C’est la dose qui fait le poison (2)

Si pour une bonne raison qui est la vôtre, vous épandez un pesticide dans votre jardin, le premier problème n’est pas le pesticide en lui-même, mais la réaction en chaîne qu’il va provoquer. C’est l’effet Kiss-cool.

En effet, pendant le processus d’homologation d’une préparation commerciale, sa toxicité est mesurée sur le rat : c’est la dose létale. Par contre, aucune mesure n’est effectuée sur la vie dans le sol, comme l’impact sur les populations de vers de terre.

La dose réponse non-monotone est également jamais mesurée comme les interactions entre les préparations commerciales et les autres molécules de synthèses « naturellement » présentes dans le milieu. C’est l’effet Kiss-cool du cocktail Molotov.

Vous me direz : on ne peut pas tout prévoir.
C’est vrai, mais sommes-nous assez prévoyants ?

Les effets dits secondaires, ont été dénoncés dès 1980 par un ancien directeur de recherche de l’INRA de Bordeaux, Francis Chaboussou, dans un livre intitulé : Les plantes malades des pesticides. Il y relate les nombreuses études, car le sujet préoccupait déjà depuis longtemps certains chercheurs avisés et les preuves s’accumulaient depuis les années 60.

Le courrier de l’environnement de l’INRA

« Aujourd’hui (1994), les laboratoires sont en train de mettre au point de nouveaux produits, organismes, substances et techniques variés qui demain poseront d’énormes problèmes écologiques, sanitaires, sociaux et économiques dans nos campagnes, nos familles et nos assiettes. »

Et aujourd’hui en 2014, les preuves continuent de s’accumuler.

Donc, serait-il indécent de demander quelques comptes à la recherche agronomique sur ce sujet ? Et ne serait-il pas opportun 1de prévoir au moins la création d’une autorité publique équivalente à notre Comité national d’éthique …

C’est la dose qui fait le poison (1)

3 réflexions sur “C’est la dose qui fait le poison (2)

  1. Oui c’est la dose qui fait le poison. Toute substance est néfaste à partir d’une certaine dose. Certaines substances ont d’excellentes propriétés médicinales et pourtant sont très toxiques au dessus d’une certaine dose.
    L’effet cocktail décrit la toxicité supérieure de plusieurs substances sur leur toxicités additionnées séparément. Comme mélanger les antibiotiques et l’alcool augmente les effets de l’alcool par exemple!

    Le scandaleux taux de mortalité des abeilles est vraisemblablement dû à un effet cocktail de pesticides. On continue pourtant de délivrer des autorisations a l’industrie chimique pétrolière de synthèse sans véritable contrôle de ces effets.

    Pendant longtemps, cet effet n’a fait l’objet que de très peu d’attention de la part des scientifiques et des industriels. Aujourd’hui, certaines études commencent timidement à mettre en évidence ces effets en pharmacologie et en agriculture conventionnelle. Le phénomène est donc réel.

    Malgré cela, il me semble impossible de tester toutes les combinaisons possibles et imaginables de cocktails sur tous les paramètres nécessaires (toxicité, fertilité, cancérologie,… et aussi effet sur l’eau, le sol, la terre, l’atmosphère, la géologie, la faune et la flore…), donc je ne vois comme solution que l’arrêt de l’utilisation intensive de produits chimiques de synthèse. Non, jamais la chimie et la bactériologie ne dépollueront et ne redonneront à la terre sa fertilité perdue.

    Les produits chimiques de synthèse ont envahi la planète. Je crois que seule la résilience naturelle combinée a l’agriculture peu interventionniste et fertilisante peut décontaminer nos sols, notre planète, notre nourriture et nos vies.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.