Cultiver avec la Terre et sans la lune !

Quand les Anciens, dont mon grand-père m’ont enseigné, ils ne m’ont appris aucune technique, seulement racontés de belles histoires pour stimuler mon cerveau et l’assouplir !

Ils ne m’ont transmis aucune instruction, mais une sensibilité, un état d’attention, et l’envie d’apprendre pour m’accaparer les savoirs. Parce que leur but n’était pas de m’inculquer leurs idées, mais seulement d’éveiller ma curiosité pour agrandir mon champ de vision.

De ce fait, ils ne m’ont pas appris à cultiver la terre ou à exploiter le sol, ils m’ont appris à cultiver avec la Terre. Et la préposition « avec » change le regard l’analyse et le point de vue, change l’approche, change tout.

Cultiver avec la lune
ou la terre ?

Beaucoup d’auteurs disent de jardiner avec la lune mais pas avec la Terre ! Pourtant, personne n’a jamais cultivé un seul légume sur la lune… de surcroît un astre considéré comme négligeable par de grands peuples de cultivateurs comme les Chinois ou les Amérindiens. Par contre, ils mettaient en premier l’influence totale de la Terre et du Soleil, les astres fondateurs du Vivant. À l’opposé, nous, non !

N’étaient-ils pas un peu bizarre
ces Anciens de l’ancien temps… ?

Extrait de La permaculture de 1978 à nos jours :

Chacun aura compris qu’un livre de permaculture, de jardinage ou d’agriculture présenté comme un livre de recettes de cuisine est une ornière, un non-sens sauf pour le porte-monnaie de l’éditeur.

C’est comme autrefois quand la charrue était mise devant les bœufs, et même si chacun savait qu’il ne faut pas la mettre devant, que dire à un abruti qui attelait à l’envers ? Quelle était la bonne pédagogie pour faire comprendre la cohérence du sens ?

Parce qu’aller à contresens, c’est aller contre nature, comme marcher contre le vent, ça demande plus de temps, des efforts supplémentaires, et ça consomme beaucoup d’énergies fossiles et non renouvelables. Alors, comment sensibiliser un ignorant qui pense faire de son mieux en reproduisant comme une bête de somme ce qu’on lui a appris ?

Je n’ai pas la réponse. Je sais seulement qu’avec le temps, et de la même manière qu’un mensonge ne devient pas une vérité même quand il est approuvé par beaucoup, ce n’est pas parce qu’un contresens s’impose comme un savoir-faire qu’il est dans le bon sens. Comme mettre la charrue devant les bœufs s’est imposé parce que les techniques sans l’apprentissage des savoirs en amont, ne sont que carcans et limitations, comme la bride passée autour de la tête du cheval pour le diriger et le guider.

C’est rassurant d’être guidé comme un enfant qui apprend à marcher, mais c’est insuffisant pour être autonome. Pour complètement tranquilliser un cheval parce qu’il est naturellement aussi peureux qu’un être humain, on rajoute à sa bride des œillères pour réduire son champ de vision.

Et quand l’homme a des œillères, son cerveau est bridé parce qu’on lui a incrusté un mode de pensée, une vision réduite et approximative du monde. Alors, quand on n’enseigne que des techniques sans les savoirs qui les fondent, on ne forme finalement que des abrutis et des exécutants à la vue courte : « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt » dit un proverbe chinois.

Cultiver avec la Terre,
c’est la considérer comme

un organisme vivant,
 un écosystème,
et une entité
.

Cultiver avec la Terre, c‘est prendre en compte la BIOSPHÈRE dans chacun de nos actes pour intégrer le bien-être des générations futures dans toutes nos décisions.

C’est considérer que l’humain vit sous la présidence de la Terre. Et que tous les êtres vivants dans la partie de la sphère terrestre où se manifeste la vie, la BIOSPHÈRE, sont tous interdépendants et dépendants de son futur.

Intelligence végétale : les plantes ont-elles une conscience ? (1)

Une réflexion sur “Cultiver avec la Terre et sans la lune !

  1. Merci pour cet article.

    J’aimerais bien que vous nous racontiez une des histoires de votre grand-père.
    Merci d’avance.

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