lui qui à chaque fois qu’il sort un livre, écume tous les plateaux de télé et autres micros de radio ?

      Pour son dernier, France-Inter passe même toutes les heures sur ses ondes, une pub style Intermarché ou avec Carrefour, je positive !

      Sais-tu que pour des gens comme nous qui vivons à l’écart des cercles autorisés, l’écriture, c’est 20 % et les 80 % restant, de la com pour garder la tête au dessus de l’eau et bien que nous vivions bien en dessous du seuil de pauvreté…

      Pour ma part, heureusement que je produis toute ma nourriture.
      Bref, j’aime beaucoup le ton et la finesse de Sylvain Tesson.

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      Ceci étant, le fonds de toutes ces disciplines innovantes que sont la permaculture ou l’agroécologie, c’est le même, les mêmes bases, la même chose. Les différences ne sont qu’idéologiques.

      Je t’invite à lire cet article : Et si la permaculture et l’agroécologie, c’était la même chose !

      Et : Quelle parenté entre permaculture et agriculture ?

      Belle soirée.

  2. j’ai l’impression que la fusion est déjà en marche, il y a tant à faire et les deux démarches on tant à s’apporter de par leur nuances et complémentarités.

    Néanmoins elles portent leurs succès et leur fardeaux respectifs, les croyances qui leurs collent à la peau et qui sont parfois très limitantes, je te rejoins là dessus Christophe.

    nous nous attachons en tant que témoins et professionnels de ces pratiques, à ne pas sombrer dans le dogme…ou dans les clivages…et de faire en sorte que chacun puisse puiser et s’inspirer dans cette diversité de démarches, de quoi faire son expérience et construire un process et/ou style de vie unique et lié aux contextes en place…

    Comme dans tout ce qui est sur cette planète, une certaine succession est en marche. On peut peut être penser que les démarches pionnière telles que l’agriculture biologique, puis l’agroecologie et la permaculture laisseront un terreau plus fertile a d’autres démarches toujours un peu plus pertinentes…vers un climax de Conscience ?

    1. Benjamin,

      Comme tu es aujourd’hui un des leaders de la permaculture en France, ton commentaire me touche car je commençais à croire que la permaculture n’était qu’un dogme, idéologiquement verrouillé à double tour.

      En effet, j’en veux pour preuve cet exemple.

      Pendant plusieurs mois, j’ai tenté d’établir un dialogue avec l’Université Populaire de Permaculture, mais la porte est resté fermée puisque la seule chose qui m’a été offerte, a été de me conformer à leur idéologie.

      Belle journée

  3. Bonjour Christophe,
    Enchanté de pouvoir de débattre avec toi ainsi qu’ avec vous tous. J ai d’excellentes raisons de penser que vous êtes représentatifs d un courant de pensée majeur même si les doigts levés comme pour demander la parolle finiront bien par s assembler serrés pour taper du poing sur la table. La preuve en est que certaines grandes entreprises bien que n étant pas liées directement à ces problématiques de par leurs activités sensibilisent déjà depuis quelques temps en interne leurs salariés sur ces questions, car ces entreprises ont elles conscience de la puissance et du caractère inéluctable de ces courants de pensée,et qui en les ayant intégrés avant la concurrence les mettront en decallage favorable. Toujours aussi peur ou ça va mieux…l homme comme le virus sait interagir sur son milieu hôte,à la différence que le virus sait ménager sa ressource pour ne pas qu’ elle s épuise trop vite.De la à souhaiter que l’ homme suive la logique du virus pour assurer l équilibre de son milieu ? En attendant pour les veaux vaches cochons terette a mis des antibios dans son pot de granulés…va vite falloir penser aux anxiolytiques pour les poules et canards angoissés par ces questions. Bien à vous

  4. Pour les autodidactes auto-satisfaits, je leur laisse leurs oeillères; et le mur, c’est tout droit devant. Pour le « Nouveau Mouvement », si on est représentatif, tant mieux ou tant pis! Je ne sais pas. Je ne fais que ce que je sais faire et ne suis qu’un grain de poussière, fils de la Terre et du Vent.
    Mais les grains de poussière peuvent enrayer la dynamique mortifère qui anime le morbide en ce moment. En attendant, je retourne prendre soin de mon jardin, mes animaux, mon environnement… et de moi-même. Être le changement en soi est plus important que dire aux gens quoi faire (ce qu’on arrive pas à réaliser seul?) C’est pourquoi faisons foin de toutes les idéologies (et faisons en un grand feu) pour passer à des choses plus constructives ensemble.

