Vivace ne veut pas dire perpétuel

Il n’est pas rare de lire ou entendre que l’osier est une plante, et encore plus souvent que c’est une plante vivace.

Vivace ne veut pas dire perpétuel car aucune plante n’est perpétuelle sauf peut-être les arbres ! Les légumes perpétuels n’existent pas ; seulement victimes du bio marketing… Par ailleurs, une vivace sous certaines latitudes peut être annuelle sous la nôtre à cause du gèle. Exemple avec les basilics comme celui du Kilimandjaro qui résiste jusqu’à -8°C et passe l’hiver en pleine terre.

Comme tous les arbres, le saule est une plante vivace et même ligneuse par opposition à une plante herbacée. Certes, il y a des plantes qui ne sont pas vivaces et qui sont presque aussi ligneuses que les arbres, comme le chanvre, n’empêche que le chanvre n’est pas un arbre parce qu’il meurt après sa floraison.

Quand tu meurs après ta floraison,
c’que t’es pas vivace…

Lastour
Oseraie de Lastours
Une plante vivace dont les parties aériennes
ne meurent pas l’hiver, s’appelle un arbre.

Enfin, c’est quasi vrai ou presque faux d’après le Larousse : Arbre – Végétal vivace, ligneux, rameux, atteignant au moins 7 m de hauteur et ne portant de branches durables qu’à une certaine distance du sol. Et pour les petits arbres, Larousse dit que ce sont des arbrisseaux : Plante ligneuse vivace, rameuse dès la base et ne dépassant pas 4 m de hauteur. Reste les arbres qui mesurent entre entre 4 et 7 m et qui ne sont ni des arbres ni des arbrisseaux…. Et là, Mr Larousse propose l’arbuste : Plante ligneuse vivace ne dépassant pas 10 m de hauteur et dont le tronc n’est pas ramifié dès la base.

D’après ce dictionnaire, un arbuste de plus de 7 m est un arbre, même si jusqu’à 10 m, il peut être encore considéré comme un arbuste… ! Bref, pas facile de catégoriser le monde du vivant sans se prendre les pieds dans le tapis !


L’arbre n’est ni animal
ni un champignon

Une lapalissade ! N’empêche que certains marchent… quand d’autres sont vénérés comme des divinités, même en France comme ici en Limousin ! Ceci étant, l’arbre reste une plante à part entière. Alors quels points communs entre une ortie et un chêne ? En réponse, et pour ne pas chercher à se mordre la queue trop longtemps, je terminerai par la définition de mon dictionnaire favoriARBRE. BOT. Végétal ligneux, de taille variable, dont le tronc se garnit de branches à partir d’une certaine hauteur…

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Une source commune et des champignons ni végétal ni animal !

Bref, dans l’art de compliquer ce qui est simple pour paraître intelligent, l’Homme n’a pas son pareil. Quel sacré mystificateur ou trou du cul ? Même si je ne suis pas un scientifique et pour cause, n’ayant eu le BEPC qu’au rattrapage et encore à une époque où il était facile… cela ne m’a pas empêché d’occuper en toute légalité un poste d’ingénieur à l’Éducation nationale pendant plusieurs années et d’en être également licencié en toute illégalité. Et l’administration condamnée à plusieurs reprises par la Justice, et les voyous qui avaient usé de faux, de recevoir de belles promotions.

Diviser le monde pour mieux le régner

Bref, dans l’art de compliquer ce qui est simple au départ, l’enseignement n’a pas son pareil avec son obsession à catégoriser tout ce qui existe, comme mettre chaque chose en boîte, hermétique de préférence. Mais pour moi, simple cul-terreux à la pensée simple, les choses sont simples : d’un côté, il y a les êtres cellulaires autonomes dans la production de leurs sucres, et de l’autre, il y a les autres qui sont dépendants de ceux qui sont autonomes… Pour aller plus loin sur la pensée simple, ISBN 978-2-9539489-3-6 ; et sur le fonctionnement du végétal : ISBN 978-2-9539489-1-2

Comprendre le règne végétal exige
une révolution intellectuelle.

Francis HALLÉ

Dans ces conditions, que penser de l’actuelle nomenclature qui date du 18ème siècle et repose sur la pensée de Carl von Linné ? Linné, un raciste antisémite qui considérait les Amérindiens et autres indigènes comme des simples aussi simplets que les plus simples médicinales.

Linné, un idéologue qui soutenait que les espèces avaient été créées lors de la Genèse et qu’elles n’avaient pas évolué depuis, réfutant par la même la notion de variétés au sein même des espèces. Ça fait peur. Et pourtant à l’époque, de brillants agronomes comme Pons Augustin Alletz, démontraient tout l’intérêt de cette diversité appliquée à l’agriculture comme je le mentionne dans mon essai publié en 2014.

Mais quand est-ce que la communauté scientifique va se secouer le poil et faire sauter les verrous qui l’emprisonnent ? Exemple d’un affranchi.


L’arbre, le seul être immortel

L’arbre est le seul être vivant programmé pour ne pas mourir de sa belle mort.

Mais dans un monde où le vivant se nourrit du vivant, autrement on mangerait la terre crue, lui aussi a ses parasites qui le grignotent petit à petit… Ceci étant, un arbre reste vivant même pendant le repos végétatif, un repos souvent interprété à tort comme un arrêt total de son activité biologique. On peut rapprocher son fonctionnement de celui de la marmotte pendant cette période, même si chez l’arbre, ce repos est très court, plus ou moins un mois avant et à cheval sur le solstice d’hiver. Ensuite, il remet les gaz avec la durée du jour qui augmente, pour atteindre sa pleine puissance pendant le débourrage.

Si le saule était une plante vivace,

il serait comme un bambou, cette céréale qui se prend pour un arbre. Il serait comme un liseron, cette plante qui aime se délecter de la culture du saule au ras du sol et qui adore le rotovator et les fraises pour se reproduire. Un bout de racine de l’un ou l’autre suffit pour créer un nouvel individu.

Par ailleurs, en dehors d’une reproduction par graine, il est entendu qu’une plante vivace ne peut pas se survivre naturellement par bouture de ses parties aériennes alors que le saule le peut comme quelques autres comme le peuplier. La suite une autre fois ou maintenant en lisant l’article que j’ai publié dans Le Lien Créatif sur les trognes de Lastours.

 

Une réflexion sur “Vivace ne veut pas dire perpétuel

  1. étrange de voir comme sur un arbre on peut avoir d’une branche à l’autre des variations. de feuille, de dimensions de rameau, de floraison, de fructification, de résistance au froid, aux maladies (sans lien avec l’exposition à un quelconque microclimat).
    pour le prélèvement de greffons il ne s’agit pas (ma théorie empirique) de prélever un fragment mais de le choisir. Comme s’il fallait considérer l’arbre comme un assemblage d’individus avec ses caractéristiques… chaque rameau étant proche ce celui à partir duquel il à grandit, sans lui être identique.
    Variation génétique? épigénétique?

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