    1. Valo,

      Dois-je comprendre que tu as peu de compassion pour ceux qui ont la passion d’eux-mêmes…

  5. A quand la première formation liant les deux ? Je suis partante ! Je propose même notre « oasis ressource en devenir » comme laboratoire, un de plus ! Nous sommes dans le Sud-Est, à une heure à l’Ouest /Nord-Ouest de la Môle…

    1. Bonjour Christine,

      Je suis également partant.

      Une formation liant les 2, c’est facile si on les déshabille de leurs corpus idéologiques.

      TOUTES NUES, l’une et le reflet de l’autre.

      Ou alors,

      est-ce l’autre qui serait le reflet de l’une ?

      Je ne sais plus ou plutôt ça n’a aucune importance.

      Belle journée

  6. Agroécologie, permaculture, une grande famille que nous avons uni « chez nous en Suisse » 🙂 depuis 5 ans déjà , soit depuis le lancement de notre Fondation d’écojardinage, qui cherche à rassembler les nouveaux sages , gardiens des savoirs respectueux de la nature au delà de nos frontières.
    J’aime parler de co-création avec la nature , chacun à droit à une place, chaque vie mérite d’être respectée, on doit tenir compte du tout , de la globalité. L’humain dans son environnement social y joue un rôle primordial en retrouvant la capacité de coopérer, de mettre en valeur les qualités du groupe , de l’intelligence collective, trouvera la bonne voie pour transmettre à ses descendants une Terre régénérée et porteuse des forces de vie. Merci à vous tous célébrons ensemble l’avenir prometteur.

    1. Bonjour Pierre-Alain,

      Merci pour cette bonne nouvelle pleine d’espoir.

      Vous dites avoir réussi en Suisse à réunir l’agroécologie et la permaculture, mais une chose me chagrine : nulle part sur votre site, je n’ai vu le mot : agroécologie ?

      Par contre, j’ai lu le mot : biodynamie.

      Mais la biodynamie n’est qu’un courant de l’agroécologie, pas l’agroécologie. Un courant de pensées – dont je suis aux antipodes – et que l’on retrouve également dans la permaculture en France.

      Ceci étant, je dirais même que c’est la diversité des courants d’un mouvement qui font sa diversité. Et je suis très attaché à cette notion de diversité de la pensée.

      Belle journée

  7. Nous sommes peut-être représentatifs d’un nouveau mouvement citoyen, mais nous ne pouvons ni ne voulons agir seul. Le changement se fera ensemble. Rejoignez-nous pour faire poids. Un colibri est un poids-mouche, il nous faut nous unir pour avoir de la « carrure ». Plus on est de fous, plus on aura de chance et plus on échangera et rigolera (même si c’est pas toujours rigolo)
    Valo

    1. Valo,

      Nous sommes comme les doigts d’une main. Individuellement, il est facile de nous briser mais ensemble nous formons un poing puissant. Sitting Bull

    1. Valo,

      Tout à fait d’accord avec toi.

      Mais alors, que fais-tu des nombreux autodidactes auto-satisfaits ?

  8. Bonjour aux culs terriens de MARS ….

    à la bonne heure quant à la création d’un mouvement plutôt qu’ au débat sémantique et conserver l avantage du bon sens et votre liberté provisoire du fait que les géants verts de l agroindustrie n ont pas anticipé le mouvement citoyen salvateur qui s annonce tout comme leurs pertes financières résultants de l implosion de leur vielle niche aux chiens galeux. Notre devoir est d agir collectivement en mémoire aux anciens sages pince sans rire qui s amusaient dans les campagnes de ces fameuses évolutions auxquelles leur bon sens leur faisait avec un sourire en coin « ole quand même impensable d être ingénieur pour être aussi con…. »

    Chapeau bas à vous tous

    j espère que vous avez conscience que vous êtes largement représentatifs d un nouveau mouvement démocratique dont le paradigme peut encore juste sauver l espèce à long terme. ……une paille
    En résumé transformer en lame de fond la goutte d eau du colibri pour éteindre l incendie. Cordialement david

    1. Bonjour David,

      Tu écris : j’espère que vous avez conscience d’être représentatifs d’un nouveau mouvement démocratique

      Heu, non…

      Du coup, tu me fais peur.

      Tu dis qu’on pourrait sauver l’espèce humaine…

      Oh la la, cherches-tu à faire de la peine aux poules, cochons et autres bestioles qui vivent dans nos camps de concentrations, et qui voient dans la surpopulation humaine sans cesse croissante, un futur sans avenir ?

      Belle journée

